AMAZING SPIDER-MAN #75-76 (collectif)

Je ne suis pas du tout convaincu.
Zeb Wells et Patrick Gleason sont chargés de relancer la série après l’ultime épisode de Nick Spencer, mais aussi d’acter un retrait de Peter Parker et la mise en avant (temporaire) de Ben Reilly.
Spoiler : ça ne fonctionne pas vraiment.
Oh, certes, Zeb Wells surfe sur le #74 avec Peter et MJ endeuillés par la mort d’Harry, et les lourdes difficultés de Peter d’y faire face. Mais tout est lourd, maladroit, pataud. C’est lourdingue, oui, mais toujours moins que la caractérisation de Ben Reilly qui, dans la droite lignée du FCBD récent, est un neuneu assez proche du crétin. Ce dernier a été recruté par Beyond Corporation, qui a récupéré les noms déposés par Parker Industries, et ont dépensé des millions pour avoir « leur » Spider-Man. On en verra plus ensuite, mais Ben a ici un costume proche du Superior Spider-Man et se comporte comme un débile presque profond, à confronter Spider-Man sèchement puis à discuter « tranquillement » en civil.
Tout ça finit sur un combat contre les U-Foes où Peter intervient après Ben. Le costume de Ben encaisse l’explosion ennemie, mais Peter la prend de plein fouet est en sale état. Grosse déception pour cette explication si commune et basique pour ce retrait de Parker. En fait, cela illustre bien ce numéro qui a de bonnes intentions, mais tape à côté en voulant créer un « autre Spider-Man », mais avec une caractérisation si éloignée du perso’ initial, et qui en fait un tel demeuré, que ça ne prend pas.
Oh, Patrick Gleason propose de belles planches, et c’est agréable à regarder. Mais c’est rapide, lourdingue, caractérisé avec les pieds et mal fichu. Ce ne sont pas les tristes back-ups qui vont aider.

Brrr, je ne reviendrais pas ici.

D’après ce que dit Nick Lowe, la période Beyond va durer 19 numéros (donc jusqu’à ASM #93/894), avant une poignée de numéros menant à ASM #99/900 & ASM #100/901 (puis un relaunch ?).

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Par hickman ?

Clin d’oeil

Merci de la confirmation ! Je n’avais pas lu son blabla dans ASM #74.
Tout ça va correspondre magnifiquement au #900 et l’anniversaire des 60 ans. La vie est bien faite, hein !

Prêt bien

C’est si bien que ça ?
:wink:

Dis-le-nous. :slight_smile:

Dans 1 an alors

Tenu !

Dans 3 pour moi.

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THE AMAZING SPIDER-MAN #76

Written by: Zeb Wells.

Art by: Patrick Gleason.

Covers by: Arthur Adams, Joe Jusko.

Description: The unthinkable has happened. Zeb Wells and Patrick Gleason will remind you why you love (and hate) comics.

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: October 13.

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Oui… Enfin…
Il y a quand même des idées à la con.
« Je n’ai plus les droits des Quatre Fantastiques et je veux les récupérer ! J’arrête le titre, nah ! »
Tout ça pour nous sortir un titre moisi - désolé, Slot - deux ans plus tard.
Champions du monde…

Perso, avec ce filtre en tête, je n’arrive pas à profiter de ce qu’on me propose.
Si l’éditorial doit être à ce point drivé par les jeux d’influence de Disney, le laboratoire dont on vantait l’intérêt sur un autre sujet devient un plan com. tristounet.
Franchement, qu’est-ce que les lecteurs de comics en ont à foutre ?
Et surtout, quel intérêt de prendre les personnages de comics en otage ? À quels fins ?
La conclusion du procès ne dépendra pas d’un tel move.

Je comprends la stratégie offensive de Disney contre les ayant droits. Ça rentre dans le champ d’un jeu pouvoir classique où une boîte énorme déploie ses avocats pour écraser l’opposition. Je ne dis pas que j’adhère, mais je pige.
Ça, vu l’économie des comics, c’est aussi vain que con. Ça ne changera rien au schmilblic.

Ca a duré plus longtemps et je trouve l’idée bonne de mettre un arrêt sur un titre qui se vend pas, pour le relancer avec un auteur qui à un plan, bon, le retour fut raté, mais le principe me plait.

-Presque trois ans d’écart entre Thor #85 & Thor #1 (avec des mini-séries dans l’intervalle).
-Un peu plus de trois ans d’écart entre Fantastic Four #645 & Fantastic Four #1 (bon là il faut aussi prendre en compte le fait que ce n’est qu’à partir du final de Secret Wars quelques mois plus tard qu’ils disparaissent du paysage).

Un autre candidat (pas dans l’immédiat puisque bien occupé avec ses runs sur Thor & Hulk) :

  • Cates expressed his desire to write Spider-Man someday, commenting that was why the webhead shows up in so much of his work. “I’m not gonna leave this Earth until I am the writer of Spider-Man.

Peu ou prou le même stratagème que celui de Slott en son temps (caser Spidey dans la plupart de ses titres entre 2004 et 2007).

Donny Cates serait d’ailleurs plus en adéquation avec Spider-Man que Jonathan Hickman au vu de son style d’écriture, mais mettre des auteurs qu’on attend pas sur un titre est aussi ce qui peut donner des expériences intéressantes (comme des grosses plantades, mais qui ne risque rien…). Avec une intrigue impliquant l’entreprise interdimensionnelle Beyond et du clonage, c’est en ce moment en fait qu’on aurait bien vu Hickman sur ASM !

Sinon j’ai lu les deux premiers numéros, et si je serai globalement un peu moins critique que Ben (le fait que je n’ai aucun passif avec le personnage de Ben Reilly que j’ai juste croisé dans mes lectures à l’occasion de Clone Conspiracy doit jouer) je suis d’accord sur le côté bancal de la première partie du #74, notamment la course-poursuite qui n’a ni queue ni tête : pourquoi Ben ne vient pas parler à Peter ? Et c’est quoi ces dégâts sur la voie publique sans aucune attention à de potentielles victimes ?
Le #75 commence un peu mal puisqu’il renoue avec la tradition des couvertures bien mensongères, puisque ce n’est pas du tout Spider-Man mais Peter en habits civils qui se retrouve à l’hôpital. Le scénario est à nouveau bancal avec le stratagème utilisé par Ben pour justifier sa présence auprès des docteurs, avec une Tante May qui s’étonne de cette histoire de frère de Peter pour finalement ne plus en parler (j’espère que c’est gardé sous le coude pour la suite, mais c’est trop facilement évacué dans cette situation). Il reste la tirade finale de Peter que j’ai trouvé très juste, elle résume bien toute la complexité de sa relation avec Ben et rappelle pourquoi Peter un héros noble d’âme. En plus d’être bancale (je n’ai jamais autant utilisé ce mot en si peu d’espace !), elle est aussi beaucoup trop décompressée à mon goût ; une conséquence du rythme beaucoup trop soutenu de publication de la série ?
Malgré ces critiques, je reste intéressé par la proposition, j’aime qu’on chamboule le statu quo (sans être dupe sur l’éphémérité de l’opération) et confronter Peter à une version plus irréfléchie de lui-même reste séduisante (même s’il y a des gros relent de Superior Spider-Man derrière).

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