1964-2024 : BON ANNIVERSAIRE DAREDEVIL !

AMAZING SPIDER-MAN #287-288 :

S’ils se connaissent depuis longtemps, Peter Parker et Matt Murdock ont vraiment tissé des liens d’amitié pendant la saga du Rédempteur de Peter David (post 722), une histoire qui a vu les deux héros se révéler leur véritable identité. Cette amitié a été mise à mal peu de temps après, à l’occasion d’un arc narratif de la série Amazing Spider-Man intitulé Gang War. Pendant plusieurs semaines, une guerre a fait rage dans les rues de New-York entre des gangs pressés de prendre la place du Caïd. Spider-Man a tenté de limiter les dégâts mais les choses n’ont fait qu’empirer jusqu’au retour annoncé de Wilson Fisk.

C’est là que les ennuis ont commencé entre Peter et Matt, le deuxième accusant le premier d’aggraver la situation. Peter s’énerve et va jusqu’à cogner Matt dans un taxi, ce qui le rend plutôt honteux. Le même soir, Murdock réunit son équipe (Karen Page, le sergent Tork, Sam Wilson, Melvin Potter) pour décider de la marche à suivre…et même si ça ne lui plaît pas de le reconnaître (ce qu’il fait bien comprendre au Caïd à la fin du #288), il sait qu’aider à replacer son ennemi de toujours à la tête du crime organisé de New York arrêtera ce conflit qui accentue l’insécurité vécue par les New-Yorkais.

Et cela donne une vision assez croustillante dans une deuxième moitié d’épisode bien tendue, celle d’un Daredevil qui se fait passer pour le Caïd dans un fat suit pour occuper un Spider-Man en colère et faciliter le retour en ville de Fisk, point culminant d’une longue aventure aussi prenante qu’un peu bordélique qui n’ a pas manqué de rebondissements, aussi bien en interne (Gang War a été débuté par Tom De Falco et Ron Frenz qui ont été écartés du titre au profit de Christopher Priest/Jim Owsley) qu’au sein du petit monde de l’Homme-Araignée (ah, tout le bin’s autour de la véritable identité du Super-Bouffon).

À noter que Amazing Spider-Man #287 est le premier comic-book Marvel dessiné par Erik Larsen, alors âgé de 24 ans. Il est revenu sur la série deux ans plus tard, en remplacement de Todd McFarlane.

Que de souvenirs

C’est surtout ça que j’ai retenu.

Jim

Bryan Hitch :

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Matt Wagner :

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Extrait du Calendrier Marvel 1975 :

Et le Calendrier de 1976 spécial Bicentenaire :

Un autre Calendrier Marvel, celui de 1981 :

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MARVEL TWO-IN-ONE #37-39 :

Au début de Marvel Two-in-One #37, Ben Grimm alias la Chose est dans un de ses mauvais jours…et les choses ne vont pas aller en s’arrangeant. Ben tente d’oublier la séparation récente des Fantastiques (dans les #190 et 191) avec un excellent bouquin (ben oui, c’est le Shining de Stephen King) mais il n’arrive pas à se concentrer. Il sort alors pour une petite promenade sans se rendre compte qu’il est pris pour cible. Il ressent à chaque fois une douleur qui lui fait perdre le contrôle de ses gestes et il déclenche sans le vouloir d’énormes dégâts. Les policiers n’ont pas vraiment envie de l’arrêter vu tout le bien qu’il a fait pour la ville et la planète mais ils le font quand même sous l’impulsion d’un citoyen mécontent, un certain Stone.

La Chose n’a plus qu’à attendre son procès. Il est défendu par Matt Murdock, l’avocat des F.F., et la plaidoirie se passe plutôt bien jusqu’à ce que Stone témoigne et fasse un portrait à charge du héros. Ben attend la décision du jury et c’est à ce moment qu’il est à nouveau assailli par les mêmes décharges qui lui font détruire le tribunal. Convaincu qu’il est une menace, le juge n’a pas d’autre choix que d’emprisonner un Ben dépité. Matt Murdock a perdu le procès…mais en tant que Daredevil, il va poursuivre l’enquête car il est persuadé que son client est innocent…

Dessiné par Ron Wilson, le dessinateur régulier des aventures de la Chose (on lui doit quasiment la moitié des Marvel Two-In-One), débuté par Marv Wolfman au scénario avant d’être terminé par Roger Slifer (qui était aussi le coloriste du #37), cet arc narratif en trois parties commence efficacement avant de s’essouffler en cours de route. La première partie est la meilleure, le mystère sur les actes de la Chose est bien entretenu et le procès est intéressant à suivre même si ce n’est pas vraiment le genre de scènes que je préfère.

Le début du #38 est encore pas mal du tout. Pendant que Ben est derrière les barreaux, Daredevil essaye de retrouve le mystérieux Mr Stone pour en savoir plus sur ce qui l’a poussé à incriminer la Chose. Le rythme est bon, le gros morceau d’action est solide…et puis la deuxième moitié du récit devient nettement plus tirée par les cheveux avec la révélation du grand méchant. L’intrigue est un peu plus tordue (et j’avoue que ce vilain classique de Lee & Kirby m’ennuie la plupart du temps) et comme il s’agit de Marvel Two-in-One et qu’il faut des invités différents à chaque numéro, la Vision et Yellowjacket apparaissent dans la dernière partie sans que cela soit vraiment convaincant. Quant aux problèmes juridiques de Ben, ils sont rapidement expédiés au début du #40 après un repas chez Murdock (on peut tout arranger autour d’une pizza)…

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J’aime beaucoup cette saga. Vraiment beaucoup.
Le Wolfman de l’époque fonçait, et le Wilson de l’époque envoyait du bois.
Bonne série, vraiment, qui contient de bonnes grosses sagas (ah, Ben et Alicia contre Hydra à Londres…).

Jim

Oui, ça c’était chouette. Ca fait partie d’une série d’épisodes écartés par Lug et publiés par Arédit…

Oui, c’est vrai. Mais j’ai été pris par l’ambiance (je l’ai lu d’une traite dans des invendus que j’avais récupérés) et à la relecture il y a quelques années, en VO cette fois, ça a bien marché aussi.

Ah tiens ?
Moi, je l’aime bien, mais j’ai toujours trouvé qu’il était mal utilisé, avec un potentiel pas exploité (ici, et à plein d’autres occasions…).

Jim

Je suis d’accord et ça participe à mon ennui. Et là, la recherche de la façon d’éliminer le « facteur X », l’élément humain qui contrecarre ses plans, j’ai l’impression que ça a été fait trop de fois…

Ah je vois. Trop obnibulé.

Daredevil figure en deuxième position dans la collection de trading cards Marvel Universe II, en 1991. Dessin de John Romita Jr.

Jim

Lee Weeks :

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Dave Wachter :

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Tom Whalen :

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Il aurait eu 70 ans aujourd’hui. Une pensée pour le regretté George Pérez…

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