Sur le coup oui toute l equipe creative est sur le coup.
Tu vois, le discours pompeux et bavard, c’est un truc qu’on peut rajouter à la liste de ce qui sous-tend l’oeuvre de Snyder et qui est très tr s présent dans Absolute Batman mais avec - je pense - encore moins de finesse.
Après, l’absence de finesse fait partie du truc.
Ça m’avait plus frappé sur les Batman avec Capullo, où là, je sentais le scénariste qui aimait se lire.
Le manque de finesse dans Absolute Batman? Mais qui en réclame pour ce type de récit qui annonce clairement la couleur ? À un moment, faut pas avoir des attentes qui vont à l’encontre de ce que fait l’auteur et de son projet. C’est pas comme si on ne savait pas comment écrivait Snyder, et c’est là où j’ai été agréablement surpris : il ne se perd pas en réflexions auteurisantes et assume d’être un gros bourrin. Le tout réalisé avec beaucoup d’efficacité ( et assez cohérent avec l’auteur)
Ça fait des années que Snyder ne se cache plus sur le coté « over-the-top » de ses propositions non plus.
Ses Death Metal étaient déjà claro sur le sujet. Et là, a froid, ça me fait autant chier que le dernier tiers de Aaron sur ses Avengers (avec le multivers, tout ça). Le fun pour le fun, c’est sympa, mais plus tu enchaînes dans le nawak, moins tu te prends d’affection pour les personnages et mois tu es surpris par les évènements puisque tout peut arriver (et ça reste relativement raisonnable dans Absolute Batman. Le seul moment qui m’a vraiment surpris, c’est quand j’ai presque failli croire qu’il allait balancer Bruce dans un statut quo inattendu (l’arc avec Bane, en somme)).
Donc perso, entre ses Batman qui sont decriés (mais plus fins sur bien des aspects) et ses Absolute qui sont encensés parce qu’il a poussé les mêmes idées avec quelques amphéts, je me dis qu’il y a juste le bourrin délibéré qui fait la différence. C’était probablement plus difficile de proposer tout ça dans un univers où il devait encore répondre au carcan de la continuité qu’avec une ligne où tout le monde s’en bat les balloches.
Après, je ne vais pas cracher sur le truc. C’est sympatoche. Ça attire les foules. C’est bourrin. Avec un bon grain d’adulescent. J’ai presque envie de dire que c’est ce qu’ont dû ressentir les lecteurs de Image en 1992, avec le retour qu’on connait. Ça surf bien sur la vague. Il a compris le zeitgeist (mais Nemo vous dirait que l’horreur dans les comics, ça ne date pas d’hier et il a raison pour le coup) et il n’a jamais été manchot dans le genre (l’horreur j’étends). Est-ce qu’ils l’ont vu venir ? J’ai un doute. Les premiers arcs absolutes sont timides sur le sujet mais, force est de constater, ils vont de plus en plus loin du coté héros de DC Comics a la sauce horrifique au fil des mois.
Mais c’est sympa, oui. Pas fin. Pas surprenant. Et joli a regarder.
Et malheureusement, ça ne ramène pas de public féminin non plus. Pourtant, les lectrices sont très présentes sur le manga ET le manga de genre horrifique (pour le dire grossièrement).
Bon, j’ai oublié de parler du fait qu’il y avait des arcs de remplissages relativement chiant, fait à la va-vite (au scénario comme au dessin ; Marcos Martin qui sur joue les ombres, Canette sans encrage) avec pourtant de bonnes idées de départ (le virus préhistorique pour justifier Frieze), sans parler du Violato-- du Joker (pardon) qui font qu’on est pas non plus dans une grande surprise a chaque livraison.
C’est la partie que je préfère^^
Ceci explique cela.
Mais il en a fallu du temps pour que j’adhère à la proposition d’Aaron. Les débuts, c’était la grosse déception !
Par contre, oui, l’affection pour les personnages, j’ai fait une croix dessus. Pour les raisons évoquées juste avant, il a fallu beaucoup de temps pour arriver a ce que le titre soit au minimum fun.
Après, faut pas tomber dans le piège de vouloir plaire à tout le monde et de proposer quelque chose qui ne soit pas incarné (c’est quand même le gros soucis actuellement dans tout ce qui touche le domaine du divertissement). C’est à dire que de la part d’un scénariste gros bourrin. Je ne voudrais pas qu’il se la raconte en voulant faire « genre » intello féministe politique, et qu’il en perde ce qui faisait son style ( qu’on aime ou pas). Faut être conscient des capacités de chacun. Je ne demande pas à Snyder de faire du Alan Moore. Ça n’aurait aucun sens.
Et Absolute Wonder Woman rempli parfaitement le contrat pour fédérer un public féminin
Bah moi, le début, c’est ce que j’adore. La mise en place d’une troisième guerre mondiale. Différentes nations de héros. Je trouvais ça sympa.
Et puis il a dû faire une truc pour la sorties des films multivers. Et c’est chiant comme la pluie. C’est cool. Mais c’est chiant.
En relisant le truc l’année dernière, je me suis rendu compte que je m’en branlais monumentale que Iron-Ant-Man ou la Chose-simon-Williams crevent. Et donc, je n’avais aucune affinité pour l’histoire.
Pourtant, il avait posé de bonnes bases. Avec des histoires ambitieuses. Une équipe équivalente à la version JLA de Morrison (avec des jeunots comme Ghost Rider) et des petits a cotés succulents (agents Of Wakanda) dont il ne fait rien, au final (je continue de penser que ses plans ont changés, éditorialement)
Mais quand tu passes en mode multivers (surchargé), tu as une pléiade de bonhommes dont tu te fous.
Ce n’était pas là où je voulais en venir. Je voulais juste rappeler que cet « engouement d’un public peu versé au comic » était de la poudre aux yeux.
Ça n’a pas ramené un nouveau lectorat. Ça a peut être vendu quelques copies en plus à Noël, pour des anciens ; ça a resseré le budget des lecteurs actuels, mais c’est tout.
Ça c’est pas faux. Il est tombé dans le piège de la surenchère. Mais en lecture d’un bloc, c’est passé. Le début. Avec les Célestes. J’avais trouvé ça pénible, pas intéressant à lire (McGuinness en mode automatique fut une vraie déception). En relecture, en ayant conscience des défauts et n’ayant plus d’attentes, j’ai lu différemment, avec plus de tolérance. Parce qu’il y a cette notion d’attente qui joue dans la lecture. Aaron étant le seul scénariste dont je peux acheter une oeuvre uniquement sur son nom, quand il me deçoit, ça fait mal, mais il a une approche du fun qui me touche particulièrement et qui répond à un « besoin » assez primaire peut-être. Je me sens très proche de ce qu’il raconte.
De toute façon, le titre souffle le chaud et le froid. Avec des qualités et de nombreux défauts, mais j’y sens une forme de sincérité et de générosité qui me parle.
Je suis officiellement en désaccords avec toi. Tu vas entendre des nouvelles de mon avocat.
Pour le Absolute Batman? Je me demande si ça n’a pas amené de nouveau lecteurs plus jeunes, peu amateurs de comics justement. Béneéficiant d’une certaine hype.
Tu n’es pas le premier, tu ne seras pas le dernier
Je ne l’ai pas encore lu ( je fais la VF). Mais depuis l’annonce et les visuels, je continue malgré mon enthousiasme sur ce titre à avoir très peur concernant ce point.
"It was) bars, live music, going to work, holding stacks of (art by) Eduardo Risso or Paul Pope or other Vertigo DC artists.”
"but it was also when he discovered manga and, in particular, artist Tsutomu Nihei. "
"Maybe that’s why Dragotta’s influences run the gamut. There are the names you’d expect from any artist, like Frank Miller, Alex Toth, and Mike Mignola, but also ones like Edvin Biukovic, whose work on Grendel Tales: Devils and Deaths was huge for him. "
Of course.