1941-2021 : BON ANNIVERSAIRE WONDER WOMAN !

Complètement.
En directrice d’école dans Sky High (oui, le film a déjà quinze ans, je sais), elle est juste wahou (comme diraient les jeunes).

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Jim

Hum … Des jeunes de quand ?

Même encore aujourd’hui, mais j’en dis déjà trop.

Moi qui suis sensible au charme de la maturité…

Jim

Les Wonder Women alternatives, chapitre 3 : Warrior Woman

« Superman » veut dire « Surhomme ». En allemand, cela se dit « Übermensch ». Le thème du surhomme chez les Nazis est palpable aussi dans l’idée de la « race des maîtres », ou « race des seigneurs », la fameuse « Master Race » dont Bernie Krigstein a tiré une BD émouvante chez EC, dans le premier numéro d’Impact.
Tout ceci cumulé, il est donc naturel que, lorsque Master Man, l’un des ennemis des Envahisseurs, fait son apparition dans la série Invaders de Roy Thomas (précisément dans le Giant-Size Invaders #1 daté de juin 1975), on y voit un décalque amusé de Superman, en plus d’une réflexion sur le thème de l’être supérieur (réflexion à sa place dans une série présentant des super-héros en pleine Seconde Guerre mondiale).

Invaders no16 - Cover

Master Man ne tarde pas à trouver son double féminin, plus précisément dans Invaders #16, daté de mai 1977.

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La cruelle espionne Julia Koenig profite d’expériences « d’améliorations » de l’être humain et acquiert des pouvoirs surhumains. Elle figure au centre de la couverture de l’épisode 17, dessinée par Gil Kane.

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En plus de ses initiales, WW, la méchante est brune comme Wonder Woman, visiblement peu encline à fréquenter de trop près la gent masculine (Master Man est disposé à procréer une race de surhomme, mais son équipière semble révulsée à l’idée) ce qui, dans l’esprit du scénariste Roy Thomas, en fait peut-être une sorte d’Amazone, et elle se sert d’un fouet comme l’héroïne de DC de son lasso (au demeurant, Julia Koenig cherche à faire avouer la vérité à son prisonnier, un soldat également auteur de comics dont elle suppose qu’il est au courant de certaines choses).

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Non contente de figurer dans une histoire en plusieurs parties, rondement menées, et de jeter Captain America depuis les remparts du château (ce n’est pas donné à tout le monde), elle refera quelques apparitions dans la série, sera profondément associée à cette partie de la chronologie de l’univers Marvel, et fera, sous une forme ou sous une autre, des apparitions, notamment dans la série Namor de John Byrne.

Jim

Pour plus d’informations sur les épisodes avec Warrior Woman, entre autres :

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Wonder Woman par Paul Smith :

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Wonder Girl :

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Et la « Trinité DC » :

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Jim

Wonder Woman par Jean-Jacques Dzialowski :

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Jim

Wonder Woman par le regretté Mike Wieringo :

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Jim

Pour leur carte de vœux 2008, Valérie Mangin et Denis Bajram se représentaient en costumes de Wonder Woman et de Superman :

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Jim

Wonder Woman en couverture du Comic Reader #140, de février 1977, avec un portrait signé Mike Nasser :

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Et de nouveau en couverture du numéro 181, de juillet 1980, cette fois-ci dessinée en pied par Jack Abel et Terry Austin :

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Ou encore en couverture du numéro 218, par Dennis Jensen :

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Jim

Wonder Woman par Walt Simonson :

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Et portrait de la belle Amazone où l’auteur joue avec sa propre signature :

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Jim

Wonder Woman fait la une d’Amazing Heroes #106, dans la foulée de sa reprise par George Pérez :

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Jim

Wonder Woman par Howard Chaykin (Spécial Soyouz) :

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Et Wonder Girl :

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Jim

Lors du retour de la Société de Justice chez DC dans les années 1970, les auteurs décident de placer l’histoire dans le présent (sur Terre-2). Si bien que les personnages féminins sont en réalité des membres de la « nouvelle » génération : Power Girl et Huntress.
Mais les auteurs, autour de Paul Levitz, se rendent compte que les origines du groupe n’ont jamais été racontées et décident de consacrer un numéro spécial à ce sujet particulier.
J’en parle ici :

Et comme ces origines se déroulent durant la Seconde Guerre mondiale (qui a également eu lieu sur Terre-2), Wonder Woman y est présente, ainsi qu’en atteste cette pleine page dessinée par Joe Staton.

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Un épisode qu’on peut désormais lire en français :

Jim

Excellent. J’aime beaucoup la 1ere dédicace.

Le trois quarts, très Gil Kane ? Moi aussi, j’adore !

Jim

Raaaahhhh Ringo. La classe ces WW

Le cross-over Infinite Crisis (que personnellement j’abhorre) met un terme à la série Superman lancée en 1987 durant la période John Byrne. Le récit s’inscrit dans cette séquence mémorable durant laquelle le Superman de l’Âge d’Or (donc de l’ancienne Terre-2, l’un des rares survivants de la Crisis de Wolfman et Pérez à avoir opté pour un exil hors de la réalité) fracasse la paroi dimensionnelle, ce qui occasionnera quelques perturbations spatio-temporelles (qui rajouteront au mic-mac qu’est l’univers DC, mais ceci est une autre histoire). On est donc dans la confrontation entre deux versions de Superman, occasion pour les auteurs de revisiter le passé et l’héritage du surhomme.

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Superman, la série, s’interrompt donc au numéro 226, écrit par Joe Kelly et illustré par une équipe d’illustrateurs divers, donc Ed Benes, Jerry Ordway, Renato Guedes, Tim Sale ou encore Howard Chaykin. Ce dernier dessine des planches qui matérialisent la collision du vieux Superman aux quiproquos amusants (ah, les crêpages de chignons avec Lois Lane) avec la dure réalité de la Seconde Guerre mondiale et des horreurs de la déportation.
Bien entendu, c’est l’occasion de faire apparaître Wonder Woman, autre combattante tricolore affrontant les forces de l’Axe sur leur terrain. L’auteur étant à la fois Juif et grand amateur des héros d’antan, on peut imaginer que ces planches représentent quelque chose pour lui.

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Et voici l’original de l’une des deux planches. On remarquera le soin apporté aux effets de fumée, ainsi que l’usage de blanc pour la trajectoire des balles sur fond sombre. Et enfin, petit détail amusant, la rustine sur le nez de Wonder Woman, en bas à droite.

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Jim

Ouais. Chaykin dans sa splendeur.

C’est corrigé ^^ (et donc mis les noms)