1938-2018 : BON ANNIVERSAIRE SUPERMAN !

Jim Lee

Jose Luis Garcia-Lopez

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Bruce Timm

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Daniel Warren Johnson

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(marrant, quand j’ai renversé mon café sur ma chemise blanche ce matin au boulot 30 minutes à peine après être arrivé, ça n’a pas fait la même chose)

Javier Bit

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Jordi Tarragona

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Trevor Hairsine

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Jesus Merino

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Ramon Bachs

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Rafa Sandoval

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Brad Walker

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Mark Buckingham

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Esad Ribic

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Victor Santos :

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John Febonio

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Mort Weisinger, responsable éditorial de Superman pendant des décennies, gran architecte du folklore supermanien (Krypto, la Zone Fantôme, la Forteresse, Superboy, Supergirl…), quitte ses fonctions en 1970, quand il prend sa retraite. Mais jusqu’au bout, il se posera des questions et fera des choix afin de faire avancer la franchise…

À la fin des années 1970, il éprouve quelques difficultés à moderniser le monde de Superman (il faudra attendre la publication de la « Sandman Saga » aussi connu sous le sobriquet de « Kryptonite Nevermore » pour que ça bouge, mais ça, c’est déjà la période Julius Schwartz). Et c’est palpable sur Superboy. Le courrier des lecteurs de la revue signale depuis longtemps qu’il est difficile d’obtenir un suspense convaincant dans une série où l’on sait que le héros ne peut ni mourir ni perdre un bras, et que toutes les altérations possibles ne sont que temporaires… puisque l’on sait ce qu’il adviendra quand il sera adulte.

De même, Weisinger part du principe qu’il faut représenter Smallville, la bourgade du Kansas dans laquelle Superboy grandit, comme s’il s’agissait d’une ville située vingt ans dans le passé. Cependant, si ça marchait encore assez bien au début des années 1960, où les mœurs et la mode ne différaient guère des années précédentes, ça commence à se voir alors que Lois Lane commence à porter des mini-jupes dans Superman ou Action Comics. L’environnement présenté dans Superboy commence à prendre la poussière.

Weisinger prend une décision étonnante et publie « The Fantastic Faces! », une histoire écrite par Otto Binder et dessinée par George Papp. Bien entendu, on est chez DC, donc faire une intrigue simple et frontale, c’est trop facile. Les auteurs choisissent donc la complication. On commence le récit sur la planète Thraxx, qui se passionne pour les aventures de Superboy retransmises sur les écrans de toutes les familles. Sauf que le public estime que les parents du héros sont trop vieux. Qu’à cela ne tienne, Jolax, un producteur s’empare d’un sérum de jouvence destiné à rajeunir les criminels afin qu’ils entament une nouvelle vie de probité, et l’envoie sur Terre, dans un puits de Smallville.

Dans le même temps, Superboy rapporte un trophée venu de la ceinture d’astéroïdes. Quand ses parents rajeunissent mystérieusement, il pense dans un premier temps que les radiations du joyau les ont altérés. Mais il découvre que l’objet n’a pas d’effet sur un vieux cabot qui ne redevient donc pas un jeune chiot (le pauvre est condamné à la vieillesse, le sort est cruel).

Désireux de protéger le secret de sa famille et de ne pas attirer l’attention des voisins, Clark fabrique des masques afin que ses parents ressemblent aux vieux crout… aux vénérables vieillards qu’ils ont toujours été, espérant même tromper Lana Lang. Et ça marche. Mais Superboy finit par découvrir la source de cette jouvence inespérée : l’eau du puits, qui a servi à concocter la limonade dont les Kent se sont rafraîchis. Ni une ni deux, la généreuse famille décide de faire profiter du reste de limonade aux autres vieux du quartier.

Bien entendu, retrouver la jeunesse, pour un monte-en-l’air, c’est reprendre ses habitudes de cambrioleur, et l’un des bénéficiaires de cette jeunesse retrouvée va donner du fil à retordre à Superboy. Mais au moins, les autres se réjouissent.

Quant à Jolax, sur Thraxx, il est pris à son propre jeu : ayant fait croire que les parents rajeunis sont de nouveaux acteurs, et remportant un vif succès d’audience avec ce nouveau couple, il est sommé de produire une série sur Superman, en embauchant les acteurs de la version âgée… ce qu’il ne peut faire sans avouer avoir détourné le sérum. Quel dilemme pour le producteur, sorte de préfiguration de Berett ou de Mogo.

Jim

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À propos des parents Kent, on sait qu’ils s’appellent Jonathan et Martha. Mais ça n’a pas toujours été évident. Au départ, ils ne sont pas nommés. On se doute qu’ils s’appellent Kent, mais ils ne figurent bien souvent qu’au détour d’une mention des origines.

La première mention de leurs prénoms remontent à la parution, en 1942, d’Adventures of Superman, le premier roman consacré au personnage et signé George Lowther. Dans le livre, les parents Kent s’appellent Sara et Eben.

Incidemment, mais ça n’a rien à voir à le sujet, le roman contient des illustrations signées Joe Shuster.

Il faudra attendre des années avant que les parents obtiennent des prénoms. Ça commence avec Jonathan dans « Fake Superboy », une histoire publiée Adventure Comics #149, daté de février 1950. C’est l’époque où il est précisé que les Kent tiennent une épicerie en plein Smallville, on voit donc Jonathan balayer la boutique.

Pour Martha, la révélation se déroule un an plus tard, dans Superboy #12, daté de janvier-février 1951. Une fois que l’éditeur publie une série consacrée à l’enfance du personnage, il est obligé de fournir des explications et des détails qui, jusqu’alors, étaient relégués aux flash-backs rapides.

Dans « Superboy’s Problem Parents », récit dessiné par John Sikela (le scénariste n’est pas identifié), Jonathan s’adresse à son épouse. Mais le prénom est orthographié « Marthe », et non « Martha ». Cela sera corrigé par la suite.

L’aventure des prénoms ne s’arrête pas là. Avec le renouveau des super-héros à partir de Showcase #4 en 1956, les nouvelles versions de Flash, Green Lantern, Hawkman, Atom et plein d’autres amènent de nouvelles questions au sujet des anciens héros, questions qui trouveront une réponse dans Flash #123, intrigue durant laquelle il est précisé que les justiciers modernes vivent sur Terre-1 et leurs aînés sur Terre-2.

Au fil des années, et notamment avec les cross-overs impliquant la Ligue de Justice (Terre-1) et la Société de Justice (Terre-2), puis avec les séries consacrées à la Société de Justice, il est également admis que le Superman de Siegel et Shuster vit désormais sur Terre-2 (plus âgé, il a les tempes blanches, tout ça tout ça…). Un éclaircissement de dernière minute est même donné par Roy Thomas, l’archiviste des continuités, dans Secret Origins #1, daté d’avril 1986 (à une époque où, donc, le ravalement de la façade sur tout l’univers DC est déjà bien entamé).

Dans cet épisode qui reprend l’histoire du personnage dans les grandes lignes (synthétisant la première aventure, même avec la scène de la voiture), Roy Thomas, aidé par le vétéran Wayne Boring à qui l’encrage de Jerry Ordway donne un cachet spectaculaire, explique que le héros s’appelle Kal-L (notez le changement de graphie) et qu’il est recueilli par le couple Kent, cette fois ci appelé : Mary et John.

Roy Thomas montre même Clark devant les tombes de ses parents, une image connue depuis le début. Mais je sais qu’entre Superman #1 et Secret Origins #1, il y a au moins une occurrence sur laquelle on voit les prénoms John et Mary gravés sur des pierres tombales, sauf que je ne trouve pas la source.

John_Mary_Kent

Les prénoms des parents Kent, c’est une saga !

Jim

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