BATMAN / HUNTRESS : CRY FOR BLOOD (Greg Rucka / Rick Burchett)

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Batman huntress

Helena Bertinelli était la fille d’un chef de gang mafieux qui a vu ses parents abattus par une famille rivale.

Suite à ce drame, elle est aujourd’hui la justicière de Gotham, Huntress ! Mais quand des fantômes de son passé resurgissent, cette jeune femme tourmentée doit faire équipe avec le Chevalier Noir et le mystérieux détective appelé la Question !

INFOS

SCÉNARISTE : RUCKA GREG - DESSINATEUR : BURCHETT RICK
  • Public : 9+
  • Collection : DC CONFIDENTIAL
  • Date de sortie : 24 janvier 2020
  • Pagination : 208 pages
  • EAN : 9791026819059
  • Contenu vo : Batman/Huntress: Cry for Blood #1-6 ; The Question #1 ; « Midnight Train » from Batman Chronicles #1
    Prix : 19 EUR

Hâte !!

En tout cas la couv est jolie

Mini-série en 4 épisodes très bien écrit par Greg Rucka, pourtant c’est tout à fait passable. Rucka écrit les origines d’un personnage très secondaire et ce récit est édité uniquement pour cause de sortie de Bird of Prey tant le récit bien que bien fait est anecdotique. La collection Confidential a pour but de publier de vieux récit de DC avec un potentiel commercial faible, mais si en plus c’est sympa, mais sans plus, la collection ne devrait pas durer hélas.

Vous le comprendrez j’ai été déçu, j’ai eu une bonne lecture, mais je suis content de pas payer pour ça.

Ajouter cela 2 numéros supplémentaire un de Huntress qui fait équipe avec Gordon écrit par Dixon et dessiné par un Lee Weeks plus fouille avec un encrage bien plus gras qu’actuellement. Oubliable.

et un épisode de The Question, le premier d’ailleurs, très sombre aussi et qui laisse présager du meilleur pour la suite que nous n’aurons pas., par O’Neill et conway.

Mince je l’ai acheté hier, tu me refroidit d’un coup.

Lis-le d’abord, au lieu d’écouter monsieur grognon.
:wink:

Jim

Je dis nul part que 'est mauvais et je suis pas grognon, juste que ça mérite la lecture, pas l’achat, et j’aurais été grognon à l’achat.

Je verrais ça dans la semaine, je finis d’abord la fabuleuse année 66 des ff

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Annonce : vous pouvez lire cette BD gratuitement dans les couloirs de la Kabrairie.

:rofl::rofl::rofl:

Dans une médiathèque ou une FNAC de préférence. Mais clairement ça vaut pas le coup de l’acheter.

Comment on est raccord ! Dingue, ça !

Pas 4 mais 6 épisodes. En 4 ça aurait peut-être été plus péchu.

Ça se lit bien mais c’est pas le récit de la décennie. Et c’est pas le meilleur récit de Rucka.

L’encrage est de Sienckewicz, ça bouffe pas mal le trait de Weeks, et pire encore les couleurs criarde de Wright qui finissent de sagouiner le dessin.

Il m’a vachement plu cet épisode. Si Urban publie les 36 épisodes de la série un jour j’en serais.

Tiens, ça ne me dit rien. Va donc falloir que je me prenne la VF. Hop.

Ce qui me fait dire qu’il faut que je complète la collection de TPB.

Jim

Ma critique sur Superpouvoir.com

Avec cette mini-série, Urban profite de l’actualité pour publier une œuvre méconnue et pour inaugurer une nouvelle collection.

Parue en 2000, Batman/Huntress: Cry for Blood est une mini-série en six parties qui s’intéresse à Helena Bertinelli alias Huntress . À cette époque, celle-ci est persona non grata au sein de la Bat-Family pour avoir appliqué une justice expéditive sous le masque de Batgirl durant No Man’s Land , cette période où Gotham City était coupée du monde. Dès son retour, Batman l’avait renvoyé à ses chères études.

Aussi, quand des mafieux sont retrouvés avec des carreaux d’arbalète dans le buffet, tous les regards se tournent vers celle dont c’est l’arme de prédilection. Innocente bien sûr, mais trop tempétueuse pour arriver à le prouver, elle aura besoin de l’aide de The Question et de son maître, Richard Dragon , pour s’accomplir et retrouver ceux qui l’ont piégée.

Couverture originale de Batman/Huntress: Cry for Blood #1 par Rick Burchett (DC Comics).

Cette mini-série permet au scénariste Greg Rucka (qui vient alors de prendre les commandes de la série Detective Comics ) de revenir sur le passé tragique d’ Huntress , ses motivations et son état d’esprit. Au travers de nombreux flashbacks (un peu envahissants, il faut en convenir), le scénariste révise son histoire personnelle (un peu moins glauque que sa version fin des années 80) et celle de sa famille, qui a joué un rôle prééminent dans la mafia gothamienne, mais qui s’est fait trahir. Cette trahison mènera au massacre de tout ceux portait le nom de Bertinelli . Assistant à la mort de ses parents, mais mystérieusement épargnée, Helena sera envoyée en Sicile, patrie de la Cosa Nostra.

Cette plongée dans les méandres de la mafia donne d’ailleurs des airs agréables de trilogie du Parrain à la bande, même si ce n’est malheureusement pas cohérent avec le travail effectué par les Frank Miller , Jeph Loeb et autres sur l’histoire de la pègre à Gotham (où sont passés les Maroni , les Zucco ?).

Extrait de Batman/Huntress: Cry for Blood par Greg Rucka et Rick Burchett (DC Comics/Urban Comics).

C’est en tout cas sur l’île italienne que la jeune fille apprendra à se battre et manier l’arbalète, et qu’elle se confectionnera un costume dans un déguisement de prélat catholique. La foi catholique est d’ailleurs une composante intéressante et intrigante de la « culture » mafieuse et un pan important du caractère d’ Huntress qui arbore ostensiblement une croix sur son accoutrement, mais qui ne sera malheureusement que seulement survolée dans ce récit. L’intérêt du scénariste est ailleurs.

Couverture originale de Batman/Huntress: Cry for Blood #4 par Rick Burchett (DC Comics).

Rucka s’est fait une spécialité de dépeindre des femmes fortes ( Wonder Woman , Felon , Batwoman , Lazarus ) et Helena Bertinelli ne fait pas exception à la règle. Elle ne s’en laisse pas compter, ni par le rigide (et finalement peu présent, malgré le titre) Batman , ni par l’ex qui veut bien faire, Nightwing . Dès lors, il pourrait même paraître surprenant que le salut vienne de Vic Sage , mais dans les dernières pages, Rucka remet les pendules à l’heure. Huntress est une héroïne indépendante à qui on ne dicte pas les actes et qui assume ses choix, même les plus violents. Avec cette conclusion, Rucka rehausse le niveau de ce qui aurait pu n’être qu’un banal récit initiatique super-héroïque en profession de foi sur l’émancipation féminine.

Couverture originale de Batman/Huntress: Cry for Blood #5 par Rick Burchett (DC Comics).

Côté dessins, Rick Burchett , dessinateur qui s’est surtout fait remarqué sur les adaptations BD de Batman The Animated Series , assure plutôt, d’autant qu’il encre ses propres dessins, ajoutant précision et textures à un trait pourtant cartoony . Dommage, du coup, que ce soit Terry Beatty qui encre les deux derniers chapitres. Il simplifie et épure malheureusement un peu trop les planches du dessinateur.

Avec cet album, Urban Comics inaugure également une nouvelle collection, DC Confidential , qui a pour ambition de publier des œuvres importantes, mais moins connues du grand public. C’est ainsi que dans l’année, on verra, dans le tome 2, la transformation d’ Hal Jordan en Parallax , et dans les suivants, les premiers pas de Green Arrow à Seattle, la fin des héros du Golden Age et le combat de la Légion des Super-héros contre Darkseid . Tout comme Batman/Huntress , chaque volume comportera des articles resituant personnages et contexte éditorial et comportera des épisodes inédits de compléments.

Couverture originale de Batman Chronicles #1 de Lee Weeks et Bil Sienkiewicz (DC Comics).

Dans celui qui nous occupe aujourd’hui, c’est un extrait de Batman Chronicles #1 , où James Gordon fait équipe avec Huntress pour stopper des braqueurs de métro et le premier épisode de la série The Question . Le premier segment est un pur produit des années 90, scénarisé efficacement par Chuck Dixon , mais dont la réimpression ici est un vrai calvaire pour les yeux. L’encrage surchargé de Bill Sienkiewicz , les couleurs flashy de Gregory Wright et (l‘on subodore) la mauvaise qualité de l’impression originale se liguent pour ne laisser que quelques miettes du style pourtant formidable de Lee Weeks . Un beau gâchis.

Le second supplément, même si il galvaude un peu le terme d’inédit (cet épisode avait déjà été traduit en français dans les dernières heures de l’éditeur Arédit à la fin des années 80), reste un petit classique incontournable. Sous le dessin de Denys Cowan et Rick Magyar , le scénariste Denny O’Neil livre un récit typique d’une époque marquée par Dark Knight Returns et Watchmen . Ambiance polar, voix-off, sujets de société et personnages ambiguës se mêlent pour lancer une série où Vic Sage se remettra beaucoup… en question (haha). Le run d’une trentaine de numéros qui suivra ce premier épisode mériterait une intégrale comme sait si bien les faire Urban .

Couverture originale de The Question (1987) #1 par Bill Sienkiewicz (DC Comics).

Numérotée, bénéficiant d’une périodicité bimestrielle, proposant un sommaire varié et largement éditorialisé, DC Confidential semble s’inscrire chez Urban dans une période de recherche de nouveaux formats, au même titre que la parution récente de Watchmen en épisodes cartonnés. Comme si l’éditeur cherchait à trouver des formats pouvant concurrencer les softcovers de Panini et succéder aux publications kiosques moribondes. On ne peut du coup que conseiller aux lecteurs curieux de manifester leur intérêt pour cette collection qui promet de proposer des pépites sortant des sentiers battus.

Batman/Huntress: Cry for Blood (Batman/Huntress: Cry for Blood #1-6, Batman Chronicles #1, The Question (1987) #1 ), coll. DC Confidential #1, 208 pages, 19 €. Sortie le 24 janvier 2020. Traduction de Jérôme Wicky, lettrage de Cromatik Ltée.

Excellente BD et très agréable lecture pour ma part.

Le récit principal est très bien mené c’est parfaitement construit avec un très bon rythme entre l’aventure dans le temps présent et les flashback. Ça construit en profondeur un personnage intéressant qui se démarque ici de Batman pour voler ses propres ailes. C’est vraiment bon, j’ai pensé parfois au Daredevil de Miller. Les ajouts plus les textes permettent de bien couvrir le personnage dans sa période la plus intéressante. Excellent ouvrage

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