1941-2021 : BON ANNIVERSAIRE WONDER WOMAN !

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Famous First Edition est une série de réimpressions prestigieuses sorties à partir de janvier 1974, le premier numéro reprenant le contenu d’Action Comics #1.

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En mai 1974 paraît Famous First Edition #3, consacré à Sensation Comics #1.

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Et en janvier 1975 paraît Famous First Edition #6, dédié à Wonder Woman #1.

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Peut-être, ouais.
On remarquera que d’un côté il y a un gars qui gère un effet, et de l’autre un émule qui remplit des pages facilement.
Après, la scène m’évoque aussi le fameux coup de poing de Superman sur Spider-Man, par Ross Andru…

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… ainsi que l’ouverture d’un épisode de Wolverine par Adam Kubert.

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On est dans le registre exagéré et outrancier des comics de super-héros, une sorte de version narrative du « in your face », qui ne date pas d’hier. Moi, j’aime bien, même si, effectivement, c’est du remplissage facile dans certains cas.

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Je pensais à cette démonstration, en effet.

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Un peu plus haut ont été évoqués les titres The Contest et The challence of Artemis par Bill Messner-Loeb et Mike Deodato datant de 1994.

Dans ce run Diana est défiée lors d’un nouveau tournoi, ayant pour but de choisir une nouvelle Wonder Woman, par une autre amazone, Artemis, au tempérament plutôt agressif et reconnaissable par sa longue chevelure rousse.
Artemis l’emporte, devient la nouvelle Wonder Woman et part pour le monde des hommes accomplir sa mission, suivie par Diana.
Mais elle n’a pas la même approche que Diana et se montre plutôt brutale. Au final Artemis, même avec Diana en renfort, rencontrera un destin funeste.

Ce n’est pas la première fois qu’une amazone rousse défie Diana pour le titre de Wonder Woman, et cette histoire fait trèèèèès fortement penser à un récit datant de 1978 par Jack C. Harris et Jose Delbo.

Dans le Wonder Woman #250 Diana est rappelé sur Paradise Island et en arrivant elle découvre qu’elle a été défiée par une autre amazone, Orana, une amazone au tempérament plutôt agressif et à la chevelure rousse ( :thinking:), pour le titre de Wonder Woman.

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Un nouveau tournoi est donc organisé, et Orana montre sa supériorité tout en faisant preuve de peu de compassion envers les autres concurrentes et en se souciant peu des répercussion de ses actes.

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A l’issue du tournoi, Orana l’emporte, mais Hippolyte jugeant que sa fille a été plus méritante déclare Diana vainqueur.

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Toutefois les dieux qui ont édictés les règles du tournoi interviennent car ils ne sont pas d’accord. Orana a gagné le tournoi, et c’est donc elle qui doit être la nouvelle Wonder Woman.
Diana lui remet les emblèmes de Wonder Woman, le costume, le lasso et la tiare, et grâce à l’avion invisible Orana part pour le monde des hommes.
Mais Diana décide de la suivre. ( :thinking:).

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Le récit se termine dans le numéro suivant le Wonder Woman #251.

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L’arrivée d’Orana dans le monde des hommes ne se fait pas sans problèmes, car elle a du mal à se faire accepter comme Wonder Woman et se montre assez brutale ( :thinking:).

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Et l’on voit sa méconnaissance de son nouvel environnement où, pendant une course poursuite entre un criminel et la police, elle s’en prend aux policiers, pensant que ce sont eux la menace.

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Pendant ce temps Diana est de retour en ville et est contactée par la NASA car elle a été sélectionnée pour être astronaute.
Découvrant que Diana a quitté l’île, Orana va la trouver, pensant qu’elle veut lui faire de l’ombre.
Elle lui déclare être tout à fait capable d’affronter n’importe quelle menace, même celle de Warhead qui semble être redouté par la police.
Diana met en garde Orana contre le danger que représente Warhead. Mais cela ne suffira pas et, malgré l’aide de Diana, Orana perd le combat et se fait tuer. ( :thinking:).

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A noter que dans la VF publiée par Arédit, Orana n’est pas morte, mais blessée et inconsciente. Elle est ramenée sur l’île des amazones par Diana et y est soignée.

Cet épisode n’est pas le 1er où apparaît une amazone du nom d’Orana.

En 1958, dans le Wonder Woman #98 Athena ordonne à la reine Hippolyte d’organiser un tournoi (oui il y en a souvent des tournois sur Paradise Island) afin de choisir la meilleure des amazones qui aura pour mission d’aller dans le monde des hommes pour combattre le crime et l’injustice.
On remarque qu’ici ce n’est pas l’arrivée de Steve Trevor qui déclenche le tournoi pour désigner le champion des amazones qui aura pour mission de le ramener chez lui (même s’il arrive plus tard dans l’histoire).

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Lorsqu’Hyppolite annonce le tournoi, une amazone, rousse, du nom d’Orana intervient pour dire qu’elle est une reine, mais aussi une mère, et qu’elle pourrait être tentée de privilégier Diana.
C’est la seule fois où elle est nommée dans ce récit.

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C’est dans cette histoire que Diana découvre qu’elle peut planer sur les courants aériens.

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En 1967, dans le Wonder Woman #173, une autre histoire mentionne également une amazone rousse qui remporte un tournoi.

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Diana ne participe pas au tournoi, et le but de ce dernier n’est pas de désigner une nouvelle Wonder Woman, mais de permettre au vainqueur de formuler un voeu.
Tonia, une amazone scientifique, va remporter le tournoi grâce à l’aide d’une pilule de puissance qu’elle a mise au point, la rendant plus forte que les autres concurrentes.

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Et son voeu et de se rendre dans le monde des hommes pour combattre le crime et l’injustice comme Wonder Woman.
Après quelques réticences la reine l’autorise à y aller, sous la surveillance de Diana.

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Diana passe un marché avec elle. Elle pourra rester si elle arrive à réussir au moins une des trois missions qu’elle lui confiera, et qui normalement ne pourraient être réglées que par Wonder Woman.

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Au final, Tonia n’en réussira aucune, se faisant même « tuer » pendant la dernière.

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Mais cette mort n’en est pas une car Diana s’était mis d’accord avec Tonia. C’est un robot à l’image de Tonia, que cette dernière contrôlait à distance, qui s’était rendu avec Diana dans le monde des hommes.

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1 « J'aime »

Oui, c’est un des rares vieux épisodes de Wonder Woman que j’ai lus. J’ai ce Super Action, que j’ai du avoir à bas prix dans une brocante.

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J’avoue avoir un gros faible pour les couvertures de Ross Andru (sublimées par l’encrage de Dick Giordano) de cette époque. En grande partie à cause des gambettes étourdissantes qu’il dessine à ses héroïnes !

Jim

J’ai découvert la série avec ces publications Arédit, et d’ailleurs l’histoire avec Orana doit être la 1ère ou 2ème histoire que j’ai lu, et du coup moi aussi j’ai gardé un gros faible pour le style de Ross Andru et Jose Delbo, entre autres.

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Oui, c’est avec cette série de Super Action avec Wonder Woman que j’ai commencé. J’en avais 7 ou 8 à l’époque, plus des volumes doubles lorsque certains numéros ont été réédités sous cette forme.

Ensuite je m’en suis séparés, et il y a quelques années, lorsque Comics Sanctuary a vu le jour, j’ai eu envie de remettre la main dessus. J’ai fureté sur le net et j’ai réussi à avoir la collection complète des 16 volumes.

J’ai enchainé avec les Hercule avec Wonder Woman puis des Aventures fiction, Faucon Noir ou Hercule qui contenaient certains numéros de WW, dont le fameux épisode avec Nubia. Et puis après c’est le début de la fin pour le porte monnaie… :sweat_smile:

Je me demande quelle a été la première publication qui m’a fait connaître le personnage. Le tout premier contact, bien entendu, ça a été la série télé avec Lynda Carter, mais après, les versions papiers, c’est bien flou.
Paradoxalement, je pense que c’était dans le strip World’s Greatest SuperHeroes, dont Télé Junior assurait une traduction.

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Comme en plus j’ai toujours aimé le style de George Tuska (que je découvrais à l’époque : c’est sans doute l’un des premiers noms que j’associais à une aura de légende, à cause de ce strip, mais aussi des épisodes d’Iron Man qu’il venait de faire dans Strange, et que je trouvais dans les packs-soldes vendus durant les vacances), sa version reste gravée dans ma mémoire.

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Mais ensuite, je ne sais pas trop. Peut-être des albums de la série Ligue de Justice ? Ou alors un Super Action ?

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Cette couverture me parle davantage que les autres, et comme elle date d’avril 1981 (soit le mois où je suis tombé dans la marmite), il est fort possible que ce soit la première aventure « officielle » de l’héroïne que j’aie lue, même si je n’en ai guère de souvenir.

Jim

Pareil. Sûrement du Arédit/Artima.

Un dessinateur un peu oublié…

Comme toi, et beaucoup je pense, c’est la série TV qui m’a fait découvrir le personnage.
Par contre, si je me souviens que l’histoire d’Orana a été ma 1ère ou 2ème lecture, c’est parce que j’ai gardé en mémoire le « choc » lorsque j’ai vu la couverture et que je me suis dit « quoi, Wonder Woman n’est plus Wonder Woman ?! ».

Et je m’aperçois que ce numéro de Super Action contient Wonder Woman #238, que j’ai chroniqué un peu plus haut. Je pense que, au moment de ma première lecture, je n’avais vraiment aucune idée de ce que je découvrais (et visiblement, j’en ai gardé un souvenir… très diffus), mais c’est peut-être pour ça que la toute récente redécouverte en VO m’a donné une sensation de déjà-vu. Faut vraiment que je ressorte ces numéros, tiens.

Jim

En janvier 1993 paraît un comic book gratuit, destiné à l’information et au soutien d’une bonne cause, comme le marché américain en produit régulièrement, afin d’avertir le jeune public d’un danger quelconque ou d’un sujet de société, qu’il s’agisse de l’analphabétisme, de la drogue, de la maltraitance envers les enfants ou les animaux ou, comme ici, de la menace que représentent les mines antipersonnel.

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Superman and Wonder Woman - The Hidden Killer est écrit par Andrew Helfer, illustré par Eduardo Barreto et Dick Giordano, le premier des deux assurants également l’encrage. Willie Schubert, lettreur, et Tom Ziuko, coloriste, se joignent à la troupe pour un récit didactique sous couverture de Barreto. Le fascicule est publié avec le concours de l’Unicef.

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Le sujet sera également abordé en 1996 dans Batman - Death of the Innocents, un récit de Denny O’Neil, Joe Staton et Bill Sienkiewicz, d’ailleurs traduit chez Semic. Ce récit, s’il se veut « à message », sait ménager le suspense et l’émotion.

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La production de Helfer et Barreto fait pencher la balance du côté du didactique, notamment par l’incrustation d’affiches ou de logos, ou par la présence de personnages sur le terrain qui viennent faire la leçon et distribuer les informations d’une manière où la clarté l’emporte sur le drame.

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L’enjeu n’est donc pas le même que l’album d’O’Neil, qui joue sur l’émotion. Mais le plaisir de retrouver Eduardo Barreto, très à l’aise pour représenter les héros, mais aussi pour mettre en scène des personnages normaux, l’emporte sur ces petits bémols, inhérents à l’exercice.

Au demeurant, ces productions, souvent très difficiles à trouver de nos jours, offrent fréquemment une partie graphique plus qu’honorable.

Jim

Tiens, puisque tu en parles…!

Original cover by Eduardo Barreto, Wonder Woman #316, 1984

Original cover by Eduardo Barreto, Wonder Woman #317, 1984

En 1980, DC signe un accord avec Laf Candy, une société spécialisée dans les bonbons, afin de produire une série de huit mini-comics présentant sous une forme résumée les origines de certains de leurs personnages les plus importants. Sont ainsi réalisés des petits fascicules résumant les choses essentielles à savoir sur Superman, Batman, Flash, Green Lantern, Aquaman, Hawkman, la Ligue de Justice et, bien entendu, Wonder Woman.

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La collection reprend l’expression « Secret Origin », sorte de marque déposée chez DC qui parle aux oreilles des lecteurs. Chaque fascicule propose quatorze pages de bandes dessinées résumant à grands traits les bases des personnages.

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L’étroitesse du format (puisque l’objet doit être packagé avec le paquet de bonbons qu’il accompagne) fait que chacune des planches ne comporte qu’une ou deux cases. Le fascicule consacré à Wonder Woman arbore une couverture dessinée par Dick Giordano où apparaît la Cheetah.

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Les planches sont réalisées par des spécialistes de l’univers DC, et du personnage en particulier. Bob Rozakis se charge de synthétiser les informations essentielles, mises en image par le dessinateur José Delbo, décidément inséparable de l’Amazone en ces années-là, et par l’encreur Vince Colletta, donc la rapidité d’exécution fait de lui l’homme idéal pour ce genre de produits dérivés.

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Le gamin aux dents car… euh… amateur de sucreries, qui aura collectionné les huit fascicules, pourra ensuite commander un album dans lequel des emplacements prévus à cet effet permettent de ranger la collection.

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