1941-2021 : BON ANNIVERSAIRE WONDER WOMAN !

Planche originale de John Byrne pour Wonder Woman #104 :

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Jim

Planche originale d’Action Comics #600 où John Byrne et George Perez se partagent le dessin :

Action Comics #600 Art by John Byrne and George Perez

Couverture originale de Wonder Woman #191 (1970) par Mike Sekowski (dessin) et Dick Giordano (encrage) :

Original cover art by Mike Sekowsky (pencils) and Dick Giordano (inks) from Wonder Woman #191, November 1970

Pour les plus curieux, voici la page de crédits, qui explique que Byrne a écrit et découpé le récit, et que Pérez y a assuré les finitions.

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On peut donc penser que les crayonnés de Byrne étaient suffisamment légers pour que son compère les finisse, soit au crayon et à l’encre soit à l’encre seulement, de manière à ce que les deux styles puissent être palpables sans que l’un l’emporte sur l’autre.
Ça permet aussi d’homogénéiser l’ensemble, chacun touchant l’ensemble de la planche (ce n’est pas la formule « Byrne dessine Superman et Pérez Wonder Woman »).
À ce titre, je trouve le résultat très agréable.

Jim

Les Wonder Women alternatives (suite) :

Set in an alternate universe where Wonder Woman is actually the New God Bekka, she searches for Steve Trevor.

J’avais bien aimé ce court-métrage, et été plus déçu par le long : l’esthétique était plutôt chouette de même que l’ambiance (ce qui n’est déjà pas si mal, certes), mais au final le scénario tenait sur un papier à cigarette, et les concepts pour ces visions alternatives y restaient très largement sous-exploitées (à part : oh ! regardez ! c’est edgy !).

Dans cette version, Wonder Woman est donc Bekka, l’épouse d’Orion dans la mythologie de Kirby. Le personnage original avait créé dans le roman graphique The Hunger Dogs (1984), et n’avait, il est vrai, pas fait d’autre apparition que pour un arc du Superman/Batman de Burnett et Nguyen en 2007, dans lequel elle mourait (on était dans les parages des fameux et mal gérés Death of the New Gods de Starlin et « Countdown » au Final Crisis de Morrison).

Dans la version Gods and Monsters, le mariage n’a pas plus tôt été célébré que Highfather, qui avait dû voir l’épisode des Noces Pourpres de Game of Thrones et trouvé ça trop cool, a massacré la moitié des invités, marié compris. Armée d’un épée indestructible avec boîte-mère intégrée, Bekka a fui en direction de la Terre où elle se retrouve donc à faire équipe avec Superman (Zod) et Batman (Kirk Langstrom).

Bon, le hic, c’est qu’une fois ce concept posé à coups de flashbacks, le film n’en fait, grosso modo, rien. Enfin, à part des jolies images.

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Bonus : Wonder Woman / Bekka par Darwyn Cooke :

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Wonder Woman par Sho Murase :

Wonder Woman by Sho Murase

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En cette année des 80 ans de Wonder Woman, Lynda Carter est veuve : son mari, Robert A. Altman est décédé hier.

Tori.

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Robot Chicken !

Super Power Beat Down : Wolverine vs Wonder Woman (les deux fins).

La collection « RetroActive » proposait, à l’été 2011, des récits « inédits » situés dans des décennies précédentes : années 1970, années 1980 et années 1990. Les personnages emblématiques de l’écurie DC, à savoir Superman, Batman, Green Lantern, Flash et bien entendu Wonder Woman, avaient donc droit à une aventure nouvelle située soit à l’époque évoquée soit en lien avec celle-ci. Chaque nouvelle aventure était accompagnée d’une réédition, elle-même extraite de la période évoquée.

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Le RetroActive 1970’s Wonder Woman propose un récit écrit par Denny O’Neil, scénariste important dans la carrière de l’héroïne puisqu’il s’est chargé de la période durant laquelle Wonder Woman est devenue tout simplement Diana Prince, une aventurière en tenue blanche marchant dans les pas de Modesty Blaise ou d’Emma Peel.

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Assisté du dessinateur J. Bone, O’Neil triche un peu avec la proposition de base, puisqu’il ouvre son récit avec une Wonder Woman en costume, qui saute en parachute de son avion invisible et se dirige vers une Île du Paradis… en train de sombrer dans l’océan. Plongeant dans les flots, l’Amazone découvre ce qui s’apparente à un vaisseau extraterrestre, sorte d’araignée métallique dont l’intérieur est plus grand que l’extérieur.

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Là, une voix étrange, provenant d’un cube flottant au visage incertain lui intime de se soumettre à trois épreuves afin de racheter son péché : le péché en question, c’est de s’être elle-même amoindrie. Comprenant que son interlocuteur ne changera pas de discours (et qu’il est en mesure de menacer l’Île des Amazones), Wonder Woman accepte de relever ses trois défis.

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Mais pour ce faire, elle doit redevenir ce qu’elle était à l’époque de son péché : et donc, la voici qui se change à nouveau en Diana Prince, l’aventurière sans pouvoir.

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Et la voilà qui est envoyée ailleurs, où elle affronte d’abord une version hommasse de Jeanne d’Arc puis une vision basse du front du biblique Goliath. Depuis le début de ces épreuves, J. Bone glisse un papillon jaune dans les planches, dont bientôt Diana s’aperçoit de la présence. Pressentant quelques stratagème obscur, l’Amazone frappe l’insecte d’un jet de caillou et découvre que la bestiole est en fait un robot chargé de retransmettre ses faits et gestes.

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Dans le même temps, une conseillère scientifique de la Reine Hippolyte examine de près un « fragment » que le « visiteur » a « laissé derrière » et affirme que l’objet est vieux de quinze milliards d’années (donc plus vieux que l’univers, répond la souveraine d’un être pénétré).

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Ce fil d’intrigue finit par rejoindre celui qui concerne Diana. Car après avoir dégommé le robotique papillon, elle a enclenché sans le vouloir une réaction de la part du visiteur : l’île est remontée du lit de l’océan, retrouvant la lumière du jour. La scientifique de la cour explique que, selon elle, il s’agit là d’un dispositif automatique qui, suite à quelque avarie, s’est mis en route tout seul. Mais une chose est sûre, ce qu’a vécu Wonder Woman était bien réel, comme en témoigne la blessure infligée par Jeanne d’Arc. Les trois femmes s’interrogent afin de savoir si les trois épreuves ont été relevées (Jeanne d’Arc, Goliath… le fleuve en furie serait donc la troisième ?) et semble rester sur leur faim, à l’image du lecteur qui peut légitimement avoir la sensation de rester sur sa faim tant sont nombreuses les questions en suspens : l’identité du visiteur, la réelle motivation des épreuves, la connaissance qu’il démontre de la carrière de l’héroïne, autant de détails dont les auteurs n’éclairent aucun aspect en nous faisant « le coup de la panne » de la machine extraterrestre.

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Au moins, le récit est très joliment dessiné par J. Bone, au style parfois irrégulier mais toujours très agréable à l’œil. Cependant, on sent que le suivi éditorial n’est pas des plus performants : une bulle mal dirigée rend la scène de retrouvailles entre Diana et Hippolyte des plus maladroites, le récit se conclut sans mot « fin », de nombreuses questions demeurent irrésolues (quel dommage sur un récit court) et l’équilibre global de la narration, qui se perd dans une intro trop longue et des séquences un peu longues destinées uniquement à mettre en valeur la partie graphique, est plutôt bancal.

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Ce récit est complété par la réédition de Wonder Woman #201, écrit par Denny O’Neil et illustré par Dick Giordano, dans lequel Diana Prince, toujours accompagnée de son mentor I-Ching, cherche à retrouver Johnny Double et finit par croiser Catwoman. Un récit très o’neilien qui mêle voyage, exotisme et baston, à l’image de ce qu’il fait sur Batman avec Neal Adams.

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