Ce qui te place de facto dans la catégories des gens qu’il méprise. ![]()
Il méprise les gens de presque 50 ans qui lisent encore des BD de super-héros ?
mépriser peut être pas mais voilà ce qu’il en disait :
Alan moore : « I have heard it said that there are those among the contemporary audience who feel it is their right to have the characters that they enjoyed as children grow up alongside them (which I think generally translates to “I am not yet ready to give up masturbating while thinking about Catwoman”) »
mépriser est un terme un peu fort, par contre tu n’es pas sain d’esprit. 
Voici quelques extraits de l’interview ci-dessus :
[quote=« Alan Moore »]I think that the average comics reader these days is probably in their 30s, their 40s, their 50s.
…]That to me looks slightly unhealthy. People have been saying since the mid-'80s that “comics have grown up.” I don’t think that’s factually true. I think what happened was that there have been a couple of comics that seemed to be reaching for a more mature readership, and that has coincided with the emotional age of the mass audience coming the other way.
…]The superheroes of my youth had dogs that dressed in capes and masks! It’s obvious they stand for nothing other than the power of the imagination. I tend to see a lot of these current figures as the focus of a kind of unhealthy escapism.[/quote]
Il revient régulièrement sur le sujet depuis des années. J’ai croisé récemment une interview de 2009 où il tenait déjà le même discours (la majorité des lecteurs sont des hommes de 40 / 50 ans immatures, etc.*), mais je ne la retrouve pas là tout de suite. En voilà en tout cas deux que j’ai retrouvées facilement (l’expression « emotionally subnormal » avait fait couler pas mal d’encre à l’époque…) :
The Guardian, novembre 2013 :
La prétendue « last interview » de janvier 2014, blog de Pádraig Ó Méalóid :
(*Au passage, je l’ai déjà dit mais je le répète, la vision du public que répète Moore en boucle est statistiquement fausse. Tous les sondages de ces dernières années pointent vers un lectorat très majoritairement constitué de personnes entre 12/13 et 35 ans, dont près d’une moitié de femmes. Mais quand on s’appelle Alan Moore on ne va pas s’embarrasser avec la religion bête et positiviste des faits…
)
J’aimerais bien voir ces sondages si tu les as (parce que je n’y crois pas du tout, et je dis ça en tant qu’homme émotionnellement anormal).
Ce que j’aime chez Moore c’est sa manière de voir les choses, d’amener des perspectives que je n’ai pas forcément et qui débouchent sur From Hell, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, Watchmen, Crossed + 100, Providence, Marvelman, La voix du feu, etc.
À partir de là je ne vais pas lui reprocher d’en avoir au sujet de questions qu’on lui pose.
En outre il ne dit jamais que ce qu’il dit est une vérité absolue (quand bien même le dirait-il que je ne verrais certainement pas ça sous cet angle), mais ce qu’il pense de tel ou tel sujet.
Pour ma part je n’y vois aucun problème.
Parce que si ça m’en posait, et que j’avais du mal à accepter ses propos, je ne lirais plus ce qu’il dit un point c’est tout (ce qui ne serait pas très difficile puisque je ne lis pas non plus tout ce qu’il dit).
Moore a des points de vue et certaines personnes ne les partagent pas !?
La belle affaire.
[quote=« Jack! »]
J’aimerais bien voir ces sondages si tu les as (parce que je n’y crois pas du tout, et je dis ça en tant qu’homme émotionnellement anormal).[/quote]
Pareil parce qu’un lecteur de comics 12/13 ans j’y crois pas. en tout cas c’est loin d’être la majortié, je dirais que ça va plus dans du 20/25 à 50 ans.
Je dirais comme toi. En revanche, la féminisation du lectorat est réelle (même si je pense qu’on est encore loin du 50%… On doit être plus proche du 20 ou 25% de femmes, je dirais, et encore). C’est d’ailleurs probablement en partie pour ce public que sont apparues de nouvelles héroïnes (je ne parle pas de la féminisation des héros pré-existants, mais bien des nouveaux personnages tels que Kamala Khan en Ms. Marvel, Écureuillette ou même Spider-Gwen (qui n’est qu’en partie un nouveau personnage, je vous l’accorde)).
Tori.
Oui entièrement d’accord sur la féminisation du lectorat.
Je suis tombé sur cet article intéressant :
Seulement, je cherchais son poème « The Deity Glycon »… si quelqu’un l’a… ce serait super, je voudrais le lire.
Edit: je crois l’avoir trouvé
Je n’ai pas tout compris mais c’est intéressant
En fait le dieu-serpent… était une supercherie.
L’entité que Alan Moore dit avoir rencontrée s’appelle Glycon.
Mais le détail incroyable, c’est que ce dieu vient d’une escroquerie religieuse de l’Antiquité. Au IIᵉ siècle, un personnage appelé : Alexandre d’Abonotique affirma avoir découvert un nouveau dieu-serpent incarné dans une grande marionnette de serpent avec une tête humaine. Il organisait des oracles, des miracles, des consultations divines… et des foules entières y croyaient.
Un peu comme un gourou antique.
Heureusement pour les historiens, un écrivain satirique a raconté toute l’histoire de Lucien de Samosate. Dans son texte Alexandre ou le faux prophète, il explique que le serpent était une marionnette truquée, les prophéties étaient manipulées et les miracles étaient mis en scène. Bref un énorme spectacle religieux.
Moore connaît parfaitement cette histoire.
Donc quand il dit que son dieu personnel est Glycon, il choisit délibérément un dieu qui est historiquement une arnaque. Et il explique son raisonnement avec un humour très britannique : « Si les gens peuvent croire à des dieux inventés, alors pourquoi ne pas choisir consciemment le mien ? »
C’est une façon de dire que toutes les religions reposent sur des symboles créés par l’humain, donc autant assumer la fiction.
Mais Moore pousse la blague plus loin.
Il dit en substance : « Même si Glycon a été inventé, l’idée de Glycon existe. »
Et une idée peut avoir un pouvoir réel sur l’esprit humain. Autrement dit un dieu imaginaire peut influencer la réalité culturelle. C’est exactement ce qu’il appelle la magie de l’imagination.
La « blague » de Moore est donc triple. Il choisit un dieu qui était une arnaque historique. Il le prend comme divinité personnelle sérieusement… mais avec humour. Il transforme l’arnaque en métaphore sur le pouvoir des idées.
Et c’est très cohérent avec sa vision du monde : les hisoires inventées sont ce qui façonne réellement la civilisation.
Enfin, j’écris ça, mais ce qui est merveilleux avec Moore, c’est qu’on ne sait jamais complètement s’il plaisante ou s’il parle sérieusement…
et souvent c’est les deux en même temps. Je crois…
Naaan… c’est vrai ?
Naaan… je doute ! ![]()
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Trouvé cette page sur Facebook : https://www.facebook.com/artslabnh/
Merci.
Ça n’a jamais été compilé, ça ?
Jim






