BATMAN ETERNAL t.1-4 (Collectif)

[quote]BATMAN ETERNAL tome 1
*Scénario: Collectif ,Snyder Scott – Dessin: Collectif ,Fabok Jay
Public: Ado-adulte – à partir de 12 ans
Genre: Super-héros
Collection: DC Renaissance
Date de sortie: 6 mars 2015
Pagination: 296 pages
ISBN: 9782365776202
Prix: 22.50 €

Après une arrestation spectaculaire, l’impensable se produit lorsque l’incorruptible James Gordon se retrouve condamné pour bavure ! Le plus ancien allié de Batman se retrouve derrière les barreaux, alors que le mafieux Carmine Falcone réapparaît, bien décidé à débarrasser Gotham des « monstres » justiciers ou criminels. Tous ces événements convergent vers une machination tentaculaire…
(BATMAN ETERNAL #1-13)*[/quote]

[size=200]LA DISCUSSION SUR LA SÉRIE EN V.O.[/size]

Liens:
Le site de l’éditeur : www.urban-comics.com
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Alors je n’ai lu que ce 1er volume mais étrangement j’ai l’impression d’y voir une sorte de 3ème acte après A long Halloween et Dark Victory

Il ya beaucoup de ça effectivement.

Visiblement, il doit manquer un mot dans la phrase.

Hm je ne trouve pas mais peut être que j’ai trop le nez dedans oO

Ce ne serait pas plutôt “un ennemi/adversaire historique” que tu voulais écrire? :wink:

Je tenais le secret mais dire “un historique”, pour moi ç s’est toujours dit, non ? Genre “c’est un historique du club”.

Sinon le sens est bien celui ci mais ça me semblait logique dans le contexte.

Un historique peut se dire, mais en l’occurrence dans le contexte de la phrase, sans ajouter un nom avant comme personnage, pour conserver un peu de nuance, je ne suis pas sûr que ça soit compréhensible en l’état. Ce n’est pas un historique qui fait son retour, mais un personnage. historique me semble plus indiqué en tant qu’adjectif qu’en tant que nom ici. Je ne sais pas si je suis clair.

C’est une formule qui fonctionne bien mieux à l’oral qu’a l’écrit en fait

Ouioui j’avais compris mais comme c’est dans mon jargon usuel. Bref, j’ai ajouté ennemi au moins c’est clair dans tous les cas, merci ^^

Tu as peut-être bien raison en fait. Cette tournure ne m’est pas familière et je ne crois pas l’avoir déjà lue, ce qui peut m’induire en erreur.

Je suis plus réservé sur la série en elle-même qui, bien qu’agréable à lire, comporte des scories étonnantes pour une production de cette envergure.

L’épisode d’ouverture remplit son office avec le lancement des hostilités via un flashforward intrigant (même si personnellement, Bruce Wayne exposé comme s’il était crucifié, avec Gotham en feu et un personnage hors-champ qui commente les évènements, ça me semble lorgner lourdement vers l’effet de manche), suivit de péripéties impliquant le retour d’un vilain siphonné peu utilisé jusqu’à maintenant, au look et à la personnalité résolument grotesques qui en font un personnage haut en couleurs. La fin de l’épisode est ponctuée par un cliffhanger marquant, qui génère des répercussions importantes pour une bonne partie des protagonistes, qu’il s’agisse des héros costumés ou des civils.

Cependant, le déroulement de la suite du récit s’éparpille plus que de raison à force de multiplier les intrigues secondaires. Pour une série à la parution hebdomadaire, certains choix scénaristiques se révèlent plutôt contre-productifs, au point de diluer certains effets. Ainsi, certains éléments du récit sont lancés pour ensuite être délaissés pendant plusieurs épisodes d’affilée, comme l’introduction d’une intrigue secondaire au versant occulte conduite par Jim Corrigan, qu’on ne reverra pas avant le prochain tome. De même, un autre épisode lance une piste parallèle pour se conclure avec un cliffhanger… qui ne sera finalement utilisé que six épisodes plus loin, ce qui dilue l’impact du procédé quelque part (si j’avais suivi la série semaine après semaine, j’aurais certainement oublié ce personnage pendant le laps de temps). Dans ces six-sept premiers épisodes, le pool de scénaristes donne l’impression de naviguer un peu à vue en multipliant les pistes (la guerre des gangs, l’arrestation de Gordon, les errements de Pyg, le chamboulement du fonctionnement du GCPD, les forces occultes à l’oeuvre à Arkham, etc…) au point de s’égarer par instants, induisant un rythme saccadé puisqu’il y a relativement peu d’avancées sur certains fronts (le procès de Gordon ne s’ouvre qu’au douzième épisode alors qu’il est arrêté à la fin du premier), avec des personnages laissés de côté comme Harvey Bullock et Maggie Sawyer, alors qu’il aurait été pertinent de les mettre en avant vis à vis de la chute de Gordon.

L’impression qui domine, c’est que l’éditorial ne semble pas avoir été très présent dans cette phase de lancement pour canaliser les scénaristes, qui à force d’être généreux en personnages et intrigues convoqués, en viennent à commettre des impairs et des facilités (les flics qui s’interrogent sur le responsable de la guerre des gangs dans le deuxième épisode et qui sont au courant dans le suivant sans avoir été mis au jus entre les deux scènes, trois groupes de personnages qui se retrouvent au même endroit un peu facilement dans les narrows) avec quelques caractérisations un peu outrées (Vicky Vale qui sermonne un stagiaire pour ensuite commettre une erreur de débutante, Batgirl qui semble un peu trop hystérique par moments).

Les choses se resserrent dans le dernier tiers de l’album à partir du voyage à Hong-Kong, qui va permettre d’une part de réintroduire un second rôle marquant pour un proche de Batman, et qui va d’autre part déclencher un crescendo dans la montée des enjeux jusqu’à la fin de l’album, au point que certains éléments devraient avoir une résolution rapide dans la prochaine fournée d’épisodes. Ce tome se conclut d’ailleurs par deux épisodes de haute volée, écrits par James Tynion IV, l’autre tête pensante derrière la saga avec Scott Snyder, qui déroule des séquences finement dialoguées (la plaidoirie du procureur qui résume bien le dilemme de la justice et des protagonistes impliqués, le visiteur de Gordon dans le dernier épisode, le rôle tenu par Vicky Vale) avec des avancées rapides (le rookie qui prend de l’ampleur avec son plan pour faire d’une pierre deux coups, les revers infligés aux mafieux et aux ripoux). Et comme ils sont dessinés avec l’élégance coutumière et la narration millimétrée qui caractérisent Mikel Janin, cela achève d’en faire les meilleurs morceaux de l’album alors qu’ils sont paradoxalement parcimonieux en scènes d’actions.

[quote=“Benoît”]Je suis plus réservé sur la série en elle-même qui, bien qu’agréable à lire, comporte des scories étonnantes pour une production de cette envergure.

Cependant, le déroulement de la suite du récit s’éparpille plus que de raison à force de multiplier les intrigues secondaires.

L’impression qui domine, c’est que l’éditorial ne semble pas avoir été très présent dans cette phase de lancement pour canaliser les scénaristes, [/quote]

Je ne suis pas forcément d’accord car mon point de vue est biaisé notamment en lisant l’autre série hebdomadaire “World’s End” qui répond à toutes les caractéristiques défaillantes que tu décris.

Là, je trouve justement que ça se tient sans trop s’éparpiller justement. Aucunement, je me suis senti perdu. Contrairement à WE.

Là, il faut voir sur 50 épisodes mais sur le premier tome, ça le fait. En revanche, merci la formule TPB. Je n’aurais pas tenu à bouffer toutes les semaines du Batou.

Et c’est assez accessible, je pense.

Franchement, c’est pas mal.

Oui, c’est pas mal mais je reste avec le sentiment qu’à un moment donné, un suivi éditorial plus prononcé aurait permis d’éviter quelques accrocs, et cela aurait été bénéfique à la fois pour les premiers épisodes où, avec des intrigues plus resserrées les choses auraient avancées plus vites et certains personnages auraient eu plus d’espace, et pour la structure globale de la série qui aurait été plus équilibrée. Qu’il y ait plusieurs intrigues développées en parallèle, ça me paraît normal, c’est même un des plaisirs qu’autorise le format hebdomadaire. Mais que des éléments soient lancés sans revenir dessus pendant plusieurs semaines, ça me semble contre-productif avec un rythme de parution hebdomadaire.

D’ailleurs, c’est quand les scénaristes se concentrent sur la guerre des gangs et sur la situation de Gordon dans le dernier tiers de l’album que le rythme s’accélère, en ménageant toujours des révélations sans se départir de belles scènes de dialogue, autour d’Alfred et de Gordon notamment.

Je me suis procuré ce premier tome. Et les premières pages me replongent plus dans l’ambiance de Gotham Central que de Long Halloween. J’en suis aux épisodes de Dustin Nguyen.

[quote]Batman Eternal t.2

Le Commissaire Gordon emprisonné après une bavure dont il n’est pas responsable… Le gangster d’antan, Carmine Falcone, de retour à Gotham… Les détenus d’Arkham qui prennent possession de l’Asile… Alfred renoue avec sa propre fille perdue de vue… et dans l’ombre, un mystérieux comploteur tire les ficelles de tous ses événements poussant à bout Batman et ses plus proches alliés.

(Contenu : Batman Eternal #14-26)

Public: Ado-adulte – à partir de 12 ans
Genre: Super-héros
Collection: DC Renaissance
Date de sortie: 22 mai 2015
Pagination: 296 pages
ISBN: 9782365776554
Prix: 22.50 €[/quote]

A la lecture de ce tome, il est clair que l’exercice de rendre chaque semaine un bout de l’histoire n’est pas aisé. C’est un peu dilué quand même (l’intrigue au Brésil notamment). En VO et de manière hebdomadaire, j’aurais lâché à coup sûr.

Par contre, en termes de dessin, on retrouve Fabok, Guera, etc…

DC a mis les moyens.

A la lecture de ce tome, il est clair que l’exercice de rendre chaque semaine un bout de l’histoire n’est pas aisé. C’est un peu dilué quand même (l’intrigue au Brésil notamment).

En VO et de manière hebdomadaire, j’aurais lâché à coup sûr surtout sur un style Whodunnit en 52 épisodes…

Par contre, en termes de dessin, on retrouve Fabok, Guera, etc…

DC a mis les moyens à ce niveau.

La critique par Blackiruah est disponible sur le site!

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Le premier volume ne m’ayant globalement pas convaincu, je lâche l’affaire.