Des vilains par Alex Cormack
Parker’s luck, my ass !
C’est fou comme les films de Raimi m’ont fait apprécier Parker, que je trouvais particulièrement agaçant à toujours pleurnicher dans les comics.
Même celui de stern ?
J’aimais bien. Mais parce que j’apprécie le côté soap opera. Il y avait de la rivalité, des flirts et du non dit (dans mes souvenirs), mais surtout de l’action qui pète! Je n’ai pas vraiment connu le Bouffon Vert. La nemesis de Spider-Man quand j’ai commencé, c’était le Super Bouffon, donc tu ajoutes à ce que j’ai écrit le concept de l’identité secrète, et c’était chouette .
Mais Parker restait un mec beau gosse, qui réussit à attirer de très jolies filles. C’est un peu le problème des comics : tous les personnages sont beaux (en dehors du Parker de Ditko), donc comment croire à son manque de confiance par exemple ? Une idée que j’avais aimé à l’époque, c’est quand la Chatte Noire avait découvert l’identité de Spider-Man, et le trouvait finalement quelconque… Bon, après, je ne m’identifiais pas au personnage, qui était dans des situations où il posait des lapins à tout le monde, se plaignait tout le temps… Gamin , ça pouvait passer (et encore, je n’avais pas envie de lire ce genre de personnage en fait) , adulte, tu as une lecture différente : il y avait des moments où Parker est odieux, sans gênes, un peu égoïste… c’est un archetype difficile à gérer dans le milieu du comic book où les personnages ne vieillissent pas vraiment, mais qui demandent tout de même une certaine évolution pour ne pas passer pour le vieux garçon de plus de 30 ans qui n’arrive pas à avoir un emploi stable et à préférer sa tante à sa femme…
Par contre, j’étais très très fan de la période Ultimate de Bendis et Immonen. Ils arrivaient à capter l’adolescence, à développer des relations crédibles, drôles, qui me plaisaient énormément ! Une partie de Brand New Day ètait pas mal dans sa volonté de revenir aux racines du personnages, mais faire du Parker loser, c’est lassant, et du Parker chef d’entreprise, je m’en cogne.
La seule période qui ne peut que fonctionner, c’est l’adolescence. Parce que l’identification repose ou sur des souvenirs, du vécues, ou sur une forme d’extrapolaton (“si j’avais été à sa place… si j’avais vécu ça… “)
C est ditko qui amorce le virage beau gosse. Peter sortait de sa coquille au fur et à mesure
Justement : ce que j aimais chez stern, c etait le spidey qui assure.
Et Gaston lagaffe.
Je trouve le couple peter et mj hipster chez hickman, le seul interet de la nouvelle serie ultimate.
Checchetto les dessine tres bien.
Ca me semble une piste tres porteuse pour rendre spidey à nouveau pertinent.
Et Romita Sr enfonce le clou (personne n’échappe à la “glamourisation” chez lui, même pas Hulk).
Sa réaction a ce qui avait précédé dans les 70’s (Spidey mis en difficulté par des villains de moindre envergure), d’où le choix de ramener la Tarentule (que Stern n’a pas ménagé).











