Battle Royale 2: Requiem - Film

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Ayant bien aimé le premier film, mais ayant vu la suite se faire descendre dans les critiques, je me suis dit que j’allais me faire ma propre opinion. Voila, c’est fait, c’est une bouse.

Alors déjà, le pitch annoncé dans la fiche du film ne correspond pas. L’histoire, c’est Nanahara Shuya (oui, parce que ça copine, on ne la voit pas, juste à la fin), rescapé du premier Battle Royale, chef d’un groupe de terroristes, qui est retranché sur une île, et les élèves sélectionnés (des losers) pour le Battle Royale doivent aller le buter en 3j. De nouvelles règles sont intéressantes, comme le fait de travailler en binôme, si l’un meurt, l’autre meurt aussi (ça fait du ménage plus vite et ça fait marcher l’industrie du ketchup, surtout que c’est bien usé et abusé comme principe dans tout le film). Mais le film s’oriente vers un film de guerre, et tout le monde a le même équipement. Un des piments du premier opus a donc été supprimé.

Le début est assez similaire au premier film, on sélectionne la classe, on a un semblant de rébellion lors de l’exposition des règles, et puis hop, tout le monde part avec son barda militaire (fini les écolières en jupette). Là on n’est pas dépaysé, et puis, ce changement de règles et ce nouvel objectif permettent de relancer un peu la machine sans faire redite du premier volet. Tout le monde a le même objectif. Le film partait plutôt bien.

La scène du débarquement (j’irais revoir ma Normandie) est pas trop mal, teinté de panique, le tiers de l’équipe se fait tirer comme des lapins (entre ceux qui se font flinguer et le binôme qui meurt ensuite, ça va vite) par les terroristes retranchés dans leur foreresse en haut de la colline. La caméra a un peu le hoquet par moment, mais ce n’est pas trop dur à suivre. Bon, il y aurait eu plein de trucs intelligents à faire plutôt que d’offrir des cibles faciles, mais ce n’était vraisemblablement pas le propos (c’est plus marrant de faire exploser des têtes visiblement).

On passe sur les considérations politiques à la mords-moi-le-noeud, le film voulant dénoncer l’impérialisme américain (en fait, c’est très vite survolé et c’est encore une fois dommage). Le film est long, très long, très chiant, les fusillades étant entrecoupées de discussions manichéennes et sans vraiment de sens. Ah oui, parce que en pleine fusillade, quand vous avez un gentil qui meurt, lors de l’invasion par les militaires (tiens d’ailleurs, au début du film, les lycéens se font arroser dès le débarquement, mais là, il faut attendre que les militaires arrivent tout proche), tout le monde s’arrête de combattre pendant 10 minutes. A la fin c’est énorme, il y a un gros assaut, il n’y a plus qu’un gus qui tient tête à une centaine de militaires sur-entraînés pendant 10 minutes le temps que le héros palabre avec une fille. Ah oui, les flingues ont des munitions illimitées aussi, on ne recharge jamais.
Je vous passe certaines scènes absurdes où vous avez un militaire qui se fait descendre parce que c’était son tour (mauvais placement, même pas planqué, debout en attendant de prendre sa bastos, certains plans sont assez mauvais, mal fichus).
On aurait pu avoir un final à la Butch Cassidy, mais non, les persos s’en sortent on ne sait pas comment d’ailleurs, hein, c’est pas la peine de l’expliquer. Je passe également sur la scène du prof déguisé en joueur de rugby, ça m’a achevé.

Bref, on aurait pu avoir quelque chose de pas mal, mais même le côté moralisateur ne passe pas. Suite de fusillades sans aucun sens, de discours abracadabrantesques et d’héroïsme à deux balles, la sauce ne prend pas, ou alors, pour faire une soupe au navet.