1941-2021 : BON ANNIVERSAIRE WONDER WOMAN !

Ah merci Jim, je ne sais pas pourquoi l’image n’apparait pas lorsque je mets le lien. Lorsque tu postes il me semble que tout apparait, images et texte. Je ne dois pas faire la bonne manipulation.

En fait, quand j’ai envie que les visiteurs puissent trouver le message entier à la fois dans la discussion d’origine (par exemple « Rééditions DC ») et ici, je repars du post d’origine, je fais « répondre », je clique sur le phylactère qui apparaît dans le cadre puis, dans la partie forum en haut de l’écran, je me déplace jusqu’à revenir à la discussion sur Wonder Woman. Là, je clique sur « répondre », et on me propose de poster soit dans la discussion d’origine, soit ici. Je choisis de répondre ici, et ça place le truc en entier, dans un cadre grisé, comme une gigantesque citation (avec en bonus le lien vers la discussion d’origine).
Je rajoute en général un petit truc introductif au début, afin que Ronchonbot ne me fasse pas remarquer que le message est « vide ». Ou ma signature.
Le seul inconvénient de la manœuvre, et je crois que c’est toi qui le soulignais, c’est que, dans le cas d’images déjà de la largeur de la colonne, ça les étire et les déforme un peu.
L’autre possibilité que tu as, c’est de revenir à ton message d’origine (par exemple la dédicace de Yanick), de cliquer sur le crayon afin de corriger le message. Là, tu sélectionnes l’ensemble dudit message (Pomme A si tu es sur Mac), tu copies, puis tu refermes la fenêtre de correction, tu retournes au sujet où tu veux dupliquer, tu réponds et tu colles. Tu obtiens un doublon parfait de ton premier post. Mais tu n’as pas de lien permettant de naviguer directement de l’un à l’autre.
(C’est ce que j’ai fait ici, en copiant seulement la ligne associée au dessin.)
J’aime bien la première solution, parce qu’elle recopie le message tout en créant automatiquement un lien. Si tu préfères que les images soient présentées de la meilleure manière possible, la deuxième solution est peut-être plus pratique.

Jim

Le dessin est sympa, en tout cas.

Ça me rappelle brusquement (je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas repensé avant) un épisode de séance de dédicaces. C’était il y a trois ans à quelques jours près, Alberto Ponticelli était de passage à la Bédérie d’Aix à l’invitation de l’association À l’ombre des bulles. Trois filles, probablement des étudiantes, entrent dans la librairie par hasard en fin d’après-midi, alors que le groupe des « réguliers » de l’asso touche un peu à son terme. Elles se laissent tenter… et demandent toutes, l’une après l’autre, une Wonder Woman, dans la bonne humeur générale. Chouette souvenir.

Le résultat ayant été posté sur Facebook à l’époque avec l’accord des intéressés, je pense que je peux reposter ici :

:joy: Il a du souffrir Alberto. Je me souviens de sa venue au Lille Comics. Je lui ai demandé aussi une WW. Comme il est d’une grande gentillesse il me l’a faite avec plaisir, mais il s’est excusé de ne pas savoir dessiner de belles femmes. Il était tout désolé de ne pas pouvoir faire mieux.
Il a du s’entrainer parce que celles que tu postes sont très bien.

A Lille, il m’avait fait un Frankenstein ?

Je tente la méthode de Jim pour cette nouvelle WW

Ca y est, après une mauvaise tentative, celle-ci fonctionne !

A vous de voir si vous préférez cliquer sur le lien du sujet d’origine pour voir l’image non déformée, ou si vous préférez que je la poste à part. Dites moi.

J’aime bien celle-là, elle a un petit côté millerien.

Marrant, parce que je n’ai jamais ressenti ce genre de souci dans ses planches. J’ai à portée de main les deux premiers tomes de son Soldat Inconnu chez Urban, et c’est plutôt bien, les femmes y sont représentées de manière convaincante.

Jim

C’était après, je crois.

Ben oui, il ne sait pas dessiner de « belles » femmes : il ne sait qu’en dessiner des convaincantes…
~___^

Tori.

La mienne c’était en 2013. Dans la salle où on gelait sur place.
Je la retrouve et j’édite le message pour la poster.

Voilà.

Pas mal du tout !

Ouais. Surtout qu’il faisait un froid de canard à se geler les mains, dans ce festoche !

Très belle.
Et très convaincante, donc.

Jim

« The Countess of Dreams », tel est le titre de l’histoire courte écrite par Denny O’Neil et illustrée par Curt Swan, qui n’a jamais été publiée, et dont nous avons évoqué l’existence ici.

Cependant, la provenance exacte reste mystérieuse. Le propriétaire des originaux, Joel Thingvall, se fiant au « job number » (le « numéro de bon de commande », plus ou moins), estime que les planches ont été réalisées en prévision d’une publication du second semestre 1974.

There is no issue number on the art, but it does show the Job Number (S-1729). Swan drew Wonder Woman #212 (job S-1696; the cover was S-1734) and 214 (S-1763; the cover was S-1807) so I am guessing that this was done for June-November 1974 publication. The story was written by Denny O’Neill but no inker… all Swan pencils.

Suivant un raisonnement voisin (à partir des « job numbers »), la rédaction de Back Issue #118 s’interroge sur la provenance de cette histoire. Tout d’abord, le signataire relève que les trois premières planches du récit seraient dessinées par John Rosenberger, et non Curt Swan comme le lettrage du crédit et les propos de l’acheteur des originaux le laissent entendre. Pour ma part, je ne connais pas assez bien le style du premier pour affirmer cela de manière aussi assurée. Qui plus est, des effets de lumière semblent similaires entre la page 3 (Rosenberger ?) et la page 4 (Swan ?). Dans le même ordre d’idée, la transformation de Diana en Wonder Woman, qui prend trois cases, me semble une astuce que Swan a imposée à la série.

Bref.
Pour l’auteur de l’article, c’est bien Julius Schwartz qui commande l’histoire. On songe donc qu’elle doit faire partie de la relance du titre que le responsable éditorial orchestre à l’occasion des « Douze Travaux ». Ces récits fonctionnent sur un principe imposé par le scénariste du premier chapitre, Len Wein : un membre de la Ligue de Justice se penche sur une mission de Diana dont il a été le témoin. L’histoire aurait-elle donc été écartée parce qu’elle ne correspond pas à ce modèle ? C’est possible. Mais alors pourquoi n’a-t-elle pas paru plus tard ? Le sujet de la drogue aurait-il refroidi les responsables éditoriaux ou la direction ?
La pagination peut constituer un indice. L’histoire ne fait que dix pages, ce qui ne correspond qu’à la moitié des chapitres de ce cycle d’épisodes.
L’article de Back Issue avance une autre hypothèse. Scénariste de « The Countess of Dreams », Denny O’Neil est également l’auteur de « The Deadliest Enemy of Gotham City! », un récit de Batman illustré par Frank Robbins et consacré au même sujet, la drogue. Plus intéressant encore, les « job numbers » demeurent assez proches, S-1725 pour l’aventure du Chevalier Noir, et S-1729 pour celle de la Princesse Amazone. Ces originaux ont été achetés par un fan, Paul Handler, à qui le vendeur a affirmé que l’histoire faisait partie d’un lot avec deux autres récits.
C’est là qu’intervient le témoignage de Paul Levitz qui, en 2016, pense se rappeler l’existence d’un comic book promotionnel anti-drogue. Ce projet éditorial aurait été monté en partenariat avec une quelconque agence gouvernementale mais n’aurait pas abouti. Je reste perplexe face à une telle idée, tant l’assouplissement du Comic Code est encore récent à l’époque et les habitudes de publier des comics « à message » pas encore aussi bien installée que dans la décennie suivante, mais le faisceau d’indices et de témoignages tend à me donner tort.
Selon l’article toujours, l’idée d’une anthologie thématique visant à dénoncer les méfaits de la drogue reviendrait à Carmine Infantino, qui aurait demandé à trois de ses responsables éditoriaux, Julius Scwhartz, Murray Boltinoff et Joe Orlando, de mettre en chantier une histoire chacun. Si l’on en croit Paul Handler, le revendeur de planches originales aurait vu passer un récit de Jimmy Olsen illustré par Kurt Schaffenberger (en provenance du bureau de Boltinoff, donc) et une histoire d’amour dessinée par Win Mortimer (sans doute à l’instigation d’Orlando).
Si un tel projet a existé, les raisons de son abandon demeurent inconnues.

Jim

Revenons au dessinateur John Rosenberger. L’article que Back Issue #118 consacre aux récits inédits de DC évoque le décès de ce dernier, qui luttait alors contre un cancer du foie. Et l’auteur précise que l’illustrateur est mort alors qu’il travaillait sur deux comic books. Le premier, selon lui, est donc « The Countess of Dreams » évoqué plus haut, et dont il aurait dessiné les trois premières planches avant d’être relayé par Curt Swan, au style voisin.
Il cite également Wonder Woman #217, un numéro faisant partie du célèbre cycle des « Twelve Labors » qui marque l’arrivée de Julius Schwartz à la direction éditoriale du titre. D’après l’article, Rosenberger aurait dessiné quatre pages avant de demander à être remplacé. Ce sera Dick Dillin qui reprendra l’épisode, et ce dès la première planche (encré par Vince Colletta, qui occupe depuis quelques mois le poste de directeur artistique de DC).
Voilà les trois premières planches de Wonder Woman #217, crayonnées par John Rosenberger :

Et les trois premières planches de la version publiée, par Dick Dillin et Vince Colletta :


Jim

C’est pas mal du tout, Dillin. Je ne ne connaissais pas.
Je dirais qu’il empreinte à deux dessinateurs, dont je tairais le nom pour éviter qu’on me montre du doigt si j’ai tout faux !

C’est le dessinateur qui illustrera Justice League of America entre Mike Sekowsky et George Pérez. Tu as sans doute rencontré son style dans des anthologies DC, le Crisis Compagnon par exemple.

Jim

Parles-en à ma bibliothèque, plutôt.

Les Amazing Spider-Man 96 à 98, sortis au printemps 1971, abordaient le sujet de la drogue… Du coup, il se sont passés du sceau de la CCA :
27942

27943

27944

Tori.

L’assouplissement du Code date de janvier 1971, et concerne le portrait de criminels, qui peut se montrer sympathique du moment qu’ils soient punis à la fin. Ça autorise aussi l’apparition de loups-garous, de vampires et de personnages jouissant d’antécédents littéraires (ce qui a fait que les zombies ont mis plus de temps à revenir).
Les deux épisodes où Speedy est sous l’emprise de la drogue, Green Lantern / Green Arrow #85 et 86, sont datés d’août et octobre 1971, mais sortent avec le sceau du Comics Code. J’ai appris que c’était John L. Goldwater (le fondateur d’Archie Comics) qui a refusé que les épisodes de Spider-Man soient frappés du sceau : il remplaçait alors Leonard Darvin, malade. Il est vraisemblable que ce dernier soit remis au moment où DC soumet son histoire en deux parties, et s’aligne sur les nouvelles directives.
Cependant, l’anecdote démontre bien que les mentalités ne sont pas encore tout à fait prêtes. Trois ans après ? Peut-être que si, et peut-être que je suis plus pessimiste à l’égard des décideurs qu’il ne faudrait. De plus, il est fort vraisemblable, effectivement, qu’une agence gouvernementale ait contacté DC : après tout, il semblerait que les épisodes de Spider-Man aient été mis en chantier sur la suggestion du Department of Health, Education and Welfare. L’opération aurait pu être reconduite. Mais pourquoi dans un comic book dédié, là où l’histoire de Spidey a été publiée dans sa série (profitant de sa renommée) ? Et pourquoi, surtout, le projet n’a-t-il pas abouti ?

Jim