1941-2021 : BON ANNIVERSAIRE WONDER WOMAN !

En 1999, les Annuals se sont organisés autour d’un événement éditorial saugrenu : JLApes: Gorilla Warfare! Dans ce récit en plusieurs parties, qui s’ouvre dans le JLA Annual #3 pour se conclure dans le Martian Manhunter Annual #2 (à l’occasion d’un duel mental entre Grodd et John Jones), les habitants de Gorilla City utilisent une machine à probabilités afin d’influencer sur l’évolution de l’humanité et de transformer les hommes en singes.

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Sur ce principe gentiment inepte, les équipes créatrices brodent des intrigues où chaque héros transformé doit gérer la métamorphose dans son « domaine réservé ». Bien entendu, Wonder Woman est concernée. Elle mène le combat avec diverses Amazones, certaines provenant de la tribu des Bana-Mighdalls dont on a déjà parlé.

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Étant une créature d’argile (magique ou mystique), elle ne réagit pas de la même manière au « résonateur morphogénétique » utilisé par les singes, et parvient à échapper à sa transformation.

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Cependant, alors que le combat se déplace du monde des hommes au fleuve Styx, Wonder Woman est entraînée dans les flots et fait une rencontre étonnante, celle d’une gardienne oubliée qui semble la confondre avec sa tante Antiope.

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L’apparition affirme s’appeler Nu’bia (notons la graphie, qui diffère de la version créée par Robert Kanigher et Don Heck, et dont j’imagine qu’Alexa nous reparlera bientôt). Championne de la société amazone, ancienne amie d’Hippolyte et Antiope, elle a été sélectionnée, dans un passé lointain, afin de devenir la gardienne des portes du Tartare, arpentant cet au-delà brumeux où rodent le mal et les péchés. Les années de mission et de solitude lui ont donné de nouveaux pouvoirs, comparables à ceux de Méduse la Gorgone, et elle s’avère capable de pétrifier ceux qui la contemplent.

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L’Amazone perdue devient une alliée de poids dans la bataille que Wonder Woman et Artemis mènent contre les singes. Le dessinateur, Brian Denham, signe quelques jolies doubles pages de baston, qui rattrapent la narration désordonnée qui caractérise l’ensemble de cet Annual, écrit assez maladroitement par Doselle Young : les nappes de voix off donnent un peu de cohérence à un récit syncopé, dont l’intérêt se situe surtout dans la présence de Nu’bia, incarnation du passé des Amazones, plutôt que dans l’affrontement entre les héros et les conquérants.

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À la fin du récit, Nu’bia repart dans le Tartare. Doselle Young glisse quelques informations sur sa mission, sur ses liens avec Ahura-Mazda et Ahriman, laissant ainsi entrevoir la possibilité de développements à venir. Mais au final, entre un scénario où s’entassent les péripéties et des planches désordonnées remplies de bulles visiblement destinées à clarifier la narration, on ne retiendra de cet Annual que la couverture d’Art Adams, qui se charge d’enluminer tous les chapitres de la saga.

Jim

J’ai confondu deux diptyques parus à peu près en même temps. Pour une raison bizarre, j’étais persuadé que l’histoire avec Clayface était dessinée par John McCrea.
En fait… pas du tout.

Un an après Wonder Woman Annual #8, le scénariste Doselle Young donne une suite à la saga de Nu’bia, dans les pages de Wonder Woman #154-155.

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L’action débute à Las Vegas, alors que deux super-vilains sèment le carnage : Doctor Echo et Blue Ice exigent que Wonder Woman se rende dans la « cité du vice ». Ce à quoi elle concède facilement.

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Mais après un bref affrontement, certes violent, le couple de criminel disparaît, comme emporté. Wonder Woman se tourne alors vers un autre mystère de la ville, un ascenseur dans lequel est enfermé deux amoureux adultères. Quand elle tente de les libérer, la porte s’ouvre, laissant s’échapper les tourtereaux mais également… Nu’bia, visiblement revenue du monde infernal qu’elle garde.

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L’Amazone perdue découvre le monde moderne et le bruit incessant de Las Vegas. Elle apprend à Wonder Woman que le cœur de son amant Ahura-Mazda a été dérobé par Ahriman, le dieu du mensonge. La lutte à laquelle ces deux divinités se livrent se répand sur Terre et menace toute création. C’est alors que Blue Ice, la super-vilaine, passe à l’attaque, persuadée de l’homme qu’elle aime, le Doctor Echo, est mort. Nu’bia utilise le lasso de vérité de Diana sur elle, mais l’affaire tourne mal et Blue Ice meurt carbonisée.

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L’épisode suivant nous montre Nu’bia en proie au doute et au désespoir. Wonder Woman décide de consulter un légiste, et l’examen du corps du cadavre démontre que tout est dû à un fragment du cœur doré d’Ahura-Mazda. Les héroïnes comprennent (plus vite que le lecteur, tant les explications sont fragmentaires et disparates) que derrière tout cela, c’est Ahriman qui agit. Et en effet, il a séparé les deux super-vilains et apprend au Doctor Echo que sa compagne est morte, afin de le lancer contre les deux héroïnes.

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Là, le récit perd le peu de clarté qui lui restait : les voix off, visiblement différentes puisqu’elles recourent à différentes polices et à des récitatifs de formes et couleurs variées, laissent entendre que les énergies déployées autour de Blue Ice puis Doctor Echo permettent à Ahura-Mazda de retrouver ses énergies, tandis que celles de Ahriman le fuient, puisqu’il n’arrive plus à les détourner à son profit.

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Au final, Wonder Woman parvient à réunir les deux super-vilains… en Hadès, et Nu’bia emporte Ahriman dans l’au-delà où elle va reprendre sa veille. La narration n’est pas toujours très claire, mais le dessin de John McCrea (encré ici par le trop rare George Freeman) parvient à sauver les meubles, ce qui n’était pas le cas dans l’Annual précédent.

Quant à Nu’bia, elle fait ici sa dernière apparition, dans cette version du personnage. Une version qui semble n’avoir intéressé personne depuis lors, et le contraire serait étonnant : Nu’bia accepte une mission sans fin dont le but demeure abscons, semble obsédée par sa relation à son amant divin, et n’exprime aucune émotion tangible sur son sort. Pas de quoi nourrir des intrigues à rallonge.

Jim

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La Trinité DC par Khoi Pham :

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Jim

Wonder Woman par Frank Brunner :

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Jim

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Wonder Woman par Khoi Pham :

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Wonder Girl :

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Jim

Wonder Woman par Ron Lim :

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Jim

Il s’agit de la sixième planche de Wonder Woman #115.

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Le personnage se fait appeler Champion, il est apparu en subplot dans Wonder Woman #109, et l’a déjà aidée durant le troisième arc de la prestation de Byrne, avec la machine qui fait revenir des personnages DC morts (après l’histoire d’Apokolips et celle de Morgaine et d’Etrigan), une intrigue SF à la Byrne, capillotractée et pas très intéressante.
On découvrira plus tard qu’il s’agit en fait d’Héraclès, qui cherche à se venger des Amazones en séduisant Wonder Woman. Je ne sais plus comment l’histoire se termine, mais c’est un fil narratif là aussi pas super passionnant, rendu intéressant par les seules qualités narratives de Byrne.

Jim

Y a pas une histoire comme ça, déjà, dans WW, dans les années 40/50 ? Je crois qu’elle est dans l’Anthologie d’Urban.

C’est fort possible. Je n’ai pas le sommaire en tête. Je sais qu’il apparaît dans Wonder Woman #1, en 1942. J’irai regarder ce soir.

Jim

Y a vraiment un gros décalage horaire entre la Normandie et la Bretagne.

1 « J'aime »

C’est pas encore le soir, là…
… pour moi.

Jim

Ben non : c’est le matin…

Tori.

Ah non, le matin, c’est dans huit ou neuf heures…
… pour moi.

Jim

Wonder Woman et Miss Marvel par Jim Cheung :

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Jim

Pourtant, il est 1h25 du matin

Tori.

Moi, je finis ma soirée.
Ce que font les réveils ne m’intéresse pas.

Jim

Wonder Woman 1984, version Lego :

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Jim