La nature de Jonathan Tremont, le leader de la Triune, ne fait plus de doutes dans le #26 de Avengers, avec une scène le montrant absorber l’énergie émanant de l’adoration de ses ouailles. il pousse encore plus loin son plan pour discréditer les Avengers en piégeant une équipe « bis » (Carol Danvers, Silverclaw, Ant-Man et Captain Marvel) rassemblée par un faux Captain America, en réalité un mercenaire bien connu payé par Tremont. Dessiné par Stuart Immonen, l’épisode orchestre une dynamique d’équipe différente (revoir le duo Genis-Vell/Rick Jones rappelle la très bonne période de la série de Peter David) et ajoute efficacement un nouvel élément à l’intrigue au long cours de la Triune.
George Pérez est de retour pour le #27, un chapitre entièrement centré sur la formation d’une nouvelle équipe après les bouleversements précédents. Captain America préfère s’éloigner, Justice et Firestar veulent prendre un petit congé et Thor quitte le manoir avec fracas plutôt que de devoir s’excuser auprès des journalistes. Bref, c’est tendu et le fait que Duane Freeman, leur liaison avec le gouvernement, soit un membre de la Triune, n’arrange pas les choses, surtout quand ce dernier recommande Triathlon, le super-héros de la secte.
On ne peut pas dire que la confiance règne, ce qui était l’un des buts de Tremont depuis le début dans cette histoire qui parle de cirque médiatique et de manipulation, avec des interactions intéressantes entre Freeman et les héros, notamment sur la question de la représentation. Après des discussions difficiles, les nouveaux Avengers sont dévoilés aux médias : la Guêpe (Janet prend le poste de chef), Warbird, la Sorcière Rouge, Goliath (Hank Pym change de nom comme de chemises), Triathlon, Iron Man et Miss Hulk (qui essaye d’apporter un peu de légèreté alors que le coeur n’y est pas).
Présentée pour la première fois dans Avengers #8, Silverclaw, la protégée de Edwin Jarvis, n’avait pas joué un grand rôle dans la série, la jeune fille se consacrant principalement à ses études. L’arc narratif qui va du #28 au #30 est l’occasion d’en savoir plus sur les origines de Maria De Guadalupe Santiago, mi-humaine, mi-déesse, protectrice du peuple des Kamekeri tombé sous la coupe du sorcier Kulan Gath, un vieil adversaire de Conan le Barbare exilé dans l’univers Marvel depuis des années (des Marvel Team-Up et Uncanny X-Men scénarisés par Chris Claremont).
Après avoir reçu un télégramme lui annonçant que « le moment est venu », ce qui lui rappelle une prophétie évoquant un danger ancien, Maria est paniquée et les Avengers viennent à son aide. L’équipe se rend en Amérique du Sud et découvre que le village où est née Silverclaw ressemble maintenant à une cité venue d’un autre temps. Quand Goliath, Warbird et Miss Hulk tentent d’y pénétrer, ils sont transformés en une version alternative d’eux-mêmes avant d’être récupérés par leurs amis.
Kurt Busiek a ici un peu de mal à se renouveler car le principe rappelle l’aventure avec Morgane Le Fey qui avait inauguré ce volume 3. Malgré cette impression de déjà-vu, ces trois épisodes ne manquent pas d’action et de rebondissements, avec des combats qui jouent bien avec les possibilités des propriétés magiques du lieu et une intrigante apparition dans les dernières cases du #30. La partie graphique est par contre moins solide que d’habitude à cause d’un encrage inégal.
Dans cet arc, les deux nouveaux Avengers (Silverclaw devient réserviste à la fin de l’histoire) prennent un peu plus de place. Et Triathlon se montre particulièrement énervant car sa caractérisation pas vraiment nuancée fait qu’il n’échappe pas au cliché du héros noir en colère…
J’avais eu un peu de mal à apprécier ces épisodes, notamment par la rupture avec le changement d’équipe, et aussi Immonem qui ne me plaisait pas en remplaçant même temporaire de Perez. Je continue de penser que la première grande dynamique s’est terminée avec Ultron Unlimited.
All New, All Different Avengers 9 à 12 & Free Comic Book Day
Le début de l’arc commence par une petite aventure de la nouvelle Guêpe explorant ce qui s’avère être le corps de Vision. Ces pages dessinées par Alan Davis peuvent être vues comme un hommage à Neal Adams, mais reste assez anecdotiques. S’ensuit donc un épisode qui revient sur cet événement un peu nébuleux, où l’ombre de Kang semble planer. Passé cet « introduction », Waid envoie cette équipe de Vengeurs dans l’espace, à la recherche du père du jeune Nova.
C’est divertissant, avec une bonne gestion de l’équipe, ce qui crée une bonne dynamique, c’est fort joli et dépaysant.
Pourtant… J’ai remarqué après lecture que Civil War avait vraiment marqué une rupture chez les super héros, parce que je me demandais à chaque fois comment Iron Man pouvait accepter d’emmener des adolescents dans l’espace !! Avant de faire rentrer les héros dans l’ère « réaliste », me serai-je poser la question ? Peut être… Mais j’ai été surpris que Waid évite cette question et joue à fond la carte du divertissement sans trop créer de relations approfondies, voire conflictuelles entre les différentes générations.
Du coup, la lecture fut agréable sur la forme, mais sans grand intérêt sur le fond puisque les relations paraissent… Inexistantes… Ou peu crédibles dans le fonctionnement de l’équipe…
Mais le duo Asrar /McCaig est top (ce qui motiva l’achat je l’avoue) !
J’avais lu le 1er arc dessiné par Kubert à l’époque. Et j’avais trouvé ça très mauvais!!
Par contre, cet arc, je m’étais dit qu’un jour, je le lirai parce que j’avais bien accroché à la partie graphique. Et sur ce point, je n’ai pas été déçu.
Mais je crois que la suite est dessiné par DelMundo, et là, c’est pas possible pour moi !!!
Moi j’adore tout le début, jusqu’à Civil War 2 et la défection des jeunes (+ l’arrivée de Del Mundo), après on s’endort et la vrai suite c’est Champion (qui est encore mieux).
Je trouve que les relations entre persos sont là et très bonnes mais concentrés sur les jeunes.
Et puis les actions et péripéties étaient traités, aussi bien par le dessin que le scénar (y avait des stratégies, de la dynamique de groupe etcetera), dans le passage dont tu parles le coup du combat contre Annihilus chacun son tour avec les néga-bracelets c’était savoureux quand même.
Sur la forme, ça fonctionne très bien ! C’est dynamique et astucieux. Mais quand tu as un groupe aussi hétéroclite, qui n’a jamais fonctionné en équipe, je trouve que Waid ne travaille pas leur connexion, le rapport entre les « anciens » (Iron Man et Sam) et les jeunes, qui sont envoyés dans des situations dangereuses sans que ce soit abordé (Sam qui dit « attention, il y en a qui ont école lundi… »). Ça m’apparaît naïf, voire sans prise de position pour proposer uniquement de l’action. Sur ce point, je ne suis pas déçu. Mais sur cet arc, la seule complicité existante repose sur Nova, Mss Marvel et Miles, les autres sont totalement transparents.
Je suis d’accord que c’est la complicité entre les jeunes qui est la plus mise en avant et je te contredis pas forcément sur l’arc en question - me souviens pas assez - mais franchement toute la partie All New All Different d’Avengers je trouve que de l’ère moderne c’est celle ou tu sens le plus la camaraderie, on laisse le temps, on a des moments de vie, des discussions entre membres franchement bonnes, l’équipe se forme peu a peu, les personnages apprennent à se connaître et le côté collaboratif dans les combats rajoute aussi à ça.
Oui mais ça me dérange pas, comme tu dis au début c’est surtout que ça fait retour en arrière après les traitements qu’on a eu précédemment.
Le traitement marvelien des equipes a toujours reposé sur les conflits de personnalités même chez les vengeurs.
Fred ne pointe t il pas précisément que la camaderie affichée ne lui parait pas credible parce que justement elle ferait l economie de ces conflits, conflits fondés d ailleurs dans la continuité ?
Ce serait comme une camaraderie gratuite, un pré supposé, qui ne se serait pas gagné dans les epreuves traversees ensemble.
Dont il s’est servi pour son 1er arc de Flash (il admet avoir donné sa propre personnalité à Wally ainsi que sa façon de parler, avec des expressions que ses proches n’ont pas manqué de reconnaître).
Je me souviens lors du lancement de son run sur dd qu il se presentait comme maniaco depressif ou bipolaire. On comprenait qu il avait une conception très biologisante de sa « maladie ».
Il me semble qu il ne se cachait pas d avoir fait plusieurs cures avec des psy.
J en avais tiré malicieusement la conclusion que la psy americaine (que j imagine au mieux facon ally mcbeal) ne semblait décidément pas bien efficace.