En partie la faute à Bill Jemas (les dessinateurs stars étaient alors souvent réservés pour les titres Ultimate/spidey/mutants). Ce n’est qu’après son départ que cette tendance change.
Ouais, c’était chiant quand ils faisaient ça. Et il arrivait aussi que les épisodes de deux séries (ou d’un épisode et la moitié d’un autre) se suivent sans séparation, ce qui pouvait être parfois assez confus…
Pourquoi avait ?
J’en pense pas moins.
Carburant à Mallrat.
Non y a rien a ajouter a cette verité et encore… le pire est surement le debut des 90’s jusqu a reborn…
Mais oui jusqu a new avengers ca reste une vérité en general(y a toujours des exxeptions)
Ca rappelle quand pellerman se passe d editor en chef avec 5 editeurs de grandes familles puis les let en concurre.ce pour le poste… evidemment que ceux qui pilotent les mutants et spidey sont avantages surtout que le budget va avec les parts de marchés
Ca continue toujours d ailleurs… le mk de bendis et maleev et leur spiderwoman (en tout cas une des deux series) a ete arretee car elle rapportait pas assez alors que le budget creatif etait celui d un blockbuster
En fait c est ta remarque qui m a attirée… j avais lu la premiere et avait pas vu l interet d en dire plus
Voilà… carburant à Mallrat.
It s on you
AVENGERS ANNUAL 2001 :

Le quatrième chapitre de la (très) longue saga Kang Dynasty se déroule dans les pages de l’annual 2001 des Avengers. Dans cet épisode de plus de 30 pages, Kurt Busiek livre la conclusion de la crise d’identité de Hank Pym. Pendant l’arc avec Kulan Gath, le héros a été séparé en deux, donnant corps à sa partie émotive et irréfléchie qu’il réprimait depuis longtemps, le Pourpoint Jaune né pendant le run de Roy Thomas dans les années 60. Pendant un temps, cet autre Pym a pris la place de son double avant de perdre connaissance en plein combat contre les armées de Kang, montrant bien que les deux personnalités ne peuvent vivre l’un sans l’autre.
Pour sauver l’homme qu’elle aime, la Guêpe accepte la proposition de Triathlon de demander de l’aide à Jonathan Tremont, le leader de la Triune. La clé pour sauver Pym se fera donc au niveau mental. Si tout se termine bien…et que l’ensemble est très joliment dessiné par un Ivan Reis en début de carrière, les histoires sur les problèmes psychologiques de Hank Pym se répètent un peu trop au fil des ans. Busiek profite aussi de cette « pause » pour poursuivre l’(interminable) arc narratif de la Triune en révélant que Justice et Firestar ne sont pas en vacances comme on le croyait. Le couple a en effet été placé comme espions par Iron Man pour en savoir plus sur les activités de la secte. Et la découverte d’un vaisseau alimenté par la force mystique des fidèles fait douter Triathlon, tiraillé entre ce qu’il doit à la Triune et sa fierté d’être un Vengeur…
Dans une back-up illustrée par Ian Churchill, Kurt Busiek propose son explication à des points de continuité sous la forme d’un échange de mails entre Jarvis et Duane Freeman. Savoir pourquoi le Tony Stark adolescent et la Guêpe insectoïde ont disparu après le combat contre Onslaught n’était pas la chose la plus importante à régler (c’est juste facile d’effacer The Crossing de sa mémoire)…et c’est peut-être pour cela que ça a été relégué au complément d’un annual…mais la vignette est sympathique et se termine sur une note amusante pour régler le vieux débat « le Faucon est-il un mutant ? ».
Oui. Je pense que Busiek aurait dû s’arrêter à Ultron Unlimited, qui en creux « expliquait » pourquoi Hank avait une vulnérabilité psychologique (= il se sent coupable d’avoir créé Ultron et doute de lui, car Ultron est basé sur son esprit).
A revenir ici dessus, ça me fait penser rétrospectivement à The Crossing / Trahison où Bob Harras disait que Hank avait cette faiblesse car il a résisté à Kang (Immortus, finalement), alors que Tony a cédé lui.
AVENGERS vol.3 #44-47 :

Après Alan Davis, l’espagnol Manuel Garcia a repris les dessins de Avengers au #44 pour quatre épisodes encrés par le vétéran Bob Layton. J’ai toujours bien aimé le style de Garcia, c’est peut-être moins beau que Davis mais il y a du détail, des personnages expressifs et de l’énergie dans l’action. Il se fait tout de même un peu « bouffé » par l’encrage de Bob Layton dont la signature visuelle est souvent reconnaissable. Graphiquement, c’est donc pas mal…mais l’histoire commence déjà à tirer en longueur…
Dans le #44, le conflit est mené sur plusieurs fronts, les Vengeurs répartis en plusieurs groupes pour affronter les Atlantes, les Déviants (qui souhaitent s’attirer les faveurs de Kang) et la Présence en Sibérie, ce dernier ayant contaminé presque tous ses adversaires à l’exception de Firebird et d’un Thor qui laisse éclater sa fureur. Le conquérant observe avec intérêt ce chaos et les petites victoires des Vengeurs qui ont besoin de souffler entre deux attaques. C’est ce qui se passe dans le #45…pendant que Busiek lève le voile sur les origines de cette version du Centurion Rouge (que l’on peut voir comme un variant du Marcus des années 80), le Valet de Coeur essaye de se réhabituer à la vie sur Terre et Triathlon se montre presque plus sociable. Il accepte même d’aider les Vengeurs à en savoir plus sur ce que prépare la Triune…
Le scénariste s’éparpille un peu trop et ajoute une menace supplémentaire en la personne du Maître du Monde, vilain créé par John Byrne aux débuts d’Alpha Flight. Le Maître ne compte pas laisser la Terre à Kang…car selon lui, il en est déjà le maître (le nom dit tout !). Une équipe est donc envoyée pour infiltrer la base du Maître et tenter d’en prendre le contrôle (ce qui ne se passe pas très bien) tandis que Captain America s’envole vers l’espace et la base de Kang avec le Valet de Coeur, Photon et la Sorcière Rouge.
Ca fait beaucoup de choses menées en simultané (il faut aussi ajouter Vision qui infiltre la Triune pour en savoir plus) avant que le #47 (à la couverture pastichant Autant en Emporte le Vent) s’attarde sur la relation entre Warbird et le Centurion Rouge. Marcus est tombé amoureux de Carol et il vient l’aider à affronter les dangers de la forteresse du Maître du Monde. Si Carol ne lui fait pas confiance, elle accepte et Marcus fait ses preuves au combat avant de la laisser retrouver ses compagnons. Busiek tire un peu trop à la ligne avec cette péripétie et conclut la première moitié de cette Kang Dynasty sur la vision d’une gigantesque pyramide venue de l’espace…

Tu as entièrement raison.
En outre, je dois aussi avouer que la Présence, le Maître du Monde, la Triune, ce ne sont pas franchement des opposants excitants. Même s’ils sont moindres que Kang, le choix de ces super-vilains n’est pas emballant, surtout pour « tenir » sur une aussi longue durée.
AVENGERS vol.3 #48-50 :

Avengers #48 débute avec la vision d’un engin spatial de forme pyramidale apparu en bordure du système solaire et qui serait le Triple-Mal dont parle régulièrement Jonathan Tremont. Quasar et le Laser Vivant mènent l’enquête. Pendant ce temps, le petit groupe commandé par Captain America attaque la base Damoclès, le centre de contrôle de Kang le Conquérant; celui de Warbird est toujours dans la base du Maître du Monde pour mettre la main sur ses systèmes de contrôle; Thor et Firebird sont sur le terrain (la lassitude gagne un Dieu du Tonnerre qui fait le point sur sa nature d’immortel usé à l’idée de perdre ceux à qui il tient pendant cette guerre) et Jonathan Tremont s’envole vers l’espace en compagnie de plusieurs Vengeurs, sacrifiant de nombreux fidèles dans l’opération car son vaisseau carbure à l’énergie mentale.
Bref, c’est un peu trop surchargé même s’il y a une certaine intensité dans les combats. Warbird va trop loin en tuant le Maître du Monde et dans un assaut désespéré, une armée de sentinelles est envoyée contre Kang. Mais ce dernier les retourne facilement contre les humains puisque dans son identité de Victor Timely, il avait participé à l’essor de la robotique et implanté des sécurités dans toutes les technologies dont il était à l’origine. Kang décide alors de punir les rebelles. La destruction est totale et Washington est en cendres…mais le problème est que le #49 fait partie du mois nuff said, une initiative de comics sans paroles, et malgré des cases fortes signées Kieron Dwyer et Rick Remender (que nous avions découvert en tant qu’encreur), l’événement perd de sa puissance et de son côté épique en se concentrant juste sur les images.
Avengers #49 se termine sur la capitulation de l’Amérique. Le #50 se concentre sur une autre menace, celle du Triple-Mal. Kurt Busiek s’éloigne donc du drame terrien le temps de l’épisode anniversaire pour révéler finalement toute la vérité sur la Triune, sur Jonathan Tremont et ses frères Pagan et Templar et les liens de Triathlon avec le super-héros 3-D Man. Cette sous-intrigue avait de toute façon trop duré…le chapitre est très explicatif, un peu trop même par moments et s’il y a de bons passages (donnant notamment à Triathlon une autre dimension lorsqu’il devient une « triple entité » qui se retourne contre son gourou), il était quand même temps que ça se termine.
Le Triple Mal est vaincu, Tremont est prisonnier…et c’est là que Captain America et ses compagnons apprennent qu’ils ont passé plus de temps dans l’espace qu’ils ne le croyaient…et qu’entre-temps la Terre s’est rendue à Kang…

AVENGERS vol.3 #51-54 :

Dernière ligne droite de la saga Kang Dynasty. Les dessinateurs se succèdent et c’est Brent Anderson, complice de longue date de Kurt Busiek sur Astro City, qui s’est occupé de Avengers #51, son style convenant au ton plus sombre de ce chapitre centré sur Wonder Man et la Sorcière Rouge, avec des échanges touchants entre les deux héros, et la survie dans les camps de concentration de Kang le Conquérant. Ensuite c’est Ivan Reis qui dessine le #52 (j’aurais bien aimé qu’il signe un peu plus d’épisodes, il était déjà très bon à ce stade de sa carrière), début de la contre-attaque. Les Avengers s’organisent et repoussent les armées de Kang grâce à l’aide d’autres héros (même si on ne les voit pas, les F.F., les X-Men et la Division Alpha sont mentionnés au détour d’un dialogue…procédé un peu facile mais le casting est déjà assez fourni) et à la participation de vieux ennemis.
Kieron Dwyer et Rick Remender reprennent les commandes de la partie graphique pour les deux derniers chapitres (#53 et 54) décrivant l’assaut final. La vision des gigantesques simulacres holographiques de Kang et Captain America se battant dans l’espace est spectaculaire et ce final est riche en action. Il aurait également pu se réduire à un épisode mais Busiek n’en reste pas là (après une dizaine de numéros, il n’est plus à ça près) et ajoute un round supplémentaire pour que Cap ait son mano à mano avec le conquérant sur la terre ferme.
Le temps est alors à la joie de la victoire, à la reconstruction, aux blessures à guérir. Kang ne reste pas longtemps en prison puisqu’il est libéré par son fils Marcus…contre son gré car son but était de mourir afin d’immortaliser sa légende, laissant sa place pour que Marcus devienne un nouveau conquérant. Marcus découvre alors qu’il n’est que le dernier d’une décevante longue lignée de clones et meurt poignardé par Kang, qui savait que son fils l’avait trahi pour les beaux yeux de Carol Danvers.
Une fin amère pour une aventure inégale, les moments forts ne faisant pas oublier que son scénariste a un peu trop délayé la sauce. Et il restait encore un épilogue…

AVENGERS vol.3 #55-56 :

Dans Avengers #55, solidement dessiné par Patrick Zircher, Kurt Busiek range en quelque sorte les jouets, tout en faisant quelques rappels à certains de ses épisodes précédents. Dernier adieu s’ouvre en effet sur la cour martiale de Carol Danvers, qui a tué le Maître du Monde pendant le conflit contre Kang. L’issue est cette fois plus heureuse pour l’héroïne car les Avengers reconnaissent que l’usage de la force était nécessaire vu les circonstances. Les choses se terminent également bien pour Triathlon et la fratrie 3-D Man qui retrouvent chacun une forme humaine.
L’épisode se referme sur des sentiments contradictoires. Thor est libéré de ses pensées maussades et il amène d’Asgard un véritable festin pour ses camarades. Il y a des sourires…mais aussi de la tristesse car Kurt Busiek révèle que Duane Freeman, leur liaison du gouvernement, est décédé pendant l’attaque de Kang sur Washington. La discussion entre Iron Man et le frère de Duane est assez émouvante et souligne les qualités de ce personnage sympathique, l’opposé de Henry Peter Gyrich, qui était tout de même passé au second plan après le départ de George Pérez.
Kurt Busiek aurait pu s’arrêter là mais il a tiré sa révérence après un ultime épisode, le Avengers #56 illustré par Yanick Paquette, qui détaille les conséquences administratives d’un combat des Avengers, ici une équipe en partie composée de réservistes qui a du affronter de vieux ennemis oubliés, les Eléments du Mal. L’idée n’est pas mauvaise mais malgré quelques amusants passages, l’ensemble est anecdotique. La dernière page du #55 offrait un meilleur final pour la prestation de Kurt Busiek.

13 épisodes quand même !!!
Comme une série télé.
Iron Man par Jerry Bingham

Les Vengeurs, par alex Ross, d’après John Buscema (?)

Tiens, j’y trouve un air leeweeksien. Comme pour la Polaris d’à côté, d’ailleurs.
Jim