BATMAN #125-157 (Chip Zdarsky / Jorge Jiménez)

Un bon épisode, une enquête bien menée et un bon duo scénariste / dessinateur qui fait quelque peu regretter la fin annoncée du run dans deux numéros. Ici, Chip Zdarsky enchaîne avec un Batman qui refuse d’accepter l’idée que Jim Gordon ait pu tuer le Maire Nakano. Un flashback montre un Jim usé par les enquêtes de détective privé, qui accepte celle confiée par la femme du Maire à qui il révèle que Nakano n’a pas de maîtresse, « juste » un métier trop prenant. Ils passent du temps ensemble, elle parle de son fils, il évoque son expérience, ils sont attaqués par des sales types et il la défend ; puis, ils s’embrassent et débutent une aventure. Jim va la voir chez elle un soir, trouve Nakano qui évoque une dispute, précise que Gordon n’est qu’une distraction et qu’il n’aura rien. Le ton monte, Jim est crispé par la nomination de Savage en commissaire, Nakano attaque et Jim sort son arme… et plus rien. Jim demande à Bullock de creuser pour trouver qui a fait ça, Batman continue mais tente aussi de rencontrer l’homme qui dit être son frère, et qui veut vendre ses parts de l’entreprise à NigmaTech. Leonid Knull de la Cour des Hiboux fait barrage, fait tabasser Bruce mais celui-ci place un pisteur sur Knull. Nigma discute avec la gérante de Wayne Enterprises et elle comprend être piégée finalement, mais ne peut rien faire. Batman revient sur le lieu du crime de Nakano, voit que les caméras ont été coupées - ou presque. Il confronte Jim car, via des reflets pris par d’autres caméras, on le voit sortir avec un sac ensanglanté, avec les preuves volées. Jim est perdu, ne sait plus, Batman voit quelque chose dans ses lunettes. Savage découvre sa présence au GCPD et lance l’attaque, alors que Batman découvre que les lunettes de Jim ont la technologie du Chapelier Fou… et un point d’interrogation. Le Sphinx est derrière le coup !
C’est bien, oui. Chip Zdarsky me plaît dans cette enquête bien menée, qui m’a presque fait penser à une vraie surprise avec la culpabilité de Jim Gordon. Le flashback est bien mené, l’intrigue sur le frère surprend car on ne le voit pas (est-ce Commander Star, le super-héros de Gotham nouveau et très US Agent dans l’âme ?), mais l’ensemble est prenant et dynamique. Surtout, Jorge Fornes apporte son trait carré, classique et très joli, qui fonctionne très bien dans cette enquête.

C’est joli, c’est bien mené, c’est prenant. C’est bien fait.

Si je rejoins Ben sur la qualité du récit et je remets dans le contexte éditorial, Chip Zdarsky fait le taf mais c’est triste.

Le début de run complètement fou laisse la place à une intrigue avec peu d’originalité. Une sorte de fill-in sans grande saveur malgré un dessin très agréable.

Comme souvent, Chip fait appel à quelques références récentes (surtout issues de Tynion) comme pour donner un petit lien à tout cette série depuis Rebirth.

Une bien triste fin pour un mec qui me fait plus rêver en indé.

Comme tout le monde, au fond.

DC Comics has released a 4-Page Preview and Covers of Batman #156 comic, that will be on sale on January 1, 2025 as a print and digital issue.

THE RIDDLER’S PLANS FINALLY REVEALED!

The Official Synopsis of Batman #156 comic:

THE DYING CITY – Part Four

The GCPD is closing in on their suspected killer–and on Batman! Wayne Enterprises is under attack as Nygma’s plans come into focus. The Owls are not what they seem. Don’t miss the thrilling penultimate issue!

Très bon avant-dernier épisode d’un run irrégulier, mais Chip Zdarsky donne « tout » dans un sprint final improvisé mais fort réussi. Si James Gordon est bien l’amant de la femme du Maire Nakano, il ne l’a pas tué directement mais a été manipulé par des lunettes transformées par la technologie du Chapelier Fou, utilisées par Nygma pour le piéger. Batman fuit le G.C.P.D. alors que le commissaire Savage lui met des bâtons dans les roues, tandis qu’une émeute extrême est organisée par un Commander Star qui laisse faire. Nygma donne des leçons à Leonid Knull, indiquant que lui aime « le frisson » et pas les manoeuvres occultes de la Cour des Hiboux. Batman arrive à la tour de NygmaTech, résout des énigmes et sauve des gens, mais surtout donne lui-même la leçon à Nygma : il a donné accès à quantité de données sensibles à la Cour des Hiboux, qui est sous contrôle russe via Leonid Knull, et donc la Russie a la main sur les codes nucléaires américains ! Knull file vers un avion, Batman n’a pas réussi à bloquer le vol des données du serveur, et est aidé par un Gordon remis à sa place par la femme du Maire (qui le rejette par son égoïsme de vouloir prouver qu’il n’a rien fait, alors que son fils à elle a perdu son père) et venu pour aider. Jim va s’en prendre à Nygma armé de la Bat-ceinture de Batman (!), alors que la gestionnaire de Wayne Enterprises révèle à Batman ce qu’elle a fait avec Nygma, pour préparer la chute de Bruce. Batman relie les éléments, et comprend que Commander Star est KGBeast, envoyé ici pour permettre la mainmise russe !
C’est très prenant et très agréable, oui. Chip Zdarsky devait certes finir son run avant, mais cette intrigue improvisée est très dynamique et fluide, avec beaucoup de bons moments. J’apprécie énormément Gordon remis à sa place mais qui a un super moment avec la Bat-ceinture, j’apprécie le côté détective de Batman, j’apprécie le « Rise & Fall » de Nygma, classique mais efficace. Le cliffhanger est surprenant, je reste un peu « déçu » de ce faux frère Wayne qu’on ne voit jamais, et Commander Star aurait cependant mérité d’apparaître plus, mais l’effet est là et bien mené. Graphiquement, Tony S. Daniel intervient, c’est correct et solide, pas beau-beau mais réussi. Dommage cependant que Jorge Fornes ne fasse pas tout.

Un sprint final très agréable et divertissant.

Donc en fait, c’est comme quand Harry Osborn devient Iron Patriot
Du coup, ce n’est pas très original mais ça reste un classique en matière de twist.

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Ca, c’est dans l’univers où Bendis reste 25 ans sur la franchise.

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C’est surtout que je ne l’ai pas vu venir et en refeuilletant l’arc, je n’ai pas souvenir d’avoir une menace russe. Ce n’est pas le plus grave.

Cette fin de run est un peu triste, on le répète souvent. Ca devait être WTF, je trouve que ça marchait et depuis Failsafe, c’est un peu la débandade. Jorge Jimenez est à un tiers présent (j’espère que DC lui a proposé une belle série ou va l’accompagner sur un Creator-Owned).

Pffffff…

Malgré Hush 2 (pourquoi n’ont-ils pas designé le logo en Hu2h?) qui est plus une double pause « sucrée », les éditeurs doivent vraiment se pencher sur l’avenir de ce personnage. Peut-être que le run de CZ était trop long (sûrement qu’il aurait dû partir après Absolute Power), Jeph Loeb est de passage (je pense)…

Là tu mets qui sur le titre? Pour quel projet? Un truc radical? Un retour aux sources? Compliqué…

Batman #157

With the Court of Owls’ plan revealed and the city in chaos, Batman must find the strength to fight a war on multiple fronts and save Gotham from disaster.

Creative Team

  • Writer: Chip Zdarsky
  • Artist: Tony S. Daniel & Jorge Jiménez
  • Colorist: Tomeu Morey
  • Letterer: Clayton Cowles
  • Standard Cover Artist(s): Guillem March
  • Variant Cover Artist(s): Tony Harris and Jeremy Clark; Jorge Jiménez; Tony S. Daniel; Mitch Gerads; Jerome Opeña; Rafael Grassetti
  • Group Editor: Rob Levin
  • Editor: Rob Levin
  • Associate Editor: Jessica Berbey
  • Format: Ongoing Series
  • Page Count/Cover Price: 48 pages/$4.99

The fates of Jim Gordon, the Riddler, and all of Gotham rest in the hands of the Dark Knight in Batman #157 on shelves & digital platforms on February 5, 2025, from DC Comics

Allez, on remballe les jouets dans un double épisode final qui range ce qu’il faut et livre de bons moments. Chip Zdarsky montre ainsi Batman se projeter sur l’avion qui doit amener Leonid Kull en Russie avec les codes de la défense américaine. Ça se bagarre, Kull confirme que la Russie s’est alliée à la Cour des Hiboux car Gotham était leur croque-mitaine et l’incarnation de l’Amérique à détruire pour eux. Bruce détourne ses tirs, mais Leonid est tué. L’avion va s’écraser, Batman anéantit les ailes (avec des armes à feu et ça le crispe) pour le poser au sol en obtenant de Bullock l’évacuation des rues malgré le contre-ordre du commissaire Savage. Tetch stoppe les bombes russes, Gordon sauve Nygma d’une chute mortelle et Batman confronte Commander Star, alias KGBeast que la Russie allair sacrifier quoiqu’il arrive. Ça se bagarre, Batman le tabasse mais se retient devant la foule. C’est une victoire à la Pyrrhus, et il faut reconstruire. Bruce va rencontrer Wil, l’homme qu’on disait être le bâtard de son père, mais leur échange révèle un soignant qui n’aime pas ce que Bruce renvoie et confirme que le test ADN est négatif, et que Thomas a eu un moment d’errance passager. Bruce part, discute avec Leslie et va voir Gordon, qu’il pardonne pour les actes même le meurtre du Maire sous influence. James veut retourner au GCPD même dans la rue, et Batman veut aller de l’avant en acceptant tous leurs faiblesses. Et il part répondre à une alerte !
C’est bien et bien fait, pour un final cadré et sans vague. Chip Zdarsky retombe bien sur ses pattes, gère bien l’ensemble et propose des moments funs. Le coup de l’avion me rappelle le début du volume avec le lancement par Tom King, ça ferait en soi une belle boucle si ce volume s’arrêtait sur ça, et j’avoue que ça me fait marrer. Le reste est solide et efficace, le travail sur Gordon est plutôt bon, et j’aime cette humanité sur Batman, les projets de Bruce (et son initiative qui le rapprochait des oeuvres de ses parents) et la gestion globale. La vérité sur Wil est bien fichue, la conclusion est inspirante et les dessins de Jorge Jimenez et Tony S. Daniel sont complémentaires et fort jolis.

Avec l’ambition limitée de tout ranger dans une ultime pirouette, l’épisode est bon, prenant et fun. C’était cool.

Mais quand on y pense, c’était ça le projet du Batman de Chip Zdarsky. Depuis le début avec Failsafe, Batman était prisonnier d’un trip bourré d’actions et de cascades multiverselles!

Et puis, et puis, ça n’a pas dû plaire. CZ s’est résolu à rentrer dans le rang.

Ce run aura été un vrai pétard mouillé et c’est bien dommage, vraiment. Les deux zozos savaient donné du spectacle.

Finir sur la cour des Hiboux avec ce trip du faux-frère… pfffffff…

Allez next.

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Je n’ai lu que le premier arc, mais j’ai adoré son côté jamesbonien survitaminé.

Jim

Jusqu’au 800, c’est un gros délire. Tous ces Batmen Zurr-en-Arrh, ce délire sur la naissance des trois Jokers, fallait faire péter le bouzin!

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153-156

Je regrette presque d avoir lâché batman de zdarsky vers la ballade multiverselle et zun en harr car je trouvais déjà vu.Tout me semblait un décalqué des 10 dernières années de batman.. déjà que j avais lâche le run d avant.

La c est classique mais bien construit et prenant.

Jimenez comme Mora je suis pas un ultra mais c est solide, régulier.

Du bon quoi

Fred, je te rejoins. C’est loin d’être un mauvais run même si sur la fin, CZ commence à fatiguer et que la fin de run arrive (Jimenez est mis au repos sur Supes…etc).

Mais globalement (et surtout au début), c’était nerveux, le Batman se baladait, etc…

Le délire autour du Cyborg, il fonctionne bien. Évidemment, on l’a déjà écrit, y a la bouse de crossover avec Tini H.

J’aurais juste aimé que DC ou que lui s’autorise à aller au bout de son délire, quitte à ce que cela soit mauvais. Il y a quelque chose d’inachevé.

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