BATMAN #86-108 (James Tynion IV / collectif)

Aux deux tiers (si on compte les séries, parce que si on compte les épisodes, c’est plus), précisément : la mini-série de complément est inédite.

Jim

Batman goes undercover to infiltrate the transhumanist gang known as the Unsanity Collective and learn more about their sudden appearance in Gotham. And what nefarious plans does Simon Saint have for Arkham Day survivor Sean Mahoney? How does it connect to the Magistrate?

And in part two of the action-packed, bone-rattling Ghost-Maker backup story…can our hero stand up to the horror of Kid Kawaii?

Plus, don’t miss the debut of the mysterious Miracle Molly!

Batman (2016-) #108

Written by James Tynion IV
Pencils Jorge Jimenez, Ricardo López Ortiz
Inks Jorge Jimenez, Ricardo López Ortiz
Colored by Romulo Fajardo Jr., Tomeu Morey
Cover by Jorge Jimenez, Tomeu Morey
Release Date: May 4, 2021

Ça donne très envie mais je vous le dis, ça va vite très mal vieillir cette présence repérable de l informatique.

Tout comme la succession de nouveaux super-vilains tous plus oubliables les uns que les autres ou l’absence d’intrigue foncièrement originale mais présentés, tous deux, de manière très très ronflante (en terme marketing, il y a tout un troupeau d’éléphants qui fait du rugby dans le même magasin de porcelaine).

Oh, regardez la nouvelle Joker Girl ! Le nouveau Joker Boy ! Une nouvelle attaque du Joker sur la ville ! Un nouveau maitre des mystères qui s’avère être… Le Joker ! Un nouveau fantôme-ninja-partenaire issu du passé de Bruce (probablement affilié au Joker parce que, bon, ça fait un moment qu’on l’a pas vu) !

J’admets être bien client de tout ça.
En fait, j’apprécie, notamment ici, le soin que met James Tynion IV à créer une « vie » dans Gotham. On découvre ici l’étrange Unsanity Collective via Miracle Molly, nouveau personnage qui en fait la visite. Bon, clairement, le pseudo buzz autour de ce perso’ n’a pas lieu d’être, et je m’en fiche… mais l’épisode est bon.
Tynion créé une vie locale, une faune locale oserais-je dire, et j’apprécie de voir Gotham « vivre » véritablement, loin des super-vilains classiques ou du GCPD. C’est vraiment agréable, et ça a un aspect organique que j’aime beaucoup. Les interactions étant en outre bonnes, même si la préparation de l’organisation Magistrate est un peu « lourde » dans ses évidences (bingo sur l’identité de Peacekeeper-01).
M’enfin, rien qui ne vienne gêner le plaisir de cette lecture, avec un Jorge Jimenez très inspiré et aux effets épatants.
La back-up sur Ghost-Maker ne m’intéresse pas et, à la survoler, ne donne rien pour changer d’avis.

Ah oui ? Je dois avouer que cette idée de génération de vilain comme nous avons eu des générations de robin me séduisait.

Je n ai pas tenté la lecture encore.

Le tIV solide de detective comics n est pas au rdv ?

Mais entendons-nous bien, faire des nouveaux vilains, c’est mon dada (j’ai piqué la phrase à Omar Sharif, à l’époque où il voulait qu’on l’appelle Doctor Équidé). C’est simplement que ceux de Tynion sont - pour le dire gentiment - creux.
Et puis il y a eu une forme de systématisme qui s’est installé - éditorialement parlant - avec l’apparition de la nouvelle Harley sur une couverture qui a fait grimper les ventes. Tynion l’avoue lui-même d’ailleurs, si je me souviens bien, à travers Joker Boy qui apparait donc plus tôt dans son intrigue (contingence éditoriale : « la foule veut du neuf, on va lui en donner même si c’est chiant comme la pluie ») et auquel il réserve davantage de scènes (très très très répétitives).

Je ne suis pas un grand fan de ses Detective Comics. ça commence bien, c’est solide, il déroule son casting, et c’est d’ailleurs le point fort. Il y a plein de truc qui se passe avec gueule d’argile que je trouve très sympa.
Mais passé ce postulat… On en revient aux intrigues d’envergures mais pas originales pour deux sous. Entre les dialogues lourdingues de King (« Cat. » « Bat ». « Cat ? » « Bat ? » « Cat ! » « Bat ! » « CAT ». « BAT ». « T’aurais pas 3 dollars pour le parking ? ». The End.) et la resucée de Arkham Knight, nous étions rincés à l’époque.

Après, c’est peut être à mettre en exergue avec mon inintérêt croissant pour les héros DC depuis 10 ans. Ils venaient encore de perdre toute substance (Tiens, c’est vrai ça ? Où est-ce que j’ai mit tout ce qui me donnait de l’intérêt ? Ah mais oui, on m’a Rebirth-é à mort !) et j’avoue avoir eu de plus en plus de mal - indépendamment de moi-même - à m’intéresser à des personnages aussi « non-définis ». Ambigus. Car il n’y a plus aucune surprise aux actions d’un personnage quand tu peux sortir n’importe quelle histoire du tiroir ou la ranger quand tu veux.

Et puis franchement, le vilain-morveux-hacker, c’est un gimmick avec lequel j’ai énormément de mal. Surtout présenté avec autant de premier degré. Il faut du recul et une bonne pointe d’ironie pour écrire ce genre de personnage. N’est pas Morrison/Aaron/Ewing/Russel (celui que vous voulez) qui veut.

Hehe.

Le voilà habillé pour l hiver, il a pris de l avance.

A defaut d etre palpitants, je trouvais ses détective comics très solides dans leur construction. Les conséquences de chaque action menant mécaniquement aux episodes suivants. Si les atermoiements de robin etaient du déjà vu, les développements autour de batwoman etaient intéressants en plus du portrait de gueule d argile qui de m intéresser etait déjà un petit tour de force.

Je n ai pas dépassé le tome 1 de ses jl dark, ayant été immédiatement perdu. Un cross over des le debut, je crois me souvenir, m a fait perde le fil.

Mais j espérais une maturation du scénariste, qui à ses bases solides aurait ajouté des créations originales.

Tu fais ici référence au reboot qui aurait cassé le développement historique des personnages ou tu vises quelque chose d autre ?