ABSOLUTE GREEN LANTERN #1-11 (Al Ewing / Jahnoy Lindsay)

Ewing a toujours su se satisfaire d’artiste pas terrible (Sandoval & Toe), su intriguer avec des artistes correctes (Cafu & Hitch) et exceller avec de grands faiseurs (Bennett & Rodriguez, ou encore Fraser & Cook).

C’est un scénariste qui ne déçoit jamais mais il faut savoir passer outre ses collaborations endimanchées. Des gens comme Kotian ou Lindsay t’obligent a creuser pour trouver un intérêt (et pourtant, on sent déjà une évolution dans le trait de Lindsay, sans être géniale (j’y reviendrais un soir)).

Par contre, je me demande aussi si ce n’ est pas Ewing qui a des goûts de chiotte pour le coup. Après avoir lu We Only Find Them When They Are Dead, j’ai l’impression que le gars est aussi brillant scénariste qu’il est a l’ouest sur les artistes.

Cela dit, c’est cool de sa part de laisser de la présence à de jeunes artistes.

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Plus Alan Davis sur Ultron Forever et le doublé Larraz/Schiti sur Empyre.

Putaing, je l’avais oublié. Fatalement, oui, Davis sur Ultron Forever ou ses épisodes de Secret War, je crois.

Loin de moi l’idée de dire que Ewing a besoin d’un grand dessinateur pour être bon (vraiment pas), mais comme toute serie, ça aide dans la reconnaissance.

Là, pour le coup, on a la meilleure série Absolute (qui ont toutes l’air de tendre vers de l’horrifique-angoissant, ce qui explique peut être leur succès auprès d’une jeune génération (je voulais l’exprimer sur un des sujets mais je n’ai pas eu le temps)), mais pas bien rendu, du reste.

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C’est aussi l’air du temps. Les comics d’horreur ou d’épouvante ont le vent en poupe, et ça vend plus que du super-héros. Le succès de The Nice House on the Lake joue aussi sur ça.
Alors que je ne trouve pas que le cinéma ou les séries en fassent beaucoup plus.

L horreur, ce n est pas le genre le plus produit au cinéma depuis x années ?

Oui, mais il y a un boum en comics depuis quelques années et je ne vois pas un tel pic ailleurs.
Après, ça me rappelle l’essor des EC Comics dans les années 50, quand les gens avaient peur d’un monde incertain…

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ON THE RUN!

Jo Mullein is on the run! Can she get to the bottom of who is after her and how they keep tracking her location before it’s too late?

Writer: Al Ewing
Artist: Jahnoy Lindsay
Cover Artist: Jahnoy Lindsay, Guillem March, Chuma Hill, Denys Cowan

Efficace dans le déploiement des diverses intrigues. Al Ewing montre l’éveil d’Hal Jordan après trois semaines de coma (où Jo « transférerait » ce qu’elle digérait en lui pour qu’il survive) et des rêves sur Tomar-Re. Hal est briefé par Jo, Simon, sa collègue psychique et Cameron Chase, les trois derniers ayant démissionné du D.E.O. car ils pensent que leur chef, Jonny Double, roule pour Hector Hammond. Ce dernier « dirige » la créature Obsidian, née de la super-corruption de Todd Ryce vaincu par cette noirceur, via le dispositif Mento volé à Steve Dayton, malgré les doutes de son assistance. La psychique touche l’anneau de Jo et voit des bribes du futur, avec Obsidian qui attaque et la tue sur impulsions de Hector, Jo qui n’a pas son anneau. L’on apprend que « Sin. Es. Tro. » va arrive, tandis que Guy Gardner émerge de l’immense vaisseau Green Lantern localisé sur la Lune, en maître de l’énergie Rouge. John Stewart, qui contrôle l’énergie dorée, discute avec lui, alors que Tomar-Re arrive, mais lui a conquis l’énergie Rouge et entend poursuivre sa conquête.
C’est bien, oui. Le scénario avance posément les différentes intrigues, ça lie bien les divers personnages et tout avance. J’aime bien cet ancrage terrien avec projections cosmiques, ça fonctionne mieux que l’inverse au début, et l’esprit de bande est efficace. Même Jahnoy Lindsay livre des planches plus correctes et lisibles qu’avant.

Des avancées intéressantes et un meilleur ancrage de narration.