ANDROÏDES t.1-7 (Collectif)

Androïdes 05 - Synn

Dans un monde extrêmement hostile où la vie est une lutte de tous les instants, une androïde va se retrouver obsédée par une notion qu’il lui est impossible d’expérimenter : la mort. Comment savoir que l’on vit, que l’on a une âme, comme les prédécesseurs humains disparus, si l’on ne peut mourir ? Et si ce qui faisait de l’homme un être singulier était sa mortalité ? Synn l’androïde en est convaincue et elle va tout mettre en oeuvre pour réussir à faire ce que son corps lui refuse : mourir. Et pour cela, Synn l’androïde a un plan: devenir humaine.

  • Editeur : Soleil (9 janvier 2019)
  • Collection : SOL.FANTASTIQUE

Tiens, à surveiller.

Jim

Tiens, c’est marrant, je pensais avoir laissé un commentaire pour les tomes écrits par Sylvain Cordurié et Olivier Peru. Bizarre. Je deviens gâteux.

Jim

Interview d’Olivier Peru et Geyser concernant leur album dans la collection :

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Jim

Donc, ce sont de nouvelles histoires pour chaque album ?

Oui : c’est une série anthologie, sur le thème des… androïdes.
Je n’ai lu que l’album de Peru et Geyser (un vaisseau terrien revient sur Terre, avec à bord seulement un humain) et celui écrit par Sylvain (une relecture du thème de l’homme contre la machine, avec des surprises sur qui est qui). C’est plutôt sympa en général, même si l’exercice du one-shot laisse parfois sur sa faim. Je referai une notule pour chaque, quand je trouverai le temps.
Et ouais, tu peux lire un album sans lire le reste.
La première saison a connu quatre tomes. Là, ils lancent la seconde.

Jim

La critique du tome 5 par damss :

https://www.sanctuary.fr/avis/129729/

Je l’ai lu hier, et c’est vraiment très sympa. Déjà, la construction est intéressante, les deux doubles pages sont bien placées et ne donnent pas l’impression d’être là pour satisfaire les envies graphiques de l’auteur, mais au contraire sont très utiles au récit et donnent de l’ampleur et de la vision.
Ensuite, dans ce destin étonnant d’une androïde exploratrice qui réfléchit à sa propre nature (la voix off, un peu bavarde, n’est pas encombrante, on évite la philosophie de comptoir et on plonge assez bien dans le questionnement de l’héroïne), l’auteur parvient à construire deux mondes cohérents, celui qu’elle a quitté (dans les flash-backs) et celui qu’elle explore (dans le présent). C’est donc très riche.

Les designs, qu’ils soient mécaniques ou naturels, sont plutôt sympa, la faune de la planète extraterrestre ayant quelque chose de jackvancien (par leur gigantisme, visiblement à l’aune de la planète elle-même). C’est donc très joli à regarder.
Le petit bémol est peut-être à trouver dans les références bibliques et psychologiques, qui auraient sans doute gagné à être plus discrètes et subtiles, ou bien carrément appuyées : là, on est dans un entre-deux qui donne l’impression qu’aucun choix n’a été fait.
Mais c’est véniel par rapport à la réussite, à l’équilibre du récit. L’exercice de l’one-shot n’est pas simple, et souvent abouti à une histoire trop courte qui laisse sur sa faim (ou, au contraire, à un prétexte trop dilué). Là, rien de ces défauts, le rythme est plutôt bien maîtrisé, les ellipses sont habiles, la voix off postule un récit a posteriori et donc une histoire bouclée et, quand on y arrive, on a la sensation d’avoir suivi un personnage pendant plus longtemps que la grosse cinquantaine de pages qu’on vient de lire.
Au final, l’amorce du récit et l’héroïne sont un peu des clichés, qui sont habilement retournés au fil de l’histoire. C’est assez convaincant. Le tout est servi par le dessin énergique et un brin cartoony de Louis, qui glisse des touches de comédie bienvenues.

Kom

Androïdes 06 - Les Déserteurs

Date de parution : 17/04/2019 / ISBN : 978-2-302-07541-2

Résumé

Des unités d’une super-armée d’androïdes commandée par les humains pour se défendre d’une invasion extraterrestre deviennent incontrôlables. De l’homme ou de la machine, de qui viendra le salut de l’Humanité ?

Afin de devancer une invasion sur Terre, une guerre se joue sur une lointaine planète. Les Mantas qui menacent l’humanité ont le pouvoir d’annihiler les capacités de combat des humains et la parade est de leur opposer une armée d’androïdes. La classe supérieure « Wander » est dotée d’une intelligence artificielle augmentée. Les robots ne connaissent pas le stress, la peur, le froid, la fatigue… Et jamais de rébellion. Pourtant, sur la zone de combats, deux unités semblent hors contrôle. Aussi impensable que ce soit… ce sont des déserteurs !

Retour sur le tome 3, écrit par Sylvain Cordurié et illustré par Emmanuel Nhieu.

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Dans un monde ravagé, Jerrod se réveille sans savoir ce qui se passe. Il se retrouve rapidement en présence d’un groupe qui porte le même genre de combinaison que celle dont il dispose. Il va devoir apprendre quel est son rôle dans ce monde qu’il ne reconnaît pas.

L’intrigue est plutôt rapide, le dessin est dynamique mais pas assez fouillé à mon goût, et l’univers mis en place laisse entendre qu’il y a beaucoup plus à explorer que ce qu’on voit dans l’album. Ce qui laisse peut-être une sensation de “pas assez”, ou de “déjà fini ?” à la fin.
L’autre chose qui frappe, c’est le langage. Quand on est habitué au travail de Sylvain sur les aventures de Sherlock Holmes, où des personnages au langage châtié côtoient des protagonistes à l’expression plus crue, on est un peu perturbé par la grossièreté des combattants mis en scène dans ce tome de la collection Androïdes. C’est un choix, comme l’explique le scénariste :

Pour ma part, je n’ai pas été très convaincu par le personnage, dont l’attitude hostile (même si l’on devine qu’il s’agit d’une protection) ne me l’a pas rendu sympathique.

Jim

Comme je le dis, c’est un petit con. C’est un choix de ne pas donner le premier rôle à un personnage sympathique, de prime abord.
Mais le texte off est là pour montrer comment il vit les choses de l’intérieur, de son point de vue, avec son langage. Et c’est là qu’il prend une épaisseur, au fur et à mesure qu’il découvre dans quelle situation lui et les autres protagonistes se trouvent réellement.

En devient-il sympathique pour autant ? Je n’ai pas écrit Jerrod avec cette volonté.
Mais j’en reviens à ce que je disais à propos d’Authority. Sous Millar, Midnigther ou le Docteur sont imbuvables. Et leur violence, leur sadisme, leur prétention ou leur addiction n’empêche pas d’apprécier les personnages, sans que cela relève de l’empathie.
Après, bien, sûr, je ne suis pas Millar. Surtout quand il est à son meilleur…

Ce n’est pas mon bouquin le mieux accueilli par la critique et les internautes, dont certains sont allés jusqu’à chier dessus. Ça m’avait d’ailleurs fait mal, à l’époque. Récit mainstream ou non, je suis attaché à ce que je fais. J’y mets tout ce que j’ai.

Après, dans son ensemble, l’accueil des lecteurs a été positif.
Donc, je relativise.

Faut se méfier d’internet : c’est une caisse de résonance. Et les échos négatifs y deviennent assourdissants.
Personnellement (et même s’il faudrait que je relise, j’ai pris l’album à sa sortie, donc ça remonte à 2016, et je l’ai lu dans la foulée, ce qui fait que les souvenirs demeurent flous), il me manque quelque chose. Ça tient peut-être au langage, peut-être à la caractérisation, sais pas.
Peut-être aussi au dessin : je n’ai pas été emballé par le trait, que j’ai trouvé rapide, et ça joue beaucoup, mine de rien. Et faut dire que tu es excellemment servi sur tes Sherlock Holmes.
D’ailleurs, ça fait plaisir de te voir réagir ici : parce que bon, à te suivre sur le forum, on dirait bien qu’il n’y en a que pour le cinéma ou les séries télé.
:wink:

Jim

Ben, je lis très peu de comics en ce moment.
Donc, mes commentaires se limitent à vos retours, et à la vision d’ensemble qui s’en dégage.
Je lis peu de franco-belge aussi.
Comme je fais de la BD 7J/7, les séries et les films, ça me permet d’en sortir.
Les romans aussi. Mais là, je manque de temps. Rien qu’à en parler, me taper un bon roman SF, ça me ferait bien plaisir, d’ailleurs.

Ah là là : et moi qui fais mes petites notes de lecture sur Sherlock Holmes Society, sans avoir de réponses, je me sens seul au monde, abandonné…
:wink:

Jim

J’irai voir. :slight_smile:

Farpait !
:wink:

Jim

Androïdes 07 - La Dernière Ange

Les femmes androïdes de modèle Dernier Ange, chargées de collecter la mémoire des soldats morts au combat, retournent, une fois leur mission accomplie, à leur rack pour vider cette mémoire et se faire rebooter pour le prochain champ de bataille. L’une d’entre elles semble, contre toute attente, appréhender le processus mais c’est techniquement impossible. Les androïdes n’ont pas de sentiments.

  • Broché: 56 pages
  • Editeur : Soleil (21 août 2019)
  • Collection : SOL.FANTASTIQUE

Tiens, le thème de la valkyrie transposé à l’intelligence artificielle. Pourquoi pas.

Jim