1941-2021 : BON ANNIVERSAIRE WONDER WOMAN !

Wonder Woman par Erik Larsen :

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Wonder Woman par Jason Pearson :

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Wonder Woman par Brian Stelfreeze :

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Wonder Woman par Robson Rocha :

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Wonder Woman par Neal Adams :

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Wonder Woman par Chris Bachalo :

  • Une page pin-up très « classique » du Wonder Woman #50 de 1991 :

Pinup by Chris Bachalo from Wonder Woman #50, 1991

  • Et des dessins plus récents où on reconnaît plus son style !

Vraiment tous les angles pour le Hulk.

On a déjà évoqué le dessinateur Jim Sherman sur ce forum, plus précisément dans la discussion « dernières lectures comics », à l’occasion de l’évocation de ses épisodes de Superboy and the Legion of Super-Heroes, et notamment de la saga « Earthwar ». Ces épisodes datent de 1978. Un an avant, Jim Sherman illustrait une aventure de Wonder Woman publiée dans World’s Finest Comics #245, daté de juin 1977.

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Sous une couverture de Neal Adams, ce numéro propose une réédition mettant en scène Superman et Batman, et quelques récits inédits, mettant en vedette Green Arrow, Black Canary, le Vigilante et, bien sûr, notre Amazone favorite.

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L’action de cette nouvelle aventure se déroule durant la Seconde Guerre mondiale. Pour les lecteurs, cela signifie que l’intrigue prend place sur Terre-2, le monde parallèle où vivent les héros de l’Âge d’Or. La raison de ce glissement spatio-temporel est simple : à la télévision, depuis 1975, la série Wonder Woman remporte un grand succès, mais son action se passe durant la Seconde Guerre mondiale. Pour DC, placer les nouveaux épisodes sur Terre-2 permet de caler la version papier de l’héroïne sur la version télévisée. Pour l’anecdote, la série mensuelle vient d’opérer le basculement. En effet, dans Wonder Woman #228, daté de février 1978, l’Amazone de Terre-1 se trouve propulsée sur Terre-2, mais dans le passé, où elle croise son homologue et l’ennemie de celle-ci, le Red Panzer. Ce sera l’occasion pour l’équipe éditoriale de faire le changement et de raconter les aventures de la Princesse Diana (l’autre) en temps de guerre. Cette période « au passé » durera jusqu’à Wonder Woman #243, daté de mai 1978, qui opère une translation inverse, les deux Amazones se retrouvant pour une nouvelle aventure qui se conclut sur l’héroïne de Terre-1, officialisant le retour au « présent ».

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Le récit court de World’s Finest Comics #245, intitulé « Hell on Skis », est rédigé par Gerry Conway (très présent dans ce numéro puisqu’il écrit l’aventure en deux parties mettant en scène Oliver Queen et Dinah Lance), dessiné par Jim Sherman, encré par Bob Wiacek qui œuvre ici avec une netteté confondante, et mis en couleurs par Liz Berube.

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La première page entre directement dans le vif du sujet : Wonder Woman surprend un aviateur allemand auquel elle arrache des renseignements. Très vite, par le truchement d’un flash-back, on comprend qu’elle est à la recherche de Steve Trevor, capturé par la Gestapo.

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Une fois ce rappel passé, nous retrouvons l’Amazone dans un décor alpin, où elle affronte des skieurs armés. Afin de pénétrer dans le château du ravisseur, elle décide de se laisser capturer. Mais à l’intérieur, elle ne trompe pas la vigilance du maître des lieux, le propre garde du corps de Himmler, Iron Claw.

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Cependant, elle retrouve rapidement Steve Trevor, effectivement capturé par l’ennemi. Jim Sherman met en scène plusieurs combats (je me répète, mais on en racontait, des choses, à l’époque, et pourtant le dessinateur n’est pas avare en grandes cases) qui restituent la belle énergie de l’héroïne.

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Dans une dernière baston, Wonder Woman précipite Iron Claw vers un générateur d’énergie qui, en entrant en contact avec sa prothèse mécanique, explose, entraînant l’agent de la Gestapo dans la mort (du moins c’est ce qu’il semble, mais vous savez ce que c’est avec les méchants de comic books). Diana emporte Steve loin de son lieu de détention, les secrets qu’il a découverts derrière les lignes ennemies promettant d’être utile aux Alliés.

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L’ensemble du récit propose donc une intrigue simpliste mais efficace, dont l’élément fort demeure le dessin. Jim Sherman livre des planches dynamiques, où les personnages n’ont pas encore la grâce qu’ils auront un an plus tard, mais on y sent déjà un trait prometteur. L’encrage de Wiacek n’est pas aussi riche et dense que celui de Rubinstein ou de McLeod sur Legion of Super-Heroes, mais il est propre et limpide, et il fait usage de trames avec une astuce bienvenue.

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D’après ComicsVF, l’histoire aurait été traduite dans Super-Héros #12, sous le titre « Les Skieurs démoniaques ».

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En bonus, une petite pub située dans le même numéro :

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Le site CBR s’intéresse à un moment assez étonnant (les Américains diraient « embarrassant ») de la série Wonder Woman, quand le Colonel Darnell (très vieux personnage puisqu’il apparaît au tout début de la série avant d’être très vite nommé à sa troisième apparition) se montre très entreprenant à l’égard de Diana Prince.

Si l’auteur de ces lignes (c’est en deux parties, pour ceux qui iront lire) trouve le comportement du Colonel Darnell déplacé et malvenu, j’aurais pour ma part une réaction assez différente, en ce sens que le comportement de Diana Prince me semble bien conciliant et assez mal caractérisé.

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Par exemple, quand elle accepte le premier dîner avec son supérieur, comprenant qu’il s’est arrangé pour la mettre dans une position où elle ne peut guère refuser, une bulle de pensée nous éclaire sur les raisons pour lesquelles elle ne cherche pas à transiger, et cela se résume, sans caricaturer beaucoup, à « j’ai donné ma parole de bonne foi, je ne vais pas me dédire maintenant ».
Certes, le comportement de Darnell ne passerait peut-être pas pour normal dans un comic book écrit aujourd’hui : autres temps, autres mœurs. Néanmoins, nous sommes en 1980, époque où les lignes ont déjà commencé à bouger, au moment de la publication de Wonder Woman #274, et Chris Claremont écrit déjà des femmes fortes qui assument leurs choix et disent ce qu’elles pensent, en face, chez Marvel. J’aurais été curieux de voir ce dernier au poste de scénariste de la série à cette époque, d’ailleurs. Car Conway, quant à lui, et malgré toutes les qualités de son travail, écrit encore une Diana Prince en mode femme réservée qui semble sortie de la décennie précédente.

Jim

Whataburger est une chaîne de restauration rapide fondée en 1950. Son logo propose un « W » stylisé, qui a plusieurs formes, mais qui, d’après certaines sources, aurait été déposé en 1972.
Quand au logo de Wonder Woman, il a été déposé, selon les sources, soit en 1982 (période Roy Thomas / Gene Colan, où effectivement les ailes jaunes du bustier accueillent une lettre « W ») soit en 1985.

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Mais la similarité entre les deux logos, surtout aux yeux d’un Français qui découvre celui du fabricant de sandwichs, semble frappante.

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Pendant des années, la chaîne de restauration rapide et l’éditeur de bandes dessinées semblent avoir cohabité pacifiquement, chacun s’accommodant de la présence de l’autre. En revanche, les discussions ont repris en 2016 quand les premières affiches promotionnelles du film Wonder Woman ont commencé à voir le jour.

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Discussions cordiales et amicales si l’on en croit ce site :

Il est même question à ce moment d’un partenariat entre les deux sociétés à l’occasion de la rencontre entre la Ligue de Justice et Whataguy, la mascotte de Whataburger.

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Mais je ne sais pas si quelque produit dérivé est vraiment né de ces discussions.

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Les logos de la première série Wonder Woman.

Wonder Woman #1, daté de l’été 1942.

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Il arrive, dans cette période, que le logo occupe une place réduite afin d’accueillir certains éléments de la composition, à l’exemple de Wonder Woman #28, daté de mars 1948.

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Wonder Woman #60, daté de juillet 1953.

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Avec une petite variation quand le titre donne la vedette à Wonder Girl, dans les numéros 152 et 153, datés de février et avril 1965.

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Wonder Woman #158, novembre 1965.

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Wonder Woman #161, daté d’avril 1966, avec l’arrivée du fameux motif en damier des parutions DC de l’époque.

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Tout ceci est remplacé dans Wonder Woman #178 et 179 (datés d’octobre et décembre 1968), l’héroïne perdant ses pouvoirs sous l’impulsion de Denny O’Neil.

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Signalons que les mots « The New » sont apparus quelques mois avant, alors que Diana avait encore ses pouvoirs, signe que la rédaction cherchait à attirer l’attention. La version psychédélique ci-dessus a un peu varié, parfois précédé de « The Incredible I-Ching and… » ou « Diana Prince as… ».

Les mentions diverses disparaissent dans Wonder Woman #204, daté de février 1973 (et on notera l’expression « New Adventures of the Original », sorte de désaveu discret des initiatives éditoriales qui viennent de précéder)…

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… et on revient à un logo classique, pour bien appuyer le retour aux sources (Wonder Woman #205, daté d’avril 1973).

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Nouveau logo pour la « Super Heroine Number One », dans Wonder Woman #212, daté de juillet 1974.

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Les ironiques objecteront que la « super-héroïne numéro un » doit, avec cet épisode, entamer ses « douze travaux » afin de prouver sa valeur auprès de ses équipiers mâles. Quel camouflet par rapport à la période « powerless ».

Nouveau logo, où les initiales de l’héroïne s’associent aux ailes de son bustier, dans Wonder Woman #288, daté de février 1982.

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Ce logo permettra quelques fantaisies de maquette, avant un nouveau changement, dans Wonder Woman #306, daté d’août 1983.

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Encore une variation dans Wonder Woman #310, daté de décembre 1983. Ces deux versions seront utilisées en fonction de la composition des illustrations, jusqu’à la fin de cette première série, au #329.

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Wonder Woman par Mike Grell :

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Wonder Woman par Mike Deodato Jr :

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L’histoire « The Secret of the Magic Tiara » a bénéficié d’un disque séparé.

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Plus intéressante est l’inclusion en 1978 de ce récit dans la collection « Book & Record Set », où l’enregistrement est présenté sous une pochette dessinée par Neal Adams…

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… et avec une bande dessinée illustrée par Rich Buckler (dont voici presque tous les originaux).

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On peut écouter le début de l’histoire ici :

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L’image de Neal Adams ornant la pochette de « The Secret of the Magic Tiara » a également été utilisée sur un verre :

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Mais sur le verre, il y a un pilote dans l’avion !

Tori.

Amusant, hein : on se demande bien quel raisonnement les a amenés à en représenter un.

Jim

En plus, ils ont légèrement déplacé WW par rapport à l’avion… Du coup, le nez de ce dernier ne se voit pas bien sur la photo : sur le coup, j’ai cru qu’on avait affaire à un hélicoptère.

Ah, sinon, la scène où Wonder Woman montre le diamant m’a fait penser à ça :
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Tori.

Ils ont peut-être fait le même constat, tiens : et du coup, rajouté un pilote pour bien faire comprendre.
Ou alors ils ont voulu créer une sorte de « nouvelle » scène.

Jim

Ben on le voit, le nez (même s’il sort du « nuage » bleu), mais pas sur la photo que tu as mise.
Et pour le changement de la trajectoire de la balle, tu as une explication ?

Tori.