BFI : LES CLASSIQUES DU CINÉMA (Akileos)


(Le Doc) #1

[quote]Akileos est fier de présenter au public français une collection prestigieuse : « BFI : Les Classiques du cinéma » (British Film Institute, l’équivalent anglais de la Cinémathèque française).

Ces ouvrages compacts d’une centaine de pages, illustrés de photos, célèbrent les plus grands films de l’histoire à travers la plume de prestigieux critiques.

La série propose un vaste éventail d’approches et de styles, soulignant les diverses voies que l’on peut emprunter pour apprécier, analyser et bien sûr aimer le cinéma.

« Alien », « Shining » et « Brazil » sont les trois premiers numéros que nous publions. Mais l’histoire ne fait que commencer.[/quote]


(Le Doc) #2

[quote]BFI : Les Classiques du cinéma, n°1

Fusion légendaire de la science-fiction et de l’horreur, Alien (1979) est l’un des mythes les plus durables du cinéma moderne : ses célèbres scènes viscérales faisant office de blessures traumatiques que nous semblons condamnés à revisiter.

Pistant la constellation de talents rassemblés pour produire le film, Roger Luckhurst retrace ses origines depuis ce scénario de film de monstre intitulé Star Beast, rejeté par la plupart des gens d’Hollywood comme une série B de bas étage, jusqu’à sa postérité incarnée dans de nombreuses suites, préquelles et itérations.

Explorant la manière dont Alien nous pousse à réfléchir à l’altérité, Luckhurst démontre comment et pourquoi ce slasher intersidéral, cette histoire de maison hantée dans l’espace, est parvenue à se nicher autour de notre imaginaire le plus sombre sur la fragilité de l’humanité.

Roger LUCKHURST est professeur de littérature moderne au Collège de Birkbeck de l’université de Londres au Royaume-Uni. Parmi ses nombreux ouvrages, The Trauma Question (2008), The Mummy’s Curse (2012) et, dans la série des BFI : Classiques du cinéma, Shining (2016), également chez Akileos.

Titre : Alien

Auteur : Roger LUCKHURST

Collection : BFI : Classiques du cinéma

Format : 96 pages

Quadrichromie, photos

Couverture souple

190 x 135

ISBN : 978-2-35574-258-3

Sortie : 2 juin

Prix : 11,90 €[/quote]


(Le Doc) #3

[quote]BFI : Les Classiques du cinéma, n°2

Juste avant sa sortie en 1980, Stanley Kubrick présenta Shining comme « le film d’horreur le plus effrayant de tous les temps ». Bien que les premières critiques aient été peu encourageantes, le film est depuis devenu l’un des films d’horreur les plus admirés de toute l’histoire du cinéma. À travers son énorme influence sur la culture populaire, Shining a généré un vaste ensemble d’interprétations et autres théories du complot.

La brillante étude de Roger Luckhurst sur ce film phare explore ses thèmes, ses tropes et ses résonances à travers une analyse détaillée des scènes et de l’interprétation. Replaçant Shining dans de nouveaux contextes, cet ouvrage observe la nature complexe du cinéma d’horreur de la fin des années 70 et du début des années 80. En reprenant la figure clé du labyrinthe de l’hôtel hanté, Luckhurst offre de nombreuses pistes pour naviguer dans les méandres et les rebondissements de ce film énigmatique.

Roger LUCKHURST est professeur de littérature moderne au Collège de Birkbeck de l’université de Londres au Royaume-Uni. Parmi ses nombreux ouvrages, The Trauma Question (2008), The Mummy’s Curse (2012) et, dans la série des BFI : Classiques du cinéma, Alien (2016), également chez Akileos.

Titre : Shining

Auteur : Roger LUCKHURST

Collection : BFI : Classiques du cinéma

Format : 98 pages

Quadrichromie, photos

Couverture souple

190 x 135

ISBN : 978-2-35574-269-9

Prix : 11,90 €

Sortie : 2 juin[/quote]


(Le Doc) #4

[quote]BFI : Les Classiques du cinéma, n°3

Quand les distributeurs américains de Brazil (1985) ont vu le montage européen du film de Terry Gilliam, ils se sont extasiés de sa maestria visuelle, mais ont exigé de nombreuses coupes. La guérilla menée par Gilliam pour préserver l’intégrité de son film fut couronnée de succès et rentra dans la légende d’Hollywood. Brazil est désormais reconnu comme l’un des plus grands films de science-fiction de ces trente dernières années et comme le film clé de la carrière légendaire de Gilliam.

Paul McAuley retrace le cours de la production et l’accueil critique, analyse l’imagerie rétrofuturiste et les scènes originales du film tout en démêlant sa toile narrative complexe faite d’accidents, de coïncidences et d’allusions. Explorant des thèmes comme le coût de la collusion avec le pouvoir et la puissance et l’usage du fantastique, ce motif récurrent de la filmographie de Gilliam, McAuley étudie la relation que le film entretient avec le courant dystopique qui dominait le genre de la science-fiction dans les années 70 et 80. Il montre comment sa satire du consumérisme imbécile et d’une autorité de l’état sans contrôle s’avère tout aussi pertinente de nos jours.

Paul McAULEY a reçu le prix Arthur C. Clarke. Il est l’auteur de romans policiers et de science-fiction comme Les Conjurés de Florence (1994), Féerie (1995 - Prix Arthur C. Clarke), Les Diables blancs (2004) et La Guerre tranquille (2008).

Titre : Brazil

Auteur : Paul McAuley

Collection : BFI : Classiques du cinéma

Format : 96 pages

Quadrichromie, photos

Couverture souple

190 x 135

ISBN : 978-2-35574-268-2

Prix : 11,90 €

Sortie : 2 juin[/quote]


(Le Doc) #5

La sortie de ces 3 premiers tomes a été repoussée au 1er juillet.


(Le Doc) #6

La critique par Le Doc est disponible sur le site!

Lire la critique sur Comics Sanctuary


(とり) #7

Ah, zut, j’espérais une critique de celui sur Brazil : les deux autres ne m’intéressent pas.

Tori.


(Marko) #8

La critique par Marko est disponible sur le siteLire la critique sur Comics Sanctuary


(Le Doc) #9

(とり) #10

Ah, là, on change carrément d’époque (et de culture, aussi)…
Un sacré monument auquel il s’attaquent !

Tori.


(Le Doc) #11

(artemus dada) #12

[quote]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber005/Brazil_Couvertures_zpszxxm5poo.jpg
[size=85]C’est **Diane Lecerf **[/size]qui a réalisé la couverture de l’édition française[/quote]

[quote]BFI : Les Classiques du cinéma n°3 (BRAZIL)

(1985) ont vu le montage européen du film de Terry Gilliam, ils se sont extasiés de sa maestria visuelle, mais ont exigé de nombreuses coupes. La guérilla menée par Gilliam pour préserver l’intégrité de son film fut couronnée de succès et rentra dans la légende d’Hollywood. Brazil est désormais reconnu comme l’un des plus grands films de science-fiction de ces trente dernières années et comme le film clé de la carrière légendaire de Gilliam.
• Paul McAuley retrace le cours de la production et l’accueil critique, analyse l’imagerie rétrofuturiste et les scènes originales du film tout en démêlant sa toile narrative complexe faite d’accidents, de coïncidences et d’allusions. Explorant des thèmes comme le coût de la collusion avec le pouvoir et la puissance et l’usage du fantastique, ce motif récurrent de la filmographie de Gilliam, McAuley étudie la relation que le film entretient avec le courant dystopique qui dominait le genre de la science-fiction dans les années 70 et 80. Il montre comment sa satire du consumérisme imbécile et d’une autorité de l’état sans contrôle s’avère tout aussi pertinente de nos jours.
••••••••
Paul McAULEY a reçu le prix Arthur C. Clarke. Il est l’auteur de romans policiers et de science-fiction comme Les Conjurés de Florence (1994), Féerie (1995 - Prix Arthur C. Clarke), Les Diables blancs (2004) et La Guerre tranquille (2008).


Titre : Brazil
Auteur : Paul McAuley
Traduction : Sandy Julien
Relecture : Studio Zibeline & Co

Collection : BFI : Classiques du cinéma
Format : 96 pages, quadrichromie + photos
Couverture souple
190 x 135
Prix : 11,90 €
Sortie : 2 juin 2016 [/quote]

…. [size=150]L[/size]’intérêt me semble-t-il de la collection BFI : Les classiques du cinéma, éditée en France par AKILEOS n’est pas qu’elle me dise quoi penser des films qu’elle traite mais plutôt de me donner un point de vue supplémentaire au mien, et si possible original.
En plus d’ouvrir un champ de réflexions qui peut aller au-delà du film en question.

Des trois films proposés dans la première livraison : Alien, Shining et Brazil, j’ai choisi le dernier.
Le film de Terry Guilliam, l’un de mes réalisateurs préférés, est l’un de mes favoris de ceux qu’il a fait. Et Paul McAuley est un romancier que j’ai longtemps lu avec plaisir, dont le domaine de prédilection - la science-fiction - me semblait être un atout pour un long-métrage tel que celui-ci.

Sur le contenu lui-même, l’auteur de cet essai rempli son contrat.
Le film est commenté, remis dans son contexte, notamment le « bras de fer » qui a opposé Terry Gilliam à Sid Sheinberg un cadre d’Universal Studio, il revient sur son accueil au moment de sa sortie, et brièvement sur les différents montages. Il propose en sus, une courte biographie professionnelle de son réalisateur.

On est ou pas d’accord avec les propos de McAuley, on y apprend des choses, bref je n’ai rien à redire sur cette partie, sinon qu’il vaut mieux avoir le film en tête avant de s’y attaquer. Ou mieux peut-être, le revoir immédiatement après.
Néanmoins plusieurs points ont retenu mon attention, en dehors du texte proprement dit (qui est quand même assez bref).

…. Le premier concerne la traduction d’une expression que l’on doit à Darko Suvin (théoricien et critique de S-F), traduite ici par « éloignement cognitif » et que je suppose être en anglais « cognitive estrangement » qui est celle qu’utilise Suvin en anglais dans un essai dont il va être question supra.

Il se trouve que cette expression, qui recouvre un champ précis des travaux de Suvin, a fait l’objet d’une traduction antérieure à celle de Sandy Julien : « distanciation cognitive », où le terme « estrangement » est donc traduit par le mot « distanciation » qui exprime non pas la distance en tant qu’elle se mesure en mètres ou en centimètres, mais plutôt l’insolite et l’étrangeté.
Ce concept de distanciation, auquel se rattache la propre acceptation de Suvin, a notamment été utilisé avant lui par les formalistes russes mais aussi par Bertolt Bretch (dramaturge, écrivain, critique théâtrale, etc.), et elle est de fait assez bien documentée.
Je trouve qu’éloignement est pour le coup, nettement plus pauvre que distanciation en terme d’évocation. Même si McAuley prend soin, de son côté, de cerner plus précisément l’idée que véhicule cette expression.

Pour être tout à fait clair, je n’incrimine pas le traducteur, comme je le dis à chaque fois que j’aborde la traduction, il est plus facile d’être l’inspecteur des travaux finis que celui qui la tête dans le guidon, traduit un texte.
Néanmoins, je précise aussi que je n’ai pas fait de recherches, ni décortiqué le texte, je n’ai fait que le lire.

[quote]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/Werber010/Terry_Gilliam_zpsybvlzdjb.jpg
[size=85]Terry Guilliam[/size] paye de sa personne, sur le tournage[/quote]

Pas de quoi en faire un plat me direz-vous !?

Pas sûr, puisque cette méconnaissance d’une traduction antérieure traduit size=85[/size] aussi un choix (ou là encore, une méconnaissance ?) qui est de ne pas donner l’équivalence des titres des ouvrages référencés par McAuley en français, lorsqu’ils ont été traduits.

Ainsi l’ouvrage dudit Darko Suvin justement, cité dans la bibliographie de l’essai dont il est question ici à savoir Brazil, intitulé ***Metamorphoses of Science Fiction: On the Poetics and History of a Literary Genre ***(1979) a-t-il connu une édition francophone titrée : ***Pour une poétique de la science-fiction *** aux Presses de l’Université du Québec en 1977 (traduction de Gilles Hénault).

Une édition francophone antérieure à l’originale il faut le souligner size=85[/size], dont elle serait la traduction du texte anglais qui paraîtra donc deux ans plus tard.
Une situation qui aurait dû trouver naturellement sa place dans un livre consacré à Brazil.

Idem pour New Maps of Hell de Kingsley Amis, ouvrage traduit quant à lui par Elizabeth Gille dans « La Petite bibliothèque Payot » - en 1962 - sous le titre de L’Univers de la science-fiction.

Un ouvrage de Freud,un autre de Frederic Jameson ou encore Nous autres d’Ievgueni Zamiatine n’ont pas non plus de correspondances bibliographiques francophone, alors qu’elles existent. Un comble pour un essai.

Je crois en effet que l’intérêt d’un ouvrage comme celui de Paul McAuley ne s’arrête pas à ce qu’il dit de son sujet, mais englobe aussi les livres dont il s’est servi pour le dire.
Et donner les titres des ouvrages dans la langue dans laquelle l’essai a été traduit n’est pas, de mon point de vue, un luxe. Mais une nécessité.

En parlant d’arrêter (je reviendrai sur le luxe ensuite), l’auteur utilise des renvois à des notes en fin d’ouvrage, et pour le coup l’édition d’AKILEOS marie le fond et la forme dans au moins un cas.
Je rappelle, succinctement, que Brazil est une dystopie dont l’intrigue est due – littéralement – à un « bug » autrement dit un insecte, qu’une bureaucratie absurde favorise, entraînant des effets plus que dramatiques.

Eh bien, si les notes sont numérotées dans le corps du texte lui-même jusqu’au 105, elles s’arrêtent pour ce qui est de leur explication à la note 99. Manifestement le passage à la centaine n’a pas été possible.
Ou alors, redoutait-on une catastrophe comme celle attendue lors du passage l’an 2000 par nos outils informatiques ?

Une autre pétouille, si je puis dire, tout aussi cocasse concerne – encore – une note.

Cette fois-ci il s’agit – il n’y a pas de hasard – d’une référence à George Orwell.
Paul McAuley retranscrit un dialogue du film : «…]*le bon 27B-tiret-six en règle…61 *»
Le « 61 » en question ne fait pas partie du dialogue - contrairement à ce que laisse entendre la retranscription, mais signal une note (la soixante-et-unième donc) qui aurait dû apparaître libellée ainsi :

…. **[size=150]T[/size]*out cela serait peut-être amusant si ce très petit ouvrage de 19 X 13,5 cm, et de 96 pages n’était pas vendu 11,90 €.
Un prix plutôt élevé pour un ouvrage qui somme toute se lit très très vite, et pas seulement parce qu’il est bien écrit.

Je pense que la culture n’a pas de prix, mais quand elle en a un d’aussi élevé, j’estime avoir droit à un meilleur travail de la part de l’éditeur.
D’autant que, plutôt très intéressé par le concept de la collection, et par les films traités ou à venir (Les 7 samouraïs et Le Parrain), j’étais partant pour en faire le tour.
Après ce premier essai (dans les 2 sens du terme), je n’en suis plus si sûr.


*Pour faire bonne mesure avec le sujet traité l’éditeur aurait dû pousser l’absurdité de son prix jusqu’au bout, et le commercialiser à 11,93 € ou 11,98 €.


(とり) #13

Les quelques points que tu soulèves sont intéressants (et c’est vrai que d’avoir les références francophones, puisqu’elles existent, serait attendu), mais je crois que je vais quand même me laisser tenter par ce volume (et par celui à venir sur les 7 Samouraïs).

Tori.


(artemus dada) #14

Rien de tel que de se faire son propre avis.


(とり) #15

Ah, et les deux prochains (enfin, après ceux qui sortent le 5 janvier) de la collection devraient être sur Retour vers le futur et Rio Bravo.
Le Doc devrait être intéressé, je crois. ~___^

Tori.


(silverfab) #16

Perso ce qui me freine sur cette collection c’est la couverture souple, allez savoir pourquoi?!
Si je saute le pas ce sera probablement pour Shining.

Et sinon l’illustration pour celui sur le Parrain est aussi originale que belle!


(Le Doc) #17

Moi, je l’aime bien, ce petit format avec couverture souple…je trouve ça plutôt pratique à lire…

[quote=“Tori”]Ah, et les deux prochains (enfin, après ceux qui sortent le 5 janvier) de la collection devraient être sur Retour vers le futur et Rio Bravo.
Le Doc devrait être intéressé, je crois. ~___^
[/quote]

Ouaip…si Blackie les reçoit, il saura lequel m’envoyer en priorité (même si les 2 m’intéressent hein, j’adore Rio Bravo aussi)… :wink:


(とり) #18

Sur un petit format, je trouve justement une couverture souple plus agréable (bon, j’avoue que j’aime bien aussi les couvertures souples sur du grand format, mais une couverture rigide me gêne plus sur un petit format)

Quand j’ai vu le premier, je me suis dit “Bon, ça, c’est pour le Doc”… Puis, j’ai vu “Rio Bravo”… et là, je me suis dit “Ah, mais ça aussi, c’est pour le Doc !”… ~___^
Vu le nombre de westerns dont tu parles dans la rubrique ciné-club, je me doutais qu’un film tel que Rio Bravo devait faire partie des films que tu apprécies fortement…

Tori.


(Le Doc) #19

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(Marko) #20

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