BACKROOMS (Kane Parsons)

Une psychothérapeute est contrainte d’affronter l’inconnu dans le but de retrouver un patient ayant disparu dans une mystérieuse dimension…

Science-fiction/horreur
Long métrage américain
Réalisé par Kane Parsons
Scénarisé par Will Soodik
Avec Renate Reinsve, Chiwetel Ejiofor, Mark Duplass…
Année de production : 2026
Sortie en France le 17 juin 2026

Encore la Région Parisienne ?

Je connais des fans d’espaces liminaires qui pourraient être intéressés.

Jim

Yep je le guette depuis un moment celui-là

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Je suis le seul à avoir envie de faire des blagues vu le titre et les affiches du film !?

Je ne savais pas à quoi m’attendre. Et je ne connaissais pas le sujet/concept de ces pièces « vides »

Pendant au moins 40 minutes. Je suis très intrigué. Je suis le personnage principal dans son exploration..et il y a une véritable ambiance. Qui s’étend jusqu’à la fin du film.
Pourtant. L’étrangeté ne suscite pas assez d’effrois, de craintes, de peur. Et c’est bien dommage.
Alors j’ai appris que le réalisateur a 20 ans, et forcément, après avoir digéré le film, je suis plutôt indulgent. Il y a des choses qui n’ont pas fonctionné sur moi. Car ça joue sur 2 tableaux qui ont du mal à cohabiter : quand la « science » tente de comprendre l’émotion disons… Et la gestion de la menace m’est apparu faible.

Donc j’ai un sentiment très mitigé sur le résultat final, mais le film possède une identité assez unique. Il ne faudrait pas cependant que Kane Parsons se la joue « auteur »,.sombrant dans une forme de caricature, et en oublie que le spectateur veut aussi ressentir des émotions "primaires " , pas que de la réflexion psychanalytique qui te rend fier de réfléchir sur du vide… .

Mon ado de 13 ans a voulu le voir donc séance frisson vendredi dernier où on a eu droit à que des BA de films d’horreur, moi qui déteste cela ^^.

Alors les décors sont justes dingues. Et l’on évite heureusement les jumpscares que tous ces angles et ces murs permettraient.

Mais pfff pour les scènes en caméra POV. Ca me fatigue et ça met du stress gratuit.

J’ai trouvé la menace assez « idiote » et pas forcément logique vu les agressions précédentes (je pense au jeune).

La scène post générique dure 8 min, limite un calvaire ^^.

Ca se regarde mais ça me saoule rien que d’entendre le réalisateur dire qu’il veut conserver le mystère sur la nature des backrooms alors qu’il semble évident que les règles ne sont claires pour personne vu le bazar temporel de la scène finale.

Et bien évidemment il veut en faire une franchise.

Content d’avoir vu cela avec mon fils parce que je me dis que bientôt c’est le genre de sorties qu’il fera avec ses copains mais ça reste sage.

Il est assez impressionnant de maitrise particulièrement quand on connait le parcours de son tout jeune réal. La lumière, la déco et le cadra m’ont impressionné par l’envie de faire quelque chose de beau dans un environnement laids et vide. Je suis plus circonspect sur l’usage du caméscope qui m’apparait malvenue plus on avance dans le film et une narration rejouant une fois de trop la découverte et ce qui en découle.

Au delà de ça on y retrouve l’éternel (apparemment) défaut d’un film trop long pour son bien. Particulièrement ici quand la fascination des backrooms (et au delà de l’espace liminal) provient d’un équilibre parfait entre ce qu’il faut montrer ou pas et du sentiment d’étrangeté qui en découle dans notre esprit.

A aller de plus en plus au fond des choses et dans une certaine forme d’explicite malvenue, le film se trouve confronter à ses illustres prédécesseurs et n’en ressort clairement pas grandi. Surtout il perds dès lors son aura et son intérêt. Dommage mais il n’empêche qu’il offre de beau moments.