Oui, il y a une différence entre râler et exprimer de la haine.
Râler, c’est une habitude bien ancrée en France : cela traduit un mécontentement, une frustration, mais généralement sans violence. On râle contre une décision, contre un retard, contre une injustice perçue, mais ça reste une réaction spontanée, souvent exagérée, parfois même teintée d’humour.
La haine, en revanche, va plus loin : elle implique une hostilité plus profonde, une volonté de blesser, de discréditer, voire d’attaquer verbalement ou physiquement. C’est une escalade émotionnelle qui dépasse la simple plainte.
Dans le cas du festival d’Angoulême, la première réaction a sans doute été le mécontentement et la contestation du choix du jury (donc du « râlage »). Mais comme souvent sur les réseaux sociaux et dans certains milieux passionnés, les critiques peuvent rapidement virer à l’agressivité et, dans certains cas, à la haine.
Donc, oui, à l’origine, ça râle. Mais avec les réseaux et l’effet de groupe, cela peut parfois dégénérer.
L’avis sur la question de Jean-Luc Cornette, sur son compte Facebook, le 30 janvier 2025 :
Coup de gueule pro.
ANOUK RICARD a remporté le grand prix du Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême. Si vous n’aimez pas son travail, s’il ne vous intéresse pas, s’il ne vous fait pas rire, si vous trouvez son dessin trop minimaliste ou enfantin, c’est légitime, chacun apprécie et pense ce qu’il veut, mais gardez-le pour vous. Anouk Ricard n’a rien demandé, elle n’a pas demandé à recevoir ce prix, alors foutez-lui la paix. Je n’ai pas voté pour elle, je n’ai jamais voté pour elle, et j’ai aussi mes limites d’appréciation au niveau du minimalisme graphique, mais je le garde pour moi (c’est mon problème). Par contre, les BD d’Anouk Ricard me font rire, elles s’adressent aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Anouk Ricard maîtrise l’humour et le non sens avec brio et son dessin très simple est très efficace et comique. Depuis le début de sa carrière elle a su sublimer son trait faussement naïf pour le mettre au service d’une narration rythmée et efficace. Alors foutez-lui la paix. Laissez-là apprécier le moment et ne répandez pas votre mépris pour un travail que vous ne connaissez pas, que vous n’avez jamais lu, arrêtez de montrer que vous n’êtes pas curieux et de croire que ce qui n’est pas à votre goût ne serait pas le bon goût. Ces dernières années j’ai voté pour Hermann, Corben ou Cosey qui ont reçu le prix, mais je suis heureux que le prix de cette année me rappelle qu’il existe aussi d’autres façons d’envisager la BD et que c’est une discipline vaste et plurielle. La plupart des râleurs déteste le festival d’Angoulême, n’a même pas voté, se fout des remises de prix mais, soudainement, exige plus de clarté à propos des votes et ne digère pas que ce soit une femme adepte d’une forme de bande dessinée différente qui remporte ce prix. Arrêtez de perdre votre temps en répandant votre aigreur et lisez plus de BD. Faites-en aussi, comme bon vous semble, et foutez-la paix à Anouk Ricard ! Vive elle !
Un « making-of » de l’enquête de l’huma. Le genre d’enquête qui débute sur un truc tout con (ici le partenariat avec Quick et le début de blacklistage qui s’ensuit) et qui se révèle être d’une tout autre nature à force de tirer les ficelles.
La circulation des trams sous la gare vient à peine de reprendre, plus d’un mois après l’événement. Il fallait gérer les dommages plutôt que retirer la pub.