1962-2022 : BON ANNIVERSAIRE HULK !

V.I. HULK #4 (#386 et 387) :

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Les #386 et 387 de Incredible Hulk sont une variation sur la question « si vous pouviez sauver des millions de vie en remontant le temps pour supprimer Hitler enfant, le feriez-vous ? » . À cette interrogation, il n’y a pas vraiment de réponse satisfaisante et c’est ce que montre Peter David, notamment par la réaction finale d’Agamemnon, premier indice de la nature ambivalente du grand maître du Panthéon.

D’après une vision de Pythie, le fils d’un diplomate israélien deviendra dans le futur un dictateur sanguinaire. Achille devait persuader les parents de confier l’enfant au Panthéon (enfin, c’est ce que l’on croit au début) mais il a tenté de l’assassiner. Agamemnon envoie alors Hulk et Rick Jones sur place. Une situation explosive qui se complique vite quand la super-agente israélienne Sabra entre dans l’équation…

Le rythme est soutenu, Peter David alterne les actions avec efficacité et après un affrontement musclé entre le colosse de jade et Sabra, on en apprend plus sur le passé et les motivations de Achille. Le final est donc assez ambigu, en posant les bases d’un mystère autour de la personnalité d’Agamemnon.

Graphiquement, je trouve tout de même l’encrage de Joe Rubinstein, invité sur Incredible Hulk #387 , moins adapté aux crayons de Dale Keown que celui de Mark Farmer. C’est un peu raide, moins harmonieux…alors que j’ai souvent apprécié son travail sur d’autres séries…

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Une comparaison qui se fait également en sa défaveur pour le triptyque avec les Broods (Green convenant mieux à Silvestri).

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Quand Al Ewing se réapproprie une réplique du film Avengers (à la fin d’Immortal Hulk #6) :

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Ouaip…perso, j’ai plus apprécié son travail sur des runs comme les Amazing de DeFalco et Frenz et les Cap de Stern et Byrne…

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Artist Romeo Tanghal Sr reimagined Steve Rude’s cover. It is cool to ask artists to do that

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Schmidt :

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Stegman :

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Stegman ( She-Hulk #4 page 9)

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Phil Jimenez :

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Le générique de la série TV revu par les Griffin :

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Dustin Weaver :

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Marc Ellerby :

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Alex Saviuk :

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V.I. HULK #5 et 6 (#388, 390 à 392) :

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Apparu pour la première fois dans les pages de Incredible Hulk #131 , Jim Wilson (le neveu de Sam « Cap/Falcon » Wilson) est un des plus vieux amis de Hulk, qu’il a accompagné régulièrement car il était alors l’une des rares personnes à avoir une influence positive sur le caractère très instable du titan vert. Jim a ensuite un peu disparu de la circulation avant de réapparaître dans le #388, un numéro dans lequel on apprend que le jeune homme a contracté le virus du Sida. Abandonné par sa petite amie, Jim a pris la direction d’une clinique pour sidéens à Los Angeles et a demandé à Rick Jones de venir donner un concert pour soulever des fonds.

C’est ce moment que le gangster Paul Lang a choisi pour envoyer le super-assassin Speedfreek tuer le malade qu’il juge responsable de la contamination de son propre fils. Hulk est un peu en retrait (il intervient surtout pour la baston finale) dans cet épisode qui vaut surtout pour ses moments intimistes sur un sujet difficile traité avec justesse (je pense notamment à la réaction de Rick à la nouvelle de l’état de santé de Jim).

Si Hulk n’était pas présent pour accompagner Rick à L.A., c’est parce qu’il préparait sa prochaine mission avec le Panthéon, aider le peuple du Trans-Sabal, un état fictif régi par un dictateur. Autre thème fort (dont David avait posé les bases depuis quelques numéros) pour un arc narratif en trois numéros (qui débute dans la V.I. Hulk #5 pour se terminer dans la suivante) pas avare en rebondissements, notamment en faisant intervenir les héros de l’autre série scénarisée par Peter David, X-Factor période Havok et cie.

À nouveau illustré par un Dale Keown au top (il s’amuse notamment à faire de Hulk un héros à gros flingues caractéristique des années 90…les pantoufles en plus), cette saga fait évoluer les héros sur « un terrain glissant » , pour reprendre les termes du colosse de jade. Il y a tout de même quelques touches de légèreté qui ne diminuent en rien la gravité de ce qui est raconté. Car tout cela ne pouvait que mal finir et les dernières pages du #392 ( V.I. Hulk #6 ) sont puissantes et poignantes (surtout les trois dernières cases).

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Marini :

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Mike Deodato Jr :

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SNL - The Impossible Hulk :

Chris Samnee :

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HULK V.I. #7 (#393 et 394) :

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Hulk #393 est l’épisode qui marqua le trentième anniversaire du titan vert en 1992. Un numéro massif, avec une histoire principale (publiée dans cette septième V.I. de Semic ), une back-up (illustrée par Herb Trimpe, dessinateur historique du héros, et restée inédite) et un article et des illustrations en bonus (rassemblés dans le Strange Spécial Origines #277 …et dans ce sujet anniversaire à partir du post #208). Dans Cercle Vicieux , Peter David orchestre les retrouvailles de Hulk et de Igor Drenkov, l’espion russe qui était chargé d’infiltrer le projet Gamma et dont les actes ont contribué à la naissance de Hulk.

Le scénariste réussit une nouvelle fois l’équilibre entre l’action musclée (par le combat entre les guerriers du Panthéon et les super-soldats soviétiques) et un aspect un peu plus « psychologique » . Igor est présenté comme un homme brisé, en proie à une profonde culpabilité qui le mène aux portes de la folie. En ce sens, la dernière page est particulièrement troublante, Igor s’interrogeant sur les conséquences de ce jour fatidique en s’adressant à ceux qui l’entourent…et peut-être même bien aux lecteurs…

Dale Keown fait hélas une pause pour l’épisode suivant et laisse les crayons au fade Andrew Wildman. Vengeance à froid introduit un nouveau personnage, Trauma, et pose les bases d’une future (et excellente) saga. C’est décevant niveau dessins mais Peter David continue de construire son grand plan d’ensemble sur le Panthéon par petites touches et n’oublie jamais les personnages secondaires avec une bonne sous-intrigue sur Rick Jones, confronté au retour de sa véritable mère…

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