ANGELA (Daniel Pecqueur / Olivier Vatine)

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Troisième volet de l’informelle trilogie western de Vatine chez Delcourt.
J’en reparle bientôt.

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En attendant, on parle de Trio Grande: Adios Palomita ici :

et de Wayne Redlake: 500 fusils là :

Jim

La quatrième de couverture précise que le récit se déroule dans le même univers que les deux autres albums. Cependant, les trois récits ne partagent qu’une toile de fond (un décor western avec l’évocation du Mexique, par lequel passent certains protagonistes). Ce qui demeure bien maigre pour un univers.

Les trois histoires sont indépendantes les unes des autres (finalement, chez Sergio Leone aussi, hein…) et ne constituent pas une trame. La grosse différence, ici, c’est que c’est dessiné par Vatine, ce qui fait que le niveau graphique est d’une tenue exemplaire. Le dessinateur a simplifié son trait depuis Fred & Bob ou Stan Pulsar, et il introduit des motifs en hachures dans ses décors, qui donne un cachet certain à ses planches. Il existe une version noir & blanc du récit, qui rend honneur à ce travail.

L’album raconte une histoire de vengeance, sur fond de trahison familiale, de mine au filon épuisé et d’attaque de train. C’est pas trop mal rythmé, le long flash-back que constitue le tome amenant tous les éléments nécessaires à la résolution de l’intrigue.

On reprochera tout de même, à cet album que les fans de Vatine ont attendu pendant des mois, des années, des siècles, une double page qui prend beaucoup de place pour pas grand-chose, et une reprise de la séquence d’intro, composée de cases copiées-collées, là où l’on se serait régalé de voir les mêmes scènes redessinées par l’auteur.

Jim