
Pragmata est un projet développé par Capcom qui a eu un développement compliqué. Cette nouvelle licence avait été annoncé à l’E3 2020 et devait arriver chez-nous en 2022, ce n’est qu’en 2023 que le jeu réaparait vraiment pour sortir le 17 avril 2026. 4 ans de report car derrière ce projet se cache une toute nouvelle team de Capcom qui se lance dans une nouvelle IP digne de l’ADN de l’éditeur Nippon, mais assez loin de l’attente général du grand public.
Tout d’abord, parlons scénario, qui s’écrit malheureusement sur un post-it et qui n’est pas vraiment intéressant : Le solda astronaute Hugh est envoyé en mission avec son groupe afin de comprendre pourquoi la station lunaire ne donne plus signe de vie. Très vite un séisme va décimer le groupe d’humain et laisser Hugh seul et à l’article de la mort jusqu’à qu’une PRAGMATA, Android superpuissant va le soigner.
Cette Pragmata du nom de Diana, va donc épauler Hugh pour découvrir pourquoi la base lunaire ne donne plus signe de vie : SPOILER : Une IA maléfique a pris le contrôle et a détourné les robots pour tuer les humains. Voilà, voilà fin de l’histoire !
Non plus sérieusement, CAPCOM va mettre les petits plats dans les grands avec des cinématiques, des audiologues, des documents pas trop long pour ajouter du background, mais l’histoire n’est pas très poussée contrairement à la relation entre Hugh & Diana très bien écrite et c’est surtout ça l’histoire : Le lien entre un android & un humain qui parle au joueur comme avait pu le faire The Last of Us en son temps.
Mais ce qui est le plus gros intérêt de PRAGMATA, c’est son GAMEPLAY !
Note pour le lecteur que vous êtes : The Last of Us, Uncharted, Gears of War .. Ce ne sont pas des jeux avec un gameplay extrêmement complexe et cela me convient très bien - Pour ainsi dire, je ne suis pas un joueur « de gameplay ». Je tenais à te le dire car si Pragmata m’accroche, c’est que le gameplay doit-être excellent !
En effet, Pragmata, propose un gameplay innovant, complexe mais diablement facile de prise en main et rapidement fun.
Je t’explique :
Nous sommes sur un TPS façon Lost Planet ou encore Gears of War, avec un personnage ayant une physique réaliste (un gros +) et qui n’a globalement que deux actions : Tirer et éviter.
Derrière lui se trouve Diana, qui en tant qu’Android peut hacker les ennemis.
En plus de cela Hugh procède un arsenal de guerre (fusil laser, lance roquette, drone …) qu’il faudra débloquer moyennant ressource, ainsi que des modules (frapper plus fort mais avec moins de vie, piquer de la vie aux ennemis …).
Il faudra donc jongler entre Hack pour « casser » la barrière de l’ennemi et le rendre fragile et jongler entre l’attirail de Hugh pour être l’arme de destruction massive la plus puissante tout en évitant les divers types d’ennemis.
Un exemple :
On tombe dans une arène avec plusieurs ennemis, il faut choisir quel ennemis hacker en premier pour par exemple le rendre confus afin qu’il attaque ses alliés, pendant qu’on lance des drones automatiques sur un autre ennemis, tout en attaquant un troisième et évitant les missiles du 4ème avant d’envoyer un « Hack de destruction » sur le plus gros pour infliger de super dégâts.
Si vous voyez le genre c’est un mixe entre ReCore de Microsoft par des anciens de Capcom, mais avec un feeling de Vanquish pour l’action énervée qui ne s’arrête pas. Tiens tiens des anciens de Capcom aussi !
Parce que oui, clairement Pragmata c’est un peu une fusion de pleins d’idées mais avec une qualité de production exemplaire. Personnellement, j’ai pas joué autant à un jeu sur une courte période que depuis Expedition 33, c’est dire.
Parce qu’il faut l’avouer, le gameplay est particulièrement grisant et on se prends à établir des stratégies pour faire un maximum de dégâts ce qui permet un déluge d’effets visuels qui met un beau sourire sur notre visage. Pourtant le jeu est loin d’être facile.
Parce que oui, le HACK se fait en même temps que le tir. Gâchettes pour viser & tirer, boutons de droits pour hack ! Simple, efficace et particulièrement dynamique.
Et tout ce beau gameplay est ponctué par des phases d’explorations gratifiantes entre les « mémoires terrestres » pour renforcer le lien avec Diana ou pour choper des ressources ou se lancer dans des défis vraiment corsé pour garnir notre arsenal d’un butin plus que bienvenue.
Reste que parfois le titre exagère, notamment en début de partie avec une aventure répétitive à coup de « 56 portes à débloquer avec des interrupteurs à hacker » qui cassent le rythme et ne font que rallonger artificiellement une durée de vie largement suffisante à mon sens. Vous pouvez compter 15h de jeu globalement, en explorant suffisamment, mais qui aurait mérité 2-3h de moins à mon sens pour un meilleur rythme comme la toute dernière 1/2h de jeu qui donne envie d’une explosion mais qui se transforme par un truc digne de RE6 avec une séquence lente et scripté.
Bref tout n’est pas rose mais terminons par du positif avec un jeu visuellement MAGNIFIQUE que ce soit dans les visages mais aussi et surtout les décors. Certes certaines textures bavent lorsqu’on est trop proche, mais tant dans la texture que la direction artistique, j’ai trouvé cela magnifique et je me suis arrêté à plusieurs reprise comme rarement ces dernières années. Côté musique, aucun thème marquant mais c’est suffisamment efficace pour accompagner l’action et le doublage VF est très bon. N’en déplaise à Microsoft.
Clairement un jeu que je recommande.



