ASPIC, DÉTECTIVES DE L'ÉTRANGE t.1-8 (Thierry Gloris / Jacques Lamontagne, Emmanuel Despujol)

Et ça veut dire compassé, ça ?! Alors ça … quand j’vais dire ça à ma femme …

Pour moi, ouais, parce que ça sonne pédant et pas naturel.
Mais c’est sans doute affaire de sensibilité. Et que j’ai pas lu les récits qui correspondraient à la mienne, de sensibilité.

Jim

Aspic, détectives de l’étrange 7 - Le Mystère de la momie blette

Date de parution : 26/06/2019 / ISBN : 978-2-302-07254-1

Résumé

La dernière enquête de l’Agence Aspic se déroule à Bordeaux, dans la demeure d’une acariâtre vieille tante de Flora férue de fantômes, de chats, et d’égyptologie.

Cette nouvelle enquête prend un ton résolument familial : que sait on vraiment de notre famille ? On se côtoie, on partage des dîners et des célébrations, et les lourds secrets, eux qui transpirent peu à peu. Flora Vernet comprendra que son instinct pour le surnaturel puise sa source inattendue dans le creuset familial. Et dans ce milieu très conservateur, les idées libertaires d’Hugo pourraient bien créer quelques étincelles !

7, déjà !?

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Aspic - Détectives de l’étrange 1 : alors ça, c’est plutôt sympa. Fin XIXème je suppose (légèrement arrangé, parce que le coup de la voiture, je me demande si ce n’est pas en avance), un détective d’une cinquantaine d’année qui aide la police sur l’enquête d’une meurtre d’une voyante qui a pignon sur rue à Paris. Il a une « stagiaire », mais à qui il ne donne rien à faire, qui prend en main une autre enquête. Évidemment, y a du paranormal dans tout ça. Et surtout, ça tourne surtout autour des clichés sur la gente féminine (travail d’homme, etc …). C’est juste ce qu’il faut sans être lourdingue, mais je pense que c’est tout de même assez réaliste de ce côté là. Les enquêtes se déroulent de manière fort sympathique … vraiment très plaisant à lire.
Je me demande si ce n’est pas les premiers dessins que je regarde de Jacques Lamontagne. Et c’est très sympa, je trouve. Son trait me rappelle un peu Bordier sur « Souvenir d’un Elficologues » ou Bergeron sur « St Germain », mais pas pour les mêmes raisons. Et je trouve ici que ce trait rond est plus affirmé, peut être plus exagéré, mais juste ce qu’il faut notamment dans certaines expressions. Ces perso sont tous bien distincts et j’aime bien sa couleur.
Bref, un premier tome plutôt sympa, qui augure du bon pour la suite. Par contre, le bullage … même si j’ai compris la principe, je n’aime pas du tout !

(par contre, je n’ai pas encore compris d’où venait le nom de Aspic dans le titre … ou alors, c’est juste la référence à une tirade ?)

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Oui, c’est ça !

1 J'aime

Les pages que je vois là sont bien sympa, en tout cas.
Je jetterai un œil plus approfondi à l’occasion.

Jim

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Donc, suite et fin de ce diptyque que je trouve assez équilibré en terme de densité, de scènes et d’action. Contrairement aux autres histoires de Thierry Gloris, je n’ai eu de sentiment de précipitation en lisant le deuxième album. L’intrigue se déroule plutôt bien, même si je trouve que la résolution manque d’un petit quelque chose pour donner du peps. J’ai pas ressenti grand chose quand les enjeux sont montés d’un cran. J’ai eu l’impresssion que les persos maîtrisaient trop la situation.
Concernant ceux-ci, ils sont bourrés de référence à la littérature française (Hugo, Balzac, Leroux, …), un genre de mélange qu’aime visiblement bien faire l’auteur. Après, je ne connais pas assez bien la majeure partie d’entre eux, donc est-ce au service de l’histoire ou un simple clin d’oeil, j’en sais rien.
Jacques Lamontagne est un métronome, pas de baisse de régime dans ce second tome. C’est très joli, vivant et dynamique. Et on voit là un beau Paris.
Par contre, j’ai la version intégrale, qui est très jolie, mais avec des pages plus petites qui ne mettent pas assez en valeur le dessin.

Y a plus qu’à acheter le reste de cette série maintenant, j’en ai fini avec mon cycle Gloris.

La couverture de l’intégrale, que j’aime beaucoup (le vert n’est pas bien rendu sur cette image, il n’est pas aussi pétant)

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Aspic, détectives de l’étrange 3 : les deux jeunes héros ont enfin une affaire 3 mois après avoir créé leur propre (voir fin du tome 2). Et celle-ci va les emmener dans le monde des forains, celui à lé’poque où il y avait des hommes très costauds, des femmes à barbe et autres personnes avec un handicap physique (ou pas). Cette histoire est plutôt rigolote et sympa, parce qu’elle implique un peu personnellement l’un des deux héros (en marge de l’intrigue) et on sent la bonne humeur et une forte interaction entre les perso. En revanche, le fil rouge qui est en filigrane mais bien présent tout de même, qu’on sent bien mêlé quand même à cette affaire quasiment dès le début (et c’est peut être là que le bas blesse : il n’y a pas réellement de surprises dans le déroulé de ce fil rouge), l’est beaucoup moins. Mais Gloris joue avec les perso, utilise son univers pour « aider » l’enquête, et donc cela donne quelque chose de vivant, pas une série qui enchaîne les récits sans lien entre eux.
Il s’amuse également à glisser quelques références, par moment volontairement anachronique, comme Lamontagne d’ailleurs, qui en glisse quelques-unes dans les pages, dont une assez inattendue sur le moment. En tout cas, son dessin est très toujours très plaisant à regarder, c’est plutôt fluide et clair.


(cette première page est le lancement du fil rouge)

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Aspic, détectives de l’étrange 4 : le volume précédent préparait donc l’unique intrigue de ce 4ème opus, qui tourne autour des vampires (parce que finalement, il n’y en a pas qu’un). J’ai bien aimé le déroulé de l’histoire, parce qu’il est clairement différent de celui des 3 premiers tomes, donc on sort d’une certaine routine. Et implique personnellement le personnage principal, ce qui ajoute au suspense. J’ai trouvé Gloris plutôt malin dans sa manière de vouloir résoudre la situation, tout est bien préparé en amont, on sent venir certaines situations et d’autres un peu moins, mais disons que les situations n’arrivent pas que par hasard. Et la série perd également une bonne humeur et une insouciance qu’il y avait jusqu’à présent (ce qui n’est pas surprenant). Le rythme est également différent, plus lent peut être, mais en soit, ça ne m’a pas gêné.
La relative déception du 3ème tome concernant cette intrigue qui me semblait trop facile à deviner est ici gommer.
A noter que l’auteur, comme le dessinateur, laissent toujours en chemin un petit paquet de références. Ce n’est pas un jeu de piste, ça ne me semble pas prendre le pas sur l’intrigue, donc en soit, c’est juste un petit plaisir pour qui le détecte.

Et la couverture de l’intégrale (que j’aime beaucoup)

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Aspic, détectives de l’étrange 5 : l’héroïne, Flora, ne se remet pas de sa rencontre avec les Vampires et en plus, sa mère vient de mourir. Cela dit, un fantôme sévit à l’opéra de Paris, en menaçant la cantatrice.
Ce qui est bien, c’est que les personnages évoluent en gré des aventures qu’ils vivent. là, on est clairement dans la morosité en tout début d’album, et un temps est pris pour cela (même si j’ai quand même l’impression que le naturel de Flora revient au galop, mais elle reste hantée tout de même). Cependant, l’intrigue n’est pas oublié pour autant, mais j’avoue qu’elle m’intéresse moins que les précédentes, même si je me prends au jeu du Cluedo.
L’autre point qui se confirme dans cet épisode, c’est que Gloris a créé son Paris, avec ses persos qui reviennent en fonction des besoins des persos ou de son histoire.
Les références continuent de pleuvoir, là, on retrouve une nouvelle fois Tintin, mais pas que.
Lamontagne est remplacé par Despujol et je dois avouer que j’aime beaucoup moins. Le trait me parait moins fluide, la couleur (et pourtant c’est le même coloriste) plus plate par moment (ou est-ce les arrières-plans qui sont vides à ce moment-là). Il y a pourtant du détail (les rues de Paris, l’Opéra Garnier), mais je ne sais pas … après Lamontagne, la différence est clairement distincte. Et je pense que ce n’est pas mauvais. mais y a moins de vie dans les pages.
(rien qu’à la couverture, ça transparait, je trouve)

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ça se confirme, pas mon intrigue préférée de la série, et je trouve même que la résolution n’est pas vraiment formidable. Disons que ce qui arrive à Flora m’a plus intéressé et par conséquent, la suite m’intrigue parce que si chaque diptyque peut se lire indépendamment, il y a des ponts et des liens qui se font et là, il y a clairement une ouverture qui n’avait pas été laissé dans les fins précédentes. Les références (même modernes) continuent de s’amonceler, c’est par moment plutôt rigolo.
Et en toute fin, Gloris raccroche son histoire à celle d’un auteur célèbre (par la suite). C’est la deuxième fois que ça arrive, je n’ai pas l’impression qu’il l’ait fait pour la fin de la première intrigue.
Le dessin de Despujol ne me fait vraiment pas regretté celui de la Lamontagne. C’est pas mauvais, mais c’est clairement un ton en-dessous.
(ah, et quelques boulettes de bullages, avec par moment, un texte décentré, qui sortait du cadre)

La couverture (plutôt maline) de la troisième intégrale :

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Aspic, détectives de l’étrange T08

Après avoir découvert que la branche bordelaise de sa famille s’était confortablement enrichie du commerce triangulaire, à la grande honte de la jeune femme, voici que cette enquête, une fois de plus extraordinaire, lui permet de parler avec sa défunte mère, dont Flora soupçonne qu’elle n’a pas été très naturelle. De lourds secrets se révèlent… Flora sera-t-elle assez solide pour les endurer ?

  • Éditeur : Soleil (3 mars 2021)
  • Langue : : Français
  • Broché : 48 pages
  • ISBN-10 : 2302089391
  • ISBN-13 : 978-2302089396
  • Poids de l’article : 505 g

Y a plus qu’à attendre la sortie en intégrale.