1964-2024 : BON ANNIVERSAIRE DAREDEVIL !

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DAREDEVIL vol.2 #60-65 :

Quand Matt Murdock est au fond du trou, il peut toujours compter sur sa vieille amie (et amante) Natasha Romanov…et vice-versa. Prise pour cible suite à une mission pour le compte du S.H.I.E.L.D., la Veuve Noire devient une monnaie d’échange entre le chef du Pentagone et l’ambassadeur d’un pays de l’est. Nick Fury prévient Natasha et lui demande de faire profil bas…et pourtant la Veuve préfère la méthode du « je me cache au grand jour » en se réfugiant chez Matt Murdock.

Brian Bendis examine la relation entre Matt et Natasha en prenant en compte les bouleversements récents et il y a de jolis moments entre les deux héros, des questionnements, une complicité retrouvée dans l’action, des pointes d’humour et une certaine tension érotique. Daredevil et la Veuve affrontent ici deux adversaires…Jigsaw, ennemi régulier du Punisher qui veut développer son trafic à Hell’s Kitchen (grossière erreur), et Quinn, un mercenaire qui faisait autrefois partie de l’agence de Nick Fury…avec un bon suspense dans les deux cas…

Mais le scénariste ne peut pas s’empêcher aussi de délayer la sauce par moments, notamment avec ses caractéristiques chapelets de dialogues rendant la plupart des échanges interminables (ou comment dire en une vingtaine de bulles ce qui peut être résumé en trois ou quatre). Le retour de Natasha a aussi permis à Matt de clarifier ses sentiments pour son épouse Milla mais elle n’a plus confiance en lui. Le #64 se referme donc sur Matt remettant à la jeune femme les papiers du divorce…qu’il n’avait aucune envie de signer…

Daredevil #65 est le numéro anniversaire sorti en 2004 pour les 40 ans de l’Homme sans Peur. Pour l’occasion, Bendis a invité plusieurs dessinateurs qui se sont chacun occupé d’un segment d’un récit revenant sur les passages marquants des débuts de sa prestation. Cela donne un long épisode très anecdotique puisque tout ceci n’est que du déjà lu, agrémenté de scènes supplémentaires qui n’apportent franchement pas grand chose. Restent les dessins de Michael Golden, P. Craig Russell, Phil Hester ou encore Chris Bachalo, ce qui flatte souvent les mirettes (enfin, sauf pour la partie signée Greg Horn)…

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Les illustrations de Frank Quitely, David Finch et Jae Lee, tirées de Daredevil vol.2 #65 :

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Typhoid Mary par Uko Smith

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Keron Grant

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DAREDEVIL vol.2 #66-70 :

La révélation de l’identité super-héroïque de Matt Murdock dans les tabloïds a bouleversé la vie de nombreuses personnes liées de près ou de loin au quartier de Hell’s Kitchen…et même certaines dont on ne connaissait pas encore l’existence. Au début de Daredevil #66, un vieil homme revient dans ces rues qu’il arpentait des années auparavant. Son regard est perdu, il ne reconnaît plus rien…il n’y a qu’un visage qui hante ses pensées, celui de Matt Murdock…

Cet homme se nomme Alexander Bont et au fil des pages, Brian Michael Bendis nous révèle qu’il était le chef de la pègre de Hell’s Kitchen avant Wilson Fisk, le Caïd avant le Caïd. Le scénariste raconte son ascension et sa chute à travers des flashbacks qui adoptent un style graphique différent. Pour les années 40, c’est le noir et blanc…et je trouve d’ailleurs que les dessins d’Alex Maleev sont pas mal du tout sans la couleur, les contrastes sont soignés et l’atmosphère de récit noir fonctionne.

Pour la chute de Bont, le scénario nous renvoie aux débuts de Daredevil, avec plus de trames et une colorisation moins sombre que les pages du présent. Le problème avec cet exercice de rétro-continuité est que Bendis se plante dans des détails chronologiques, notamment dans l’utilisation du costume rouge et jaune alors que Daredevil était déjà passé à sa panoplie emblématique. Ce retour vers le passé révèle pourquoi Bont en veut à Murdock, qui avait refusé de le défendre peu après l’ouverture du cabinet Nelson & Murdock. Bont est jeté en prison…et il n’en sort qu’à l’âge de 93 ans, alors qu’il n’a plus rien à perdre.

L’ancien Caïd manipule Melvin Potter, alias le Gladiateur, pour qu’il l’aide à mettre la main sur Murdock et Bont s’injecte ensuite de la MGH pour mieux se battre, ce qui finira par lui être fatal vu son âge avancé. Malgré les défauts soulignés ci-dessus et l’habituel verbiage de Bendis, l’auteur a bien géré les allers-retours entre passé et présent et fait bien monter les enjeux jusqu’au règlement de compte final (dommage pour ce pauvre Melvin qui se retrouve en taule alors qu’il avait changé de vie). Bendis poursuit aussi la sous-intrigue concernant l’agent du F.B.I. Del Toro qui se révèle être la nièce du regretté Tigre Blanc dont elle a hérité les amulettes, ce qui donne lieu à une scène d’entraînement (car DD n’a pas vraiment le temps d’en faire plus) aussi rapide qu’efficace.

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Le véritable sosie de…

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DAREDEVIL vol.2 #71-75 :

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À la fin de Daredevil #50, Daredevil a vaincu le Caïd et pris le contrôle du quartier de Hell’s Kitchen, qu’il a revendiqué comme son territoire. L’Homme sans Peur s’est ensuite lancé dans une entreprise de nettoyage, éloignant les criminels de ses rues. Pour l’arc narratif suivant, Brian Michael Bendis a fait un saut dans le temps d’une année…et c’est dans les #71 à 75, réunis sous le titre Décalogue, qu’il s’est décidé à en révéler un peu plus sur ce qui s’est passé pendant ces quelques mois.

Le scénariste construit son histoire en prenant pour base le décor d’une salle obscure située dans le sous-sol d’une église, dans laquelle se tient une réunion…celle d’un groupe de discussions pour que des habitants de Hell’s Kitchen puissent s’exprimer sur Daredevil et l’influence qu’il a sur leurs vies quotidiennes. L’accent est donc logiquement mis sur les citoyens du quartier à travers une suite de témoignages et c’est un parti-pris intéressant de faire du héros un personnage presque secondaire, vu et commenté à travers le regard des autres (le mariage de Matt et de Milla est raconté du point de vue d’une amie de la jeune femme, par exemple) jusqu’à la surprise de la fin du quatrième chapitre.

Bendis orchestre bien ses différents petits récits, entre perspectives d’espoir et moments plus tragiques, et un point commun se dégage au fil des pages, ajoutant une touche dramatique et horrifique assez réussie lorsqu’une menace tapie dans ce petit groupe est révélée au grand jour, ce qui apporte un peu plus d’action et d’intensité à la dernière partie tout en alternant encore une fois flashback et scènes du présent. Le Décalogue fait partie des segments les mieux maîtrisés de la longue prestation de Bendis (et son ambiance très sombre colle mieux aux dessins de Maleev)…et il se termine par une déclaration de Murdock qui met les mots justes sur les intentions du justicier pour sa ville…

…non sans un certain pessimisme…

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DAREDEVIL vol.2 #76-81 :

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Brian Michael Bendis a écrit son premier épisode de la série Daredevil au #16 et son dernier au #81. Pendant cette période, il n’y a que deux arcs qu’il n’a pas scénarisé, les #20 à 25 (par Bob Gale) et les #51 à 55 (par David Mack), ce qui fait en tout une cinquantaine d’épisodes qui ont mis la vie de l’avocat aveugle sens dessus dessous après la révélation de son identité secrète dans la presse. Les actions de Murdock ont donc été scrutées aussi bien par les journaux que par ses ennemis, les gens de la rue et les autorités. Car le fait qu’un avocat rende sa propre justice cause beaucoup de remous en haut lieu…

C’est là qu’intervient le Caïd…Wilson Fisk finit par faire ce qu’il s’était toujours refusé de faire : dire tout ce qu’il sait sur Matt Murdock en échange de sa liberté. L’arc Le Rapport Murdock resserre le piège autour du héros de façon implacable : alors qu’il pensait qu’il pouvait enfin souffler (il se permet même de sourire en écoutant les encouragements des new-yorkais dans les premières pages), Daredevil est attaqué de toutes parts dans des chapitres pas avares en action et en rebondissements.

L’aide de ses ami(e)s (Black Widow, Elektra, la nouvelle White Tiger, Power Man & Iron Fist) ne l’empêchera pas d’être arrêté et remis aux autorités. Avec tout ce qui s’est passé, il n’est pas question de happy-end et le monde de Matt Murdock s’écroule (une nouvelle fois pourrait-on dire). Sa liberté sous caution est refusée et en attendant son proçès, il est enfermé à la prison de Ryker’s Island en compagnie de vilains qu’il connaît très bien…dont un Wilson Fisk qui s’est bien fait entuber. Et pour le directeur du F.B.I., ils n’ont qu’à s’entretuer, le bonhomme s’en lave les mains…

Le Rapport Murdock marque la fin prenante (et impitoyable pour son héros pas vraiment ménagé) d’un cycle d’histoires certes inégal (la relecture n’est pas toujours en faveur du style d’écriture de Brian Michael Bendis) mais aussi important par ses bouleversements dans la longue saga des aventures de l’Homme sans Peur. Et pour la suite, c’est Ed Brubaker qui s’en est chargé…

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C’est donc fini pour le run de Bendis. Et je ne raconterai pas la suite car j’avais lâché la série à l’époque, je n’ai pas lu les prestations de Ed Brubaker et Andy Diggle.
Pour la suite de ces billets, ça sera une sélection de mini-séries…l’album Daredevil Father, l’album Daredevil Echo, la mini Shadowland sortie en kiosque (dont je ne garde pas du tout un bon souvenir) et un petit tour du côté de l’univers Ultimate
Et après ça, je terminerai l’année avec le dernier cycle complet de Daredevil que j’ai lu, celui de Mark Waid. Autant terminer par du tout bon…^^

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Moi qui espérais tant que tu nous parles de Charles Soule…

nah-doc-nah

Brubaker c est sympa. et moi j aime bien Diggle… en tout cas j aime pas plus waid.
Soule par contre a part le pire moment de chichester et l arc de Lobdell… je vois pas pire

Il me reste en inédit pour ma part les O’neil inédit en VF qui sont gratinés à ce que j ai lu…

Sans Micah Synn : bien
Avec Micah Synn : pas bien

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c est ce que j ai compris mais j attend avec impatience les epics… j ai plus de cap non lu (a part golden age), plus d avengers… plus de thor… trés peu de doc strange…

ashamed-confused

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Ça rend curieux.

Jim

Elektra par Mark Beachum

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Première page de Daredevil vol.3 #1 par Fred Van Lente et Marcos Martin :

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