1941-2021 : BON ANNIVERSAIRE WONDER WOMAN !

Catalogue du fabricant de jouets Nasta, en 1977 :

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Dansons avec les Super Amis !

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Disque sorti par Warner Records en 1978, ambiance disco.

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En 1977, Russell sort une gamme de cartes à jouer accompagnées de feutres, à l’effigie des super-héros DC. Wonder Woman a droit à sa version.

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(Bon, j’ai vu quelques images de celui de Batman, et les cartes semblent déjà en couleurs, dont je ne sais pas trop à quoi servent les crayons, peut-être à colorier les propres dessins des enfants, ou à noter les points de chacun des joueurs de la partie de cartes…)

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En 1977 toujours, Russell sort un jeu de cartes pour le rami, sous un packaging voisin de celui qui précède :

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Wonder Woman par Al Milgrom :

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Wonder Woman par Rick Leonardi :

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Wonder Woman par Dave Ross :

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Pin-up de Wonder Woman par P. Craig Russell, dans Wonder Woman #50 :

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Wonder Woman par Jerry Ordway :

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Wonder Woman et la Société de Justice, par Carmine Infantino et Jerry Ordway :

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Wonder Woman par Mike Vosburg :

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Wonder Woman par Erik Larsen :

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Wonder Woman par Jason Pearson :

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Wonder Woman par Brian Stelfreeze :

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Wonder Woman par Robson Rocha :

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Wonder Woman par Neal Adams :

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1 « J'aime »

Wonder Woman par Chris Bachalo :

  • Une page pin-up très « classique » du Wonder Woman #50 de 1991 :

Pinup by Chris Bachalo from Wonder Woman #50, 1991

  • Et des dessins plus récents où on reconnaît plus son style !

Vraiment tous les angles pour le Hulk.

On a déjà évoqué le dessinateur Jim Sherman sur ce forum, plus précisément dans la discussion « dernières lectures comics », à l’occasion de l’évocation de ses épisodes de Superboy and the Legion of Super-Heroes, et notamment de la saga « Earthwar ». Ces épisodes datent de 1978. Un an avant, Jim Sherman illustrait une aventure de Wonder Woman publiée dans World’s Finest Comics #245, daté de juin 1977.

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Sous une couverture de Neal Adams, ce numéro propose une réédition mettant en scène Superman et Batman, et quelques récits inédits, mettant en vedette Green Arrow, Black Canary, le Vigilante et, bien sûr, notre Amazone favorite.

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L’action de cette nouvelle aventure se déroule durant la Seconde Guerre mondiale. Pour les lecteurs, cela signifie que l’intrigue prend place sur Terre-2, le monde parallèle où vivent les héros de l’Âge d’Or. La raison de ce glissement spatio-temporel est simple : à la télévision, depuis 1975, la série Wonder Woman remporte un grand succès, mais son action se passe durant la Seconde Guerre mondiale. Pour DC, placer les nouveaux épisodes sur Terre-2 permet de caler la version papier de l’héroïne sur la version télévisée. Pour l’anecdote, la série mensuelle vient d’opérer le basculement. En effet, dans Wonder Woman #228, daté de février 1978, l’Amazone de Terre-1 se trouve propulsée sur Terre-2, mais dans le passé, où elle croise son homologue et l’ennemie de celle-ci, le Red Panzer. Ce sera l’occasion pour l’équipe éditoriale de faire le changement et de raconter les aventures de la Princesse Diana (l’autre) en temps de guerre. Cette période « au passé » durera jusqu’à Wonder Woman #243, daté de mai 1978, qui opère une translation inverse, les deux Amazones se retrouvant pour une nouvelle aventure qui se conclut sur l’héroïne de Terre-1, officialisant le retour au « présent ».

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Le récit court de World’s Finest Comics #245, intitulé « Hell on Skis », est rédigé par Gerry Conway (très présent dans ce numéro puisqu’il écrit l’aventure en deux parties mettant en scène Oliver Queen et Dinah Lance), dessiné par Jim Sherman, encré par Bob Wiacek qui œuvre ici avec une netteté confondante, et mis en couleurs par Liz Berube.

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La première page entre directement dans le vif du sujet : Wonder Woman surprend un aviateur allemand auquel elle arrache des renseignements. Très vite, par le truchement d’un flash-back, on comprend qu’elle est à la recherche de Steve Trevor, capturé par la Gestapo.

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Une fois ce rappel passé, nous retrouvons l’Amazone dans un décor alpin, où elle affronte des skieurs armés. Afin de pénétrer dans le château du ravisseur, elle décide de se laisser capturer. Mais à l’intérieur, elle ne trompe pas la vigilance du maître des lieux, le propre garde du corps de Himmler, Iron Claw.

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Cependant, elle retrouve rapidement Steve Trevor, effectivement capturé par l’ennemi. Jim Sherman met en scène plusieurs combats (je me répète, mais on en racontait, des choses, à l’époque, et pourtant le dessinateur n’est pas avare en grandes cases) qui restituent la belle énergie de l’héroïne.

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Dans une dernière baston, Wonder Woman précipite Iron Claw vers un générateur d’énergie qui, en entrant en contact avec sa prothèse mécanique, explose, entraînant l’agent de la Gestapo dans la mort (du moins c’est ce qu’il semble, mais vous savez ce que c’est avec les méchants de comic books). Diana emporte Steve loin de son lieu de détention, les secrets qu’il a découverts derrière les lignes ennemies promettant d’être utile aux Alliés.

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L’ensemble du récit propose donc une intrigue simpliste mais efficace, dont l’élément fort demeure le dessin. Jim Sherman livre des planches dynamiques, où les personnages n’ont pas encore la grâce qu’ils auront un an plus tard, mais on y sent déjà un trait prometteur. L’encrage de Wiacek n’est pas aussi riche et dense que celui de Rubinstein ou de McLeod sur Legion of Super-Heroes, mais il est propre et limpide, et il fait usage de trames avec une astuce bienvenue.

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D’après ComicsVF, l’histoire aurait été traduite dans Super-Héros #12, sous le titre « Les Skieurs démoniaques ».

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En bonus, une petite pub située dans le même numéro :

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Le site CBR s’intéresse à un moment assez étonnant (les Américains diraient « embarrassant ») de la série Wonder Woman, quand le Colonel Darnell (très vieux personnage puisqu’il apparaît au tout début de la série avant d’être très vite nommé à sa troisième apparition) se montre très entreprenant à l’égard de Diana Prince.

Si l’auteur de ces lignes (c’est en deux parties, pour ceux qui iront lire) trouve le comportement du Colonel Darnell déplacé et malvenu, j’aurais pour ma part une réaction assez différente, en ce sens que le comportement de Diana Prince me semble bien conciliant et assez mal caractérisé.

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Par exemple, quand elle accepte le premier dîner avec son supérieur, comprenant qu’il s’est arrangé pour la mettre dans une position où elle ne peut guère refuser, une bulle de pensée nous éclaire sur les raisons pour lesquelles elle ne cherche pas à transiger, et cela se résume, sans caricaturer beaucoup, à « j’ai donné ma parole de bonne foi, je ne vais pas me dédire maintenant ».
Certes, le comportement de Darnell ne passerait peut-être pas pour normal dans un comic book écrit aujourd’hui : autres temps, autres mœurs. Néanmoins, nous sommes en 1980, époque où les lignes ont déjà commencé à bouger, au moment de la publication de Wonder Woman #274, et Chris Claremont écrit déjà des femmes fortes qui assument leurs choix et disent ce qu’elles pensent, en face, chez Marvel. J’aurais été curieux de voir ce dernier au poste de scénariste de la série à cette époque, d’ailleurs. Car Conway, quant à lui, et malgré toutes les qualités de son travail, écrit encore une Diana Prince en mode femme réservée qui semble sortie de la décennie précédente.

Jim