C’est clair que les titres que je prends chez eux, c’est vraiment parce que l’oeuvre m’intéresse, parce qu’ils ont un des pires rapports qualité d’édition/prix (une mauvaise qualité pour un prix élevé), sans parler du fait qu’ils ont un mode de distribution spécial.
Ce n’est pas chez eux que je prendrai un titre « pour tester ».
Mon dernier achat en date, ce sont les six volumes du Collège fou, fou, fou ! Les premières années… Je n’en ai lu que le tome 1 pour l’instant, mais l’édition est calamiteuse : aucune explication des jeux de mots ni des références culturelles (à deux exceptions près : le nom d’un personnage, dont un autre dit qu’il porte bien son nom, et qu’ils ont donc dû expliquer… et l’autre : on voit un personnage dans un chariot, et on nous parle de Kozure Ookami, avec une note explicative disant qu’il s’agit d’un manga de Koike et Kojima : « Le loup et l’enfant » (sic), sans même indiqué qu’il est sorti en France (bon, OK, chez un autre éditeur, et il est difficile de se procurer tous les volumes, mais quand même, ils auraient pu mettre le nom sous lequel c’est connu en occident (voire « baby cart »), plutôt qu’une traduction à leur façon)).
La traduction de Tonkam de la série suivante (High school Kimengumi) avait fait polémique de par les choix de traduction (ou plutôt d’adaptation) qu’ils avaient faits, mais au moins, ils ne s’étaient pas contentés de traduire bêtement (en gros, deux choix se posaient : les notes explicatives ou l’adaptation ; ils avaient choisi l’adaptation… alors qu’ici, black box n’a choisi aucun des deux, et s’est contenté d’une simple traduction).
À cela s’ajoutent une qualité d’impression médiocre (je ne sais pas de quel matériel d’origine ils disposaient, mais j’ai le sentiment que j’aurais pu avoir de meilleurs résultats en scannant mon volume japonais), un papier un peut trop épais (et qui manque de souplesse), et une finition générale peu convaincante.
Le tout sans jaquette, comme déjà évoqué, et pour un prix assez élevé.
Bref, plutôt que d’éditer des manga, on a l’impression que Black Box se contente de traduire et imprimer : il manque le travail d’un éditeur… Quand on ajoute ça au financement participatif (qui enlève la prise de risque d’un éditeur), on peut même se dire que Black Box n’est en rien une maison d’édition de mangas.
C’est bien dommage : je suis intéressé par beaucoup de titres de leur catalogue.
Tori.