BEAST (Baltasar Kormakur)

Récemment veuf, le docteur Nate Samuels retourne avec ses deux filles en Afrique du Sud, où il a rencontré sa femme, dans une réserve gérée par un vieil ami de la famille. Bientôt, le séjour se transforme en une redoutable lutte pour la survie lorsqu’un lion, survivant de braconniers et considérant désormais tous les humains comme des ennemis, se met à les traquer.

Aventures/thriller
Long métrage américain
Réalisé par Baltasar Kormakur
Ecrit par Ryan Engle
Avec Idris Elba, Sharlto Copley, Leah Jeffries, Iyana Halley…
Année de production : 2022
Sortie en France le 24 août 2022

Bon, sujet voisin de Rogue (et d’un autre film qu’il faudrait que je voie et dont j’ai oublié le titre), mais au moins, Kormakur a un savoir-faire en matière de spectaculaire qui me convainc davantage. C’est souvent un peu gratuit et un peu exagéré, mais c’est diablement efficace.

Jim

Celui-là ?

Oui, je viens de retrouver, c’est bien ça. Faudrait que je le voie, à l’occasion.
Merci.

Jim

Un spin-off des X-Men?

Il y avait eu un projet de faire un film solo sur le Beast de Nicholas Hoult, d’ailleurs. Il devait aller enquêter sur des meurtres liés à un copain à lui, et des transformations proches des siennes.

C’était plutôt bien, ça. La présentation des personnages principaux, de leur drame familial est rapide et peut compter sur une bonne distribution qui occupera quasiment l’écran à eux seuls pendant le reste du métrage. Idris Elba a une présence solide, comme souvent; les jeunes actrices que je ne connaissais pas sont convaincantes et Sharlto Copley est très bon dans le rôle du vieux pote. Il ne faut pas attendre longtemps pour que la première attaque arrive et Baltasar Kormakur assure un suspense bien ficelé, un survival prenant et efficace qui expédie un peu rapidement la question des braconniers mais qui sait mettre en scène sa menace principale dans des assauts assez intenses, aidés en cela par de bons effets spéciaux.

Oui, c’est pas mal du tout. Kormakur, j’aime bien, il est solide, ses montages sont dynamiques, il sait aussi faire des plans plus longs pour contrebalancer les séquences nerveuses et surdécoupées (en gros, on dirait Tony Scott en début de carrière avant qu’il devienne un hystérique de la caméra…). La séquence d’intro, avec les braconniers qui disparaissent hors-champ, c’est classique mais super bien troussé. Y a aussi une très bonne gestion des espaces clos (et le premier assaut me semble une citation limpide de Cujo), et d’excellents rapports personnages / décors : le chassé-croisé dans les locaux de la mission, ça fonctionne super bien.

Jim