1961-2021 : BON ANNIVERSAIRE LES 4 FANTASTIQUES !

ULTIMATE FANTASTIC FOUR #1-6 :

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Dans la série Ultimate Marvel Team-Up , Brian Michael Bendis avait livré des versions Ultimate de nombreux personnages Marvel et les 4 Fantastiques en faisaient partie (voir post 2121). Mais le scénariste n’avait pas vraiment procédé à beaucoup de changements et ces F.F. ressemblaient à s’y méprendre à la version classique de la Première Famille. Quand les discussions sur le lancement d’une série Ultimate Fantastic Four ont débuté (réunions de travail dont a fait partie Grant Morrison…il était même un temps question qu’il écrive le comic-book mais l’écossais est ensuite reparti chez DC), la décision a été prise de « reprendre à zéro » et de véritablement « ultimiser » les 4 Fantastiques .

Dans Ultimate Fantastic Four , les F.F. sont donc plus jeunes et il n’est pas question de vol spatial. Reed Richards est présenté comme un enfant prodige, incompris par ses parents et harcelé à l’école (heureusement qu’il peut compter sur son ami Ben Grimm pour lui sauver la mise). L’adolescent est découvert par un officiel du gouvernement nommé Willie Lumpkin et emmené dans une école de petits génies situés dans le Baxter Building à New-York et c’est là qu’il rencontre notamment Susan Storm, son frère Johnny et un étudiant européen arrogant, Victor Van Damme (rien à voir avec qui vous savez).

Et c’est quelques années plus tard, lors d’une expérience ratée de téléportation vers un univers parallèle appelée la « Zone-N », que tout ce beau monde va acquérir d’étonnants pouvoirs (même Van Damme, mais ça on y reviendra dans un autre billet). À l’image de Ultimate Spider-Man , il faut six épisodes à Brian Michael Bendis et Mark Millar (qui se sont occupés de ce premier arc narratif) pour raconter ce qui avait pris un seul numéro à Stan Lee et Jack Kirby dans les années 60 (le premier adversaires des F.F. est le même, l’Homme-Taupe).

Mais la décompression de l’histoire est tout de même évitée, grâce à un bon travail de construction des personnages (qui a en partie inspiré la dernière version ciné pour un résultat qu’il faut hélas mieux oublier), une progression dramatique bien amenée après la catastrophe qui donne aux personnages leurs pouvoirs et un dernier acte assez spectaculaire illustré par un Adam Kubert inspiré. Ultimate Fantastic Four est une série qui est très vite devenue inégale en qualité, mais ce début reste efficace et très agréable à (re)lire.

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ULTIMATE FANTASTIC FOUR #7-12 :

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Brian Michael Bendis et Mark Millar étant déjà très occupés, la série Ultimate Fantastic Four a changé de scénariste dès son #7. Warren Ellis a pris les commandes pendant un an avant un court intérim de Mike Carey et le retour de Mark Millar au #21 avec Greg Land aux dessins (et un premier arc narratif qui a introduit le concept des Marvel Zombies …autant d’éléments qui ne me donnent pas envie de poursuivre la relecture au-delà de cette première année). Graphiquement, la courte période Ellis reste de qualité puisque Stuart Immonen a illustré l’arc Fatalis avant de repasser les crayons à Adam Kuber pour les #13 à 18.

Comme je l’ai écrit dans mon précédent billet, Ultimate Fantastic Four est vite devenu inégal, un constat qui s’applique dès cette deuxième histoire. Cela reste encore pas mal, il y a de bonnes interactions, des dialogues savoureux, une dynamique qui commence à se former entre ces jeunes F.F. qui apprivoisent leurs nouvelles capacités tout en tentant de retrouver l’homme qui a saboté l’expérience de téléportation, Victor Van Damme. Mais Warren Ellis tire tout de même un peu trop à la ligne et je me dis que l’ensemble aurait franchement pu être concentré en 4 chapitres au lieu de six.

Et vient le cas de Fatalis. Okay, c’est une version alternative…mais il y a des variations qui fonctionnent plus que d’autres et ce n’est pas le cas de celle-là. Un membre de la branche belge des descendants de Dracula qui sabote une expérience dans le but d’acquérir la puissance suffisante pour être digne de son héritage guerrier et qui se transforme finalement en homme de métal aux pieds de bouc ? Hummm…je n’avais pas aimé à l’époque et j’avoue que je trouve ça toujours aussi stupide…

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the cover to Ultimate Fantastic Four #7 by Stuart Immonen and Laura Martin

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Oui, j’ai le même ressentiment sur la série tellement inégale tout du long. Il n’y a guère que Carey qui a réussi à stabiliser, sans briller.

Paul Renaud :

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La période avec Ferry ?

Les debuts de son remake du fourth world etaient très biens.

Oui.
Mais il était là aussi avec le dessinateur aux traits plus figés, je n’ai plus le nom.

Ah, c’est-à-dire ?

Bah les forever people qui debarquent et emmènent les ff sur apokolips où ils croisent kalibak/ronan et darkseid/thanos.

Bien vu. Je n’ai pas souvenir précis de ces épisodes, mais je vois ce que tu évoques.

Les forever people sont très bien adaptés et modernisés surtout. C est cela qui m avait beaucoup plus.

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Je n’avais pas suffisamment de connaissances en 4th World, à l’époque, pour faire le lien.

Steven Butler :

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Starlin :

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WHAT IF ? NEWER FANTASTIC FOUR :

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Le second volume du comic-book What if ? s’est arrêté en 1998 au #114. Marvel a ensuite relancé le concept à partir de 2005 sous la forme d’une salve régulière de one-shots (cinq ou six, chaque année ou presque). What if ? Newer Fantastic Four imagine un monde où l’équipe des « Nouveaux 4 Fantastiques » (rassemblée par Walt Simonson et Arthur Adams dans un fameux arc narratif en trois parties, voir post 1498), Spider-Man, Hulk, Wolverine et Ghost Rider, ne s’est jamais séparée.

Dans ces numéros spéciaux, il n’y avait plus de présentation du contexte par le Gardien (et c’est bien dommage car c’est ce qui faisait aussi le charme de la série originelle) et c’est une réplique au détour d’une case qui nous apprend que les Fantastiques de cette réalité parallèle sont morts. L’action démarre rapidement et il ne faut pas longtemps pour comprendre que le scénariste revisite ici les événements de la saga du Gant de l’Infini de Jim Starlin.

Comme beaucoup de Et si ? de cette période, Paul Tobin livre une copie peu inspirée. Il y a deux ou trois bonnes idées (notamment le destin de Bruce Banner) mais dans l’ensemble il signe un What if ? fainéant, à la partie graphique qui ne relève pas vraiment le niveau. Complice de Paul Tobin sur plusieurs titres jeunesse, Patrick Scherberger peine dans les aspects spectaculaires et cosmiques du récit. Vite oubliable (c’est d’ailleurs ce que j’avais fait depuis mon unique lecture en 2010)…

Je suis le seul à avoir aimé les zombies de Millar ?

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Dan Panosian :

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Dan Panosian :

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Panosian est vraiment devenu un tueur hors catégorie !