ASTERIOS POLYP (David Mazzucchelli)

La critique par Lauriane est disponible sur le site

Un article du Figaro sur l’album. Qui aligne quelques joyeux poncifs sur les comics, mais bon, c’est pas comme si les journalistes français ne se soumettaient pas continuellement au prêt à penser, en termes de BD.

Jim

Véritable chef d’œuvre selon moi. Incontournable.

[quote=“Jim Lainé”]Un article du Figaro sur l’album. Qui aligne quelques joyeux poncifs sur les comics, mais bon, c’est pas comme si les journalistes français ne se soumettaient pas continuellement au prêt à penser, en termes de BD.
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Effectivement, la critique du Figaro aurait pu faire sans les sempiternelles références à “l’univers manichéen des super héros” et aux “codes par trop pesants des comics books”. Pour la peine, on pourrait dire que le gars a du mal à se détacher des codes trop pesant de la critique de comics par ceux qui n’y connaissent pas grand chose. Mais peut-être suis-je manichéen en écrivant cela ? :mrgreen:

En même temps, s’il n’y avait que dans la BD que le prêt-à-penser sévissait au Figaro

Pas pour moi mon ami:

bobd.over-blog.com/article-architecture-vertigineuse-102610994.html

Pour une fois qu’on a pas le même avis :wink:

[quote=“silverfab”]

. Incontournable.

Pas pour moi mon ami:

bobd.over-blog.com/article-architecture-vertigineuse-102610994.html

Pour une fois qu’on a pas le même avis :wink:[/quote]

Si on avait toujours les même avis, on ne pourrait pas les confronter, ce qui serait dommage. Qu’on diverge sur cette œuvre là, c’est surprenant, mais, en même temps, il y a bien des gens qui n’aime pas les grands vins de Bordeaux sous prétexte qu’ils aiment les vins légers. :wink:

Pourquoi cela serait un prétexte ? ça ne peut être une réalité ?

Je suis du même avis que Silverfab, ok graphiquement c’est sympa (même si c’est pas non plus la folie), pas mal de trouvaille sur la forme, mais le fond…c’est bof bof, “la prise de conscience” d’un quinqua hautain, attendre d’avoir une galere dans sa vie pour se dire “mais j’ai été un connard toute ma vie!”…bref clairement pas “un grand vin”, plus de la “brique à dédé” : un jolie embalage pour cacher le vide du fond.

Je rêverais d’avoir de la piquette de ce genre à tous les repas. :unamused:

Ça me rend encore plus impatient de lire ça, parce que je suis sûr que je ne serai pas d’accord.

Jim

Et en plus, maintenant du coup tu vas être obligé de dire que t’as aimé…

… ce qui prouverait que c’est un homme de goût. :wink:

On verra, on verra… chaque chose en son temps…

Jim

ça me fait penser que je ne l’ai toujours pas lu, alors qu’il traine dans une pile depuis plusieurs mois.

Je pensais avoir répondu…

Bon, je l’ai lu récemment (enfin, en fin d’année dernière, ça remonte déjà un peu), mais les détails s’effacent déjà, j’ai un peu trop attendu, mais j’ai été assez emballé.
C’est une magnifique chronique sur la condition humaine, avec juste ce qu’il faut d’absurde dans le cocktail. L’inanité des choses, l’impact des hasards…
Au niveau formel, Mazzucchelli met à contribution les styles et les représentations afin de représenter les êtres et les choses. Cela confère un côté “exercices de style” (au sens Queneau du terme) à la narration. Mais dans le même temps ça permet de mettre en scène la manière dont les personnages s’affichent ou se perçoivent ou sont perçus dans la société. C’est donc un portrait en creux, jouant sur l’accumulation et la comparaison des perceptions, afin de bien montrer que les êtres vivants ne sont jamais monolithiques mais au contraire sont tous composites, et donc complexes. Asterios lui-même évolue dans sa psyché pendant qu’il évolue dans le graphisme.
C’est également un sacré tour de force visuel, parce que, derrière les péripéties et la caractérisation, Mazzucchelli nous donne aussi une grande leçon de dessin, qu’il soit d’ailleurs anatomique ou architecturale. Il nous parle des structures derrière les formes, de la construction d’un monde.
Bref, c’est virtuose.

Jim

et même sur des personnages stylisés, il parvient à être incroyablement expressif.

Il me semble que tu as fait référence à Asterios Polyp, Jim, mais je ne sais plus dans quel livre/article ?

Alors c’est amusant parce que, contrairement à Jim, si je reconnais la maestria graphique, ma première tentative s’est soldée par un bel échec :

:arrow_right: bobd.over-blog.com/article-caramba-encore-rate-88899530.html

Et six mois plus tard, avec un accompagnement musical pourtant sélectionné sciemment:

:arrow_right: bobd.over-blog.com/article-architecture-vertigineuse-102610994.html

Comics & Contre-culture.

Jim