1961-2021 : BON ANNIVERSAIRE LES 4 FANTASTIQUES !

Mark Brooks :

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Nick Bradshaw :

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Lee Weeks :

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Magnifique.

Jim

Fan-film :

FANTASTIC FOUR #350 et 352 :

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Le 350ème numéro des 4 Fantastiques fut l’occasion pour Walt Simonson d’écrire son histoire avec le Docteur Fatalis…et il avait bien l’intention de faire que cet affrontement ne ressemble pas aux centaines qui ont précédé. Cela commence avec la vision d’un Fatalis vêtu d’une armure brillante, arrêtant net le conflit qui oppose Kristoff et un autre Fatalis qui se trouve être un Doombot. Le souverain de Latvérie révèle que sa dernière visite dans son royaume remontait à une longue période, volontairement non définie par l’auteur, et il éprouve alors le besoin de se remettre au courant de certains dossiers, comme la situation actuelle de ses vieux ennemis.

Cette idée aurait pu permettre aux différents scénaristes de « faire le tri » entre toutes les apparitions de Fatalis…mais l’excuse systématique du robot aurait été un peu trop facile, engendrant la confusion dans certains cas. Ce qui explique certainement que le « Fatalis brillant » ait fait long feu (Tom de Falco et Paul Ryan sont vite repassés à l’armure classique pour leur run ). Mais cette réserve mise à part, ces deux épisodes sont très réussis.

Le #350 est une variation sur le passage obligé du combat dans le château de Fatalis et après une longue et intéressante mise en place, l’action est soutenue et palpitante jusqu’à la dernière page de ce numéro double. Mais le meilleur était encore à venir. Dans le #352 (le #351 est un fill-in par Len Kaminsky et Mark Bagley), Reed et Fatalis se livrent à un combat temporel intense, superbement orchestré par Walt Simonson (voir le post #1504 pour plus de détails par l’auteur lui-même).

Bien entendu, cette situation a précipité l’intervention de la Time Variance Authority , juste à temps pour les deux derniers numéros de la prestation de Walt Simonson…

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FANTASTIC FOUR #353 et 354 :

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Walt Simonson ne s’en est jamais caché : le Time Variance Authority (l’agence surveillant les différentes réalités du Multivers que l’on peut voir actuellement sur le petit écran dans la série Loki ) est pour lui une satire à peine voilée du Marvel de l’époque…et ce n’est pas pour rien que l’agent Mobius est représenté avec le visage du scénariste et responsable éditorial Mark Gruenwald (qui nous a quittés trop tôt en 1996 à l’âge de 43 ans). Simonson a fait partie de ces auteurs qui n’ont pas vraiment apprécié la façon dont Marvel évoluait vers la fin des années 80 et au début des années 90, se plaignant notamment d’ingérences éditoriales lors de son cours run sur les Avengers .

L’amusant périple temporel (une constante de la prestation de Simonson), qui commence par une visite guidée du TVA (et sa bureaucratie très spéciale) par un Mobius tombé sous le charme de Sharon Ventura, peut alors être vu comme une « remise à zéro » par un Simonson qui range ses jouets de manière très divertissante. À bord d’un « train express cosmique » , les F.F. voyagent littéralement jusqu’à un endroit du temps où la nouvelle équipe créative (Tom de Falco et Paul Ryan) pourra repartir tranquillement sur de nouvelles bases.

Cette situation est exprimée par la façon dont les Fantastiques quittent le train : ils se désapent, laissent leurs costumes derrière eux, se rendent compte qu’il ne s’est passé qu’une seule journée depuis leur départ…et même Ben retrouve son aspect classique (car il « faut croire qu’il plaît plus comme ça » ). Ben et Johnny recommencent rapidement à se chamailler…et comme le dit Reed, « tout est rentré dans l’ordre » !

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Et c’est fini pour le run de Walt Simonson :

  • #334 à 336 : post #1469
  • #337 à 341 : post #1489
  • #343 à 346 : post #1497
  • #347 à 349 : post #1498
  • #350 et 352 : post #1541
  • #353 et 354 : post #1542
    Et pour l’annual 23, que je n’ai jamais lu, Soyouz en a causé au post #264 (Rescapé du Futur).

À noter que pour cette fin de run la plupart des FF ont droit à leur propre couverture excepté Sue Storm, qui se fait voler la vedette par une locomotive volante (rappelant un peu celle d’Emmett Brown :wink:).

Timetrain

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Et peut-être aussi, un peu, celui de Leiji Matsumoto.

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Jim

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Tiens, je connais ça via l’animé !

Moi, j’ai connu via Jérôme Wicky, qui m’en a parlé dans des conversations consacrées à Albator, mais je pense que je n’ai jamais vu le dessin animé (toujours la même chose : diffusé en 1988 en France, donc pile la période où j’étais loin de tout poste de télé…). Et je sais que je n’ai jamais la bande dessinée.

Jim

et vraiment en catimini je trouvais

Photoshoot (feat Vic Mackey & Steve Rogers) :

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Doug Jones sur le tournage de Rise of the Silver Surfer (2007) :

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#flashbackfriday If you thought my Silver Surfer character from FANTASTIC 4: Rise Of The Silver Surfer was all CGI, this behind the scenes photo from our shoot 15 years ago proves otherwise. CGI enhancements added in post production. . Prosthetic makeup by

@SpectralMotion

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DD

Mais c’était prévu des le départ que son run devait être « aussi court » ou sa fin fut précipitée ?

Extrait d’interview :

Q. « Do you remember why you left the Fantastic Four? »

A. « It wasn’t anything specific to me personally. It was more the direction - editorially speaking - Marvel was going in at the time that I felt made it more difficult for me to do my best work. » [Older guys were being « mothballed » in favor of new guys, which is normal, but it was done in a way he found to be abrupt and disrespectful.] « …the atmosphere at Marvel was becoming less enjoyable, the scope for good creative work was more limited. I just felt I’d be better served if I went someplace else where I could do work the way I thought it should be done. » ( - Simonson, « Comics Creators on Fantastic Four » p.135)

merci doc

FANTASTIC FOUR #357 et 358 :

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Après le départ de Walt Simonson, le comic-book des 4 Fantastiques a été confié au scénariste Tom DeFalco (qui fut aussi à la même période l’ editor-in-chief de Marvel ) et au dessinateur Paul Ryan, au style classique et solide. Une équipe stable puisqu’elle est restée aux commandes jusqu’à la fin du volume 1 en 1996, soit six ans (il n’y a que pour les deux derniers numéros pré- Heroes Reborn que Paul Ryan a été écarté et remplacé par Carlos Pacheco).

Une période qui n’a pas été un long fleuve tranquille…DeFalco était un homme très occupé, en plus de ses responsabilités de rédacteur en chef, il écrivait aussi plusieurs séries, dont Thor et Thunderstrike . Pour tenir les délais, Paul Ryan a donc participé régulièrement à l’élaboration des histoires.

En plus de cela, et même si le titre vendait encore les premiers temps (au moins jusqu’à la décision de faire appel aux Image Boys ), la direction prise par la série n’a pas été du goût d’une partie des lecteurs de longue date, DeFalco révélant même qu’il fut surnommé « The Evil One » par une frange du lectorat. Il est clair qu’il n’avait pas peur de faire bouger les choses, quitte à succomber à tous les effets de mode des années 90…

Et secouer la famille, il l’a fait dès son deuxième numéro, en faisant table rase de ce qui a précédé et en concoctant un épisode qui a su maintenir son suspense jusqu’au choc de la dernière page : dans un twist à la Secret Invasion avant l’heure, on découvrait que Johnny n’avait pas épousé Alicia Masters, mais Lyja, une espionne skrull qui avait pris la place de la sculptrice aveugle depuis la période des Guerres Secrètes . Un retournement de situation digne d’un soap-opera ! Mais même si DeFalco et Ryan ont en effet abusé régulièrement des grosses ficelles, il y a encore des moments très divertissants dans leur prestation, comme le double épisode 358 (qui fêtait les 30 ans des F.F.), dans lequel l’équipe part dans l’espace sauver Alicia. De l’action, du drame, des révélations, des rebondissements, un bon cliffhanger …ça ne valait peut-être pas les grandes périodes du titre mais pour moi, la lecture n’était pas si désagréable que ça…

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