1941-2021 : BON ANNIVERSAIRE WONDER WOMAN !

Ça dépend (catalogue de cette année… Bon, OK, ils sont sur la même page, mais pas dans la même case, c’est vrai… On doit pouvoir en trouver de plus probantes) :

Tori.

Au milieu des années 1990, les éditions du Fleuve Noir publient une collection de livres consacrés à des super-héros DC. Wonder Woman compte dans le lot, et aura droit à deux tomes, Les Rives du matin et Le Djinn.

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En fait, il s’agit de la version française d’un recueil de nouvelle supervisé par Martin H. Greenberg, The Further Adventures of Wonder Woman, publié en 1993 aux États-Unis chez Spectra. Fleuve Noir a décidé de couper le sommaire en deux et de le publier en deux tomes dans la version française, méthode également adoptée pour The Further Adventures of Superman (dont j’ai la VO en un tome et la VF en deux tomes, ce qui m’a permis de vérifier).

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Je n’ai que le deuxième tome, pour ma part, et je crois avoir lu une ou deux nouvelles dans les années suivant sa publication, lecture qui m’a laissé l’impression que les super-héros en prose, c’est pas ça. Mais il faudrait que je replonge dedans pour être sûr.

Ah, dernier point : Fleuve Noir reprenant la couverture américaine pour le premier volet de ses différents diptyques, l’éditeur a commandité de nouvelles illustrations pour les tomes 2, à un illustrateur français dont il va falloir que je vérifie le nom avant de faire un ajout à ce poste.

Jim

Superman contre Wonder Woman : le fameux duel, qui a fait l’objet d’une publication en format géant aux États-Unis, a traversé l’Atlantique pour arriver chez Sagédition, dans un format géant également.

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Le dessinateur, José Luis Garcia-Lopez, dit avoir été impressionné par la perspective d’illustrer cette histoire, dans un format géant, ce qui représentait un défi. Mais également, dans son esprit, il y a l’ombre du premier Superman / Spider-Man, dessiné par l’une de ses idoles, Ross Andru. Pour lui, cela revenait à se mesurer à celui qu’il considérait comme une influence incontournable.

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L’histoire se déroule durant la Seconde Guerre mondiale, et les deux héros doivent affronter des menaces qui pèsent d’abord sur l’Amérique avant de s’élargir à la Terre entière (une double page donne d’ailleurs le ton). Ils sont opposés à des ennemis représentant l’axe (« le Baron et le Samourai », pour reprendre l’un des titres de chapitre).

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L’intrigue tissée par Conway permet de faire se battre les héros puis de les lancer dans des missions séparées afin qu’aucun n’éclipse l’autre.

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Sacré souvenir de lecture que cet album à la couverture souple. Le format agrandi permettra d’éviter les traductions parfois elliptiques (et maladroites) de l’éditeur (c’était le cas aussi pour la rencontre entre le protecteur de Metropolis et le Tisseur de Toile : les grands formats sont pas trop mal traduits), malgré quelques tournures bizarres et l’absence de finesse caractéristiques de l’éditeur.

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Graphiquement, c’est très bon, même si l’encrage parfois trop fin de Dan Adkins ne convient pas toujours à l’énergie du dessinateur. Reste une mise en scène élégante, des personnages crédibles et des doubles pages de première bourre.

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Jim

Il s’agirait de Marc Reglat-Boireau, apparemment : Toutes les oeuvres de l'artiste Marc Reglat-Boireau

Tori.

C’est ça, merci !
Le bouquin n’est pas dans la même pièce, et j’avais la flemme d’aller vérifier.

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Remarquons que son illustration du Djinn est fortement inspirée de la couverture de Wonder Woman #72, dessinée par Brian Bolland. Le fascicule est daté de mars 1993, il a dû donc sortir vers décembre 1992, et se trouvait par conséquent complètement disponible au moment où l’illustrateur a travaillé.

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Jim

Mon billet sur la deuxième rencontre entre Spider-Man et Superman, avec Hulk et Wonder Woman en invités spéciaux :

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Si les lecteurs de comics sont maintenant habitués aux rencontres entre les héros et les vilains des différentes maisons d’édition, ces crossovers étaient encore rares et donc un véritable événement il y a plus de 40 ans. Marvel et DC ont ainsi attendu cinq ans avant de donner une suite au premier d’entre eux, le « Superman vs. the Amazing Spider-Man » datant de 1976. Cette « Bataille du Siècle » a été publiée conjointement par Marvel et DC…pour la suite, il semble que Marvel a pris plus d’importance dans la production du bouquin puisque ce « one-shot » de 64 pages a connu sa première édition en 1981 dans les pages de l’ultime numéro de « Marvel Treasury Edition », un magazine grand format presque entièrement composé de rééditions, à deux ou trois exceptions près.

Comme le premier volet, l’action de « Superman and Spider-Man » se déroule selon le principe de la « Terre partagée ». L’histoire ne fait donc pas partie de la continuité officielle des aventures de deux super-héros et part du principe que la Metropolis de Superman et le New-York de Spider-Man existent dans le même univers. À part une réplique de Peter (qui fait remarquer à Jimmy Olsen qu’il a déjà rencontré Lois Lane à New-York), le récit ne fait pas référence aux événements du « Superman/Spider-Man » de 1976.

« Superman and Spider-Man » est signé par Jim Shooter, qui était alors le rédacteur en chef de Marvel, avec l’aide de Marv Wolfman qui a reçu une mention spéciale dans les crédits pour sa contribution. Après Lex Luthor et le Docteur Octopus, les grands méchants choisis pour ce second crossover sont le Docteur Fatalis et le Parasite. Fatalis est plus généralement connu comme le plus grand adversaire des Quatre Fantastiques, mais le Latvérien a également croisé régulièrement la route de Spidey. De tous les représentants de la galerie d’adversaires de l’Homme d’Acier, le choix du Parasite, qui ne concourt pas vraiment dans la même catégorie que Fatalis, peut sembler étonnant de prime abord mais la chose prend tout son sens au fur et à mesure des divers rebondissements et révélations.

Les dialogues et récitatifs sont souvent un peu trop chargés (ah, les fameux soliloques de Fatalis !), mais Jim Shooter s’amuse bien en renversant les habituelles dynamiques des petits mondes de Clark Kent, qui travaille un temps en freelance au Daily Bugle, et de Peter Parker, qui s’éloigne des colossales colères de J.Jonah Jameson en proposant ses services au Daily Planet…ce qui donne lieu à de très sympathiques interactions. Il y a bien quelques longueurs, mais l’action est aussi au rendez-vous et invoque en invités spéciaux Hulk et Wonder Woman.

J’avoue une petite préférence pour la partie graphique de cette deuxième aventure. Big John Buscema, c’est toujours du (très, très) solide et l’encrage collectif est bien coordonné pour un résultat qui ne souffre pas de trop grandes différences de style. Et quelle réunion de talents : Joe Sinott a encré les personnages et pour les décors, on retrouve Terry Austin, Klaus Janson, Bob McLeod, Al Milgrom, Steve Leialoha, Bob Layton, Bob Wiacek, Joe Rubinstein et même Walt Simonson !

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J’en profite pour placer ici quelques images de l’intervention de la belle Amazone, extraites de la version française, chez Lug. Dessins de John Buscema, encrage de Joe Sinnott pour les personnages et toute une équipe pour les décors (dont Terry Austin ou Walt Simonson…).

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Jim

Dans la VO aussi, Spidey cherche à avoir un rencart avec WW ?
Parce que là, il insiste un peu, quand même… Ça me sort de ma lecture.

Tori.

Ouais.
Même plus : y a une vanne sur le premier rendez-vous qui a sauté par manque de place.

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Attention à la sortie de route.

Jim

Ah, merci. Si ça s’était cantonné à une vanne, ça aurait été moins lourd, mais là…
Et le sbire qui en rajoute une couche « j’espère qu’il ne va pas la liquider… elle est si belle ! »…
Franchement, c’est plutôt hors propos, je trouve.

Allez, une petite contribution de ma part : Wonder Woman vue par des artistes japonais :

Shiori Teshirogi, mangaka de Saint Seiya - The lost canvas et de Batman and the Justice League :

Takashi Shiina, mangaka de Zettai karen children :

Yūsuke Nakamura, illustrateur des pochettes des disques d’Asian Kung-Fu Generation :

Akemi Takada, chara designer de Patlabor, Kimagure Orange Road (Max et Compagnie en VF), Creamy, merveilleuse Creamy, Mahō no yōsei Pelsia (Vanessa ou la magie des rêves), Urusei yatsura (Lamu), entre autres :

Toshio Ishizaki, qui a travaillé dans l’animation, sur de nombreuses séries (mais souvent sur une poignée d’épisodes seulement) et au chara design de Kill la kill :

Makihirochi, mangaka de titres inconnus chez nous :

Yoji Shinkawa, chara designer de jeux vidéo (Metal gear, Zone of the Enders) :

Shingo Adachi, character designer de Sword Art Online :

BETTENCOURT, dessinateur (entre autres) de Vigilante, spin-off de My hero academia :

Et, pour finir, deux illustrations de Shunya Yamashita, qui se sont transformées en figurines :


Tori.

J’ai bien aimé le fait que ce soit hyppolite qui ai été la WW de la JSA et que Diana soit celle de la JLA.

Jim Shooter au scénario.
C’est sans doute sa manière subtile d’expliquer que c’est la femme ultime, plus séduisante que toutes. Ce qui revient à faire d’elle l’objet de toutes les convoitises, mais bon, comme je dis, c’est Jim Shooter au scénario.

Jim

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Hugues Hausman

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Wonder Woman par Steve Rude (attention où vous marchez, il y a des appeaux à Blackie) :

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Et pour terminer un portrait de Gal Gadot par l’illustrateur :

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Jim

Les deux octogénaires, par Steve Rude :

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Jim

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Je ne vais pas plagier le texte de Yann Graf (puisque j’ai lu l’épisode qui concerne WW dans le DC Anthologie d’Urban Comics et traduit par le nom moins excellent Jean-Marc Lainé - y a un style de vocabulaire, un brin désuet, que j’aime beaucoup. ça se ressent à la VO aussi, @Jim_Laine ?), mais je vais juste apporter une précision. La couverture du All Star Comics #8 qui voit la première apparition de Wonder Woman ne mentionne aucunement Wonder Woman (comme vous pouvez le voir par vous-même).
Donc, cet épisode inaugural est assez atypique parce qu’il contient au milieu deux pages de textes, agrémentés de quelques dessins tout de même. Ces pages de texte contiennent les origines des Amazones jusqu’à leur arrivée sur l’île du Paradis. En fait, l’épisode est vraiment atypique, car en 9 pages, on a visiblement trois temps, puisque le récit de Moulton n’est pas linéaire. Et je trouve que ça permet de gagner en efficacité et en rythme, de garder un peu de mystère. C’est plutôt dense en 9 pages.
Ce qui est rigolo, c’est qu’on pourra voir quelques évolutions entre cet épisode et le WW #1 qui en reprend des éléments (le tournoi, le costume d’Hippolyte, …), mais sans réellement trahir quoi que ce soit (le rôle de Mala est toujours bien présent).
Et ce premier épisode s’intéresse beaucoup plus à la mission de Trevor que le WW #1, qui s’y raccroche essentiellement à la fin (mais raccroche l’histoire à la suite).
Une constante tout de même : Diana trouve le costume de WW ravissant. :wink:

Dingue comment il reprend bien l’expression.

Une autre commission de Wonder Woman, en couleurs, par Steve Rude :

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Et une autre au marqueur :

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Jim

Et regarde celle-ci : à la plume, imitation gravure !

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Jim