AMAZING SPIDER-MAN #1-14 (Zeb Wells / John Romita Jr)

Bouh, c’est glauque et pas engageant.
J’ai lâché rapidement ce volume par inintérêt envers les propositions de Zeb Wells, mais je reviens pour ce prléude à Dark Web… et pffouu, ça fait peur.
En fait, c’est complètement sombre, triste, glauque et désespéré. Zeb Wells rythme son récit qui lie Ben à Madelyne via les quatre « saisons », sans que je ressente réellement un thème pour chaque segment. Le premier, Spring, dessiné par Michael Dowling, montre un Ben acharné à activer une machine mystique de Beyond pour retrouver ses souvenirs volés, au grand dam d’une Janine qui se crispe devant ça ; mais Janine finit par le rejoindre et épouser sa cause après avoir été « trahie » par des gens du quotidien, qui veulent la faire emprisonner. La suite, Summer, dessinée par Kyle Hotz, amène Ben dans les Limbes où ses démons personnels se rapprochent de ceux de Madelyne, et tous deux voient leurs liens. Le troisième segment, Fall, dessiné par des Dodson assez difficiles à reconnaître, montre une réunion Ben / Madelyne / Janine, avec Maddie qui transforme Janine en super-vilaine « comme ça ». Enfin, Winter, dessiné par Ryan Stegman, acte l’alliance, explique ce que chacun veut (Madelyne veut, a priori, la vie de Jean Grey et son bébé [?] et Ben veut l’âme de Peter) après le sacrifice d’un usurier qui confond Ben et Peter.
Et… bon. C’est pas top.
En soi, ça fonctionne, même si j’aurais aimé plus d’implication pour lier Madelyne et Ben. Là, ça fait « hey, t’es un clone ? moi aussi ! on s’allie ? » et c’est un peu facile ; mais okay. En fait, oui, tout fonctionne… mais c’est proche du minimum syndical. C’est basique, simple ; pas mauvais, mais simpliste.
Mais surtout… dieu que c’est glauque et désespéré. Les personnages, surtout Ben et Janine, sont au plus bas et n’ont aucune chance de s’en sortir. Ils ne le veulent même plus. Le désespoir est total, leurs âmes sont perdues, et ils se fondent volontairement dans les ténèbres. Pouah.
Grosse injection de déprime, ici, avec des dessins qui y participent. Dowling a une ambiance irréelle sympathique, mais ça retombe vite. Hotz est fort et glauque, mais ses Limbes sont quand même « timides ». Les Dodson sont très faibles. Et Stegman assure, mais a peu d’espaces.

Ca ne met pas en confiance pour Dark Web.

Jean Frey a eu un bébé ?

Je me demande si Madelyne n’évoque pas ici Cable. Mais c’est maladroit.