BLACK MONDAY MURDERS t.1 (Jonathan Hickman / Tomm Coker)


(Le Doc) #1

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Black monday murders tome 1

Depuis les premiers trocs et la création de la monnaie, l’argent, au-delà de sa valeur symbolique, se chargea d’une véritable puissance magique.
Cette puissance, manipulée et alimentée par un groupe d’individus vénérant Mammon, Prince des Enfers et de la Cupidité, est aujourd’hui au fait de sa gloire. Le premier krack boursier de 1929, le premier choc pétrolier de 1974, la crise bancaire de 2008… Autant d’événements qui furent orchestrés par les serviteurs du Démon pour régenter en sous-main l’humanité. C’est sur cet univers occulte que l’enquêteur s’apprête à braquer les lumières de son enquête liée au meurtre ritualisé de l’une des grandes figures de Wall Street…

Public : 6+
Collection : Urban Indies
Date de sortie : 22 juin 2018
Pagination : 240 pages
EAN : 9791026814290
Contenu vo : The Black Monday Murders Vol. 1 (#1-4)
Prix : 10 EUR


(Jim Lainé) #2

C’est amusant comme l’effondrement boursier de 1929 est souvent perçu comme le “premier”, alors qu’en fait, des crises boursières, il en a existé plein avant, et de terrifiantes.
En 1907, les États-Unis en essuient une qui préfigurent en grande partie les mécanismes de 1929, mettant en faillite de nombreuses banques et entreprises. En 1873, c’est en Europe que ça frappe, en commençant par Berlin et Vienne, qui sont prises dans des tourbillons de construction et dans une fièvre immobilière, contaminant bientôt Paris, Londres et New York et expliquant aussi l’immigration de pays germaniques en cette fin de siècle vers l’Amérique.
C’est étonnant la manière avec laquelle ce jeudi noir s’est imposé comme l’archétype de la crise boursière. C’est sans doute dû à l’ampleur géographique (la crise a touché l’Europe, en premier lieu les pays industrialisés) et à la durée (elle a marqué toutes les années 1930 et les analystes s’accordent à penser que malgré les mesures prises, notamment autour des deux vagues de New Deal, c’est la Seconde Guerre mondiale qui a fini de remettre en selle l’économie américaine). Je pense également que cette crise est arrivée à une époque d’explosion des médias (presse écrite et radio croissante…), et dans une société où l’alphabétisation était en route, permettant aux gens, même de petite instruction, de s’informer, ce qui fait que la Grande Dépression a marqué les esprits plus profondément.

Jim


(Oncle Hermes) #3

Et encore avant, début XVIIIe en France, la banqueroute de Law, ce ne fut pas mal non plus. (Même si moins ravageur tout de même, dans les faits, que ce que la “légende noire” en a fait par la suite.) Et pour ce qui est d’impact dans la fiction c’est notamment la toile de fond d’un de nos grands romans populaires du XIXe, maintes fois adapté à l’écran au siècle suivant, Le Bossu de Paul Féval. :wink:


(artemus dada) #4

J’ai lu, dans le deuxième numéro de la revue Carbone [Pour en savoir +] -que j’ai reçu aujourd’hui- plusieurs pages en avant-première, et elles m’ont donné envie d’en lire beaucoup plus.

Si l’idée de départ est brillante, mais Hickman m’avait déjà prouvé qu’il en avait, là il se surpasse. Et les planches de Tomm Cocker sont magnifiques (on sent cela dit aussi, la patte artistique d’Hickman).

Bref Black Monday Murders s’annonce comme un petit événement, dont je suis pressé de lire le premier tome !


(soyouz) #5

Y a combien de pages par épisode ?


(Le Doc) #6

D’après le sujet V.O., les numéros U.S. font plus de 50 pages. Il y a des bonus dans chaque épisode…

Each issue contains world-expanding bonus content like maps, corporate organization charts, decoded apocrypha, and stock tips to die for.


(soyouz) #7

C’est plus que des bonus à ce niveau-là … pour 10 euros, ça mérite qu’on s’y intéresse !


(artemus dada) #8

Le découpage est très particulier.

Il y a des pages de texte (uniquement) qui s’intercalent, des pages avec des motifs géométriques (dont est friand Hickman), plus des informations à la manière de ce qu’avait fait John Dos Passos dans sa trilogie U.S.A., repris par Eric Stephenson pour son Nowhere Men par exemple [Pour en savoir +], bref pour le premier numéro, sur 52 pages il y a 31 planches de bédé “pures”, si je puis dire.

Michael Garland le coloriste, qui n’est pas cité dans la présentation qui ouvre cette discussion, le mériterait pourtant ; son travail est absolument formidable. Tout comme Rus Wooton, le lettreur, dont le travail, astucieux & soigné, est rien moins qu’anecdotique. Il me semble que le lettreur français (non cité par la revue Carbone) est resté très près du lettrage original.
Le traducteur sera Maxime Le Dain, si j’en crois ladite revue.