Ewing a toujours su se satisfaire d’artiste pas terrible (Sandoval & Toe), su intriguer avec des artistes correctes (Cafu & Hitch) et exceller avec de grands faiseurs (Bennett & Rodriguez, ou encore Fraser & Cook).
C’est un scénariste qui ne déçoit jamais mais il faut savoir passer outre ses collaborations endimanchées. Des gens comme Kotian ou Lindsay t’obligent a creuser pour trouver un intérêt (et pourtant, on sent déjà une évolution dans le trait de Lindsay, sans être géniale (j’y reviendrais un soir)).
Par contre, je me demande aussi si ce n’ est pas Ewing qui a des goûts de chiotte pour le coup. Après avoir lu We Only Find Them When They Are Dead, j’ai l’impression que le gars est aussi brillant scénariste qu’il est a l’ouest sur les artistes.
Cela dit, c’est cool de sa part de laisser de la présence à de jeunes artistes.
Putaing, je l’avais oublié. Fatalement, oui, Davis sur Ultron Forever ou ses épisodes de Secret War, je crois.
Loin de moi l’idée de dire que Ewing a besoin d’un grand dessinateur pour être bon (vraiment pas), mais comme toute serie, ça aide dans la reconnaissance.
Là, pour le coup, on a la meilleure série Absolute (qui ont toutes l’air de tendre vers de l’horrifique-angoissant, ce qui explique peut être leur succès auprès d’une jeune génération (je voulais l’exprimer sur un des sujets mais je n’ai pas eu le temps)), mais pas bien rendu, du reste.
C’est aussi l’air du temps. Les comics d’horreur ou d’épouvante ont le vent en poupe, et ça vend plus que du super-héros. Le succès de The Nice House on the Lake joue aussi sur ça.
Alors que je ne trouve pas que le cinéma ou les séries en fassent beaucoup plus.
Oui, mais il y a un boum en comics depuis quelques années et je ne vois pas un tel pic ailleurs.
Après, ça me rappelle l’essor des EC Comics dans les années 50, quand les gens avaient peur d’un monde incertain…
Efficace dans le déploiement des diverses intrigues. Al Ewing montre l’éveil d’Hal Jordan après trois semaines de coma (où Jo « transférerait » ce qu’elle digérait en lui pour qu’il survive) et des rêves sur Tomar-Re. Hal est briefé par Jo, Simon, sa collègue psychique et Cameron Chase, les trois derniers ayant démissionné du D.E.O. car ils pensent que leur chef, Jonny Double, roule pour Hector Hammond. Ce dernier « dirige » la créature Obsidian, née de la super-corruption de Todd Ryce vaincu par cette noirceur, via le dispositif Mento volé à Steve Dayton, malgré les doutes de son assistance. La psychique touche l’anneau de Jo et voit des bribes du futur, avec Obsidian qui attaque et la tue sur impulsions de Hector, Jo qui n’a pas son anneau. L’on apprend que « Sin. Es. Tro. » va arrive, tandis que Guy Gardner émerge de l’immense vaisseau Green Lantern localisé sur la Lune, en maître de l’énergie Rouge. John Stewart, qui contrôle l’énergie dorée, discute avec lui, alors que Tomar-Re arrive, mais lui a conquis l’énergie Rouge et entend poursuivre sa conquête.
C’est bien, oui. Le scénario avance posément les différentes intrigues, ça lie bien les divers personnages et tout avance. J’aime bien cet ancrage terrien avec projections cosmiques, ça fonctionne mieux que l’inverse au début, et l’esprit de bande est efficace. Même Jahnoy Lindsay livre des planches plus correctes et lisibles qu’avant.
Des avancées intéressantes et un meilleur ancrage de narration.
Ça avance sur son rythme. Al Ewing poursuit sa saga avec Hector Hammond qui pilote à distance le corps inconscient et corrompu de Todd Ryce, tandis que Jo et ses proches fuient. Jo fait venir l’anneau à elle pour le confronter, alors que Hal révèle la situation et coupe la connexion entre Todd et Hector avec un sentiment plus pur, l’amour, et une énergie magenta. Hammond est enragé, et Simon Baz révèle la présence de l’immense vaisseau Green Lantern, avec Tomar Re qui arrive et dit que c’est réalité un Green Gun si on le traduit bien. Et il propose que Jo l’aide à l’utiliser sur Mogo…
Bon, ça avance mais ça reste étrange et pas vraiment dynamique ou prenant. Il y a plein de bonnes choses mais c’est bien bizarre et étrangement amené avec des dessins vraiment pas tops de Jahnoy Lindsay, Sid Kotian et Pressy.
Pour ma part, ce n’est pas de l’horreur… mais du fantastique et de la terreur… après, j’ai peut-être tort. Je n’ai pas vu d’horreur même si c’est sanglant… ni d’épouvante non plus…
Intéressant. Al Ewing quitte la Terre pour plonger du côté obscur, avec le Controller Sinestro qui alerte le Overseer Shade sur la planète Rann, car la Lantern et le Tomar vont venir vers lui en passant par la planète que le Overseer Shade tente de rallier à la cause des Blackstars. Il a pour consigne d’utiliser les Darkstars à sa disposition pour les stopper, même si Shade (qui est bien LE Shade, qui a failli être poète mais est devenu despotique et acharné à la cause de Mu après l’annexion de son monde) doute de sa réussite. Il fait venir et interroge violemment Sardath qui travaillait sur son Rayon Zeta, car Sardath voulait parler à sa fille Alanna, cheffe des rebelles exilée dans la Zone-M, qui serait « la vérité de la Réalité ». En réalité, Alanna a été lobotomisée et transformée en Darkstar, et elle tue son père. Ils vont analyser son expérience, voient une agente humaine de l’O.S.S. en sortir et les affronter puis disparaître pour retourner dans la Zone-M… où une figure géante dit que « nul homme ne s’en échappe ».
C’est intéressant, oui. Le scénario dévie pour creuser le camp des méchants, et ça fonctionne bien avec des réinventions rudes mais efficaces, et prenantes. C’est bien fait, c’est fluide, c’est intelligent et c’est efficace, avec de bonnes idées et des dessins jolis et troublants d’Eleonora Carlini, qui rappelle Riley Rossmo.
Un bon numéro différent, avec toujours ce sentiment de trouble et de malaise sur ces adaptations.