A Los Angeles, dans sa villa, durant une panne d’électricité générale, le scénariste Leslie Anderson, sa femme Angela, fille d’un producteur connu, et sa maîtresse Alice, vivent à la lumière des phares d’une Cadillac un drame noir et passionnel ressemblant étrangement au dernier scénario du maître de maison.
C’est assez étrange comme BD. En fait, à l’origine, c’est le scénario pour un film, qui n’a pas réussi à avoir son acteur principal, et qui a fini par perdre son producteur. Dans la même période, Armand rencontre Gainsbourg, car il voulait illustrer ses chansons. Gainsbourg lui file son scénar’, comme ça, et le lendemain, Armand lui dit qu’il veut en faire une BD.
Donc, je pense que c’est le dessinateur qui a fait le découpage de la BD (en élaguant sûrement du scénario) et il a dû s’appuyer sur des répliques prévues par Gainsbourg (enfin, je pense)
Donc, nous sommes dans un guis clos, avec 3 personnes, comme évoqué ci-dessous, qui rejouent étrangement le scénario de Leslie … ce qui fait que se télescopent les véritables pensées et répliques à celles jouées dans le scénar’, puisque comme par hasard, les évènements coïncident avec ce qui était prévu. Donc, pas toujours facile à suivre, comme certaines scènes muettes, que j’ai dû regarder à deux fois pour comprendre, surtout au début. Après, j’ai commencé à comprendre comment fonctionne le dessinateur. D’ailleurs, son style est plutôt correspond à ce qu’on voyait à son époque, avec un jeu de noir et blanc plutôt pas mal. Je trouve ça un peu froid, peu dynamique, mais cela reste joli.
Et donc, la fin .. je ne suis pas sûr d’avoir compris ! ![]()
C’est une curiosité, cette BD.
(ah, et la couverture est très aguicheuse par rapport au contenu
)
Je l’ai souvent vue, fut un temps, chez les soldeurs, les bouquinistes, ou les vendeurs de vide-grenier. Je n’ai jamais pris.
Jim
Quel insoutenable suspense.
Jim
C’est déjà fini d’ailleurs.
On est tellement habitués à un espace-temps plus étalé…
Jim
Merci pour le retour, ô combien rapide !
Couv aguicheuse par rapport au contenu ?
L intérêt retombe.
Ah, l interet remonte.
Oui.
Tu dois.avoir 2 cases.
Je me demande s’il élague.
Le surdécoupage me donne l’impression qu’il essaie de faire passer un max de choses, de rendre les ambiances palpables.
Ce qui me frappe aussi, c’est la manière dont il trace le filet noir autour des cases : ce n’est jamais un trait régulier mais au contraire chaque côté s’épaissit progressivement, comme s’il voulait donner un relief. Et l’effet que ça procure, c’est qu’on a la sensation que les images sont collées les unes à côté des autres.
Est-ce le signe d’une intention ? Ou d’une maladresse ?
Jim
D’une inattention du lecteur ?
C’est multi-factoriel.
(Ça fait bien…)
Jim
Limite matriciel
Pour les curieux, l’album ressemble en gros à ça :
(J’aimais bien la C4 de la collection « Sang pour sang », qui avait sur moi l’effet des C4 chez Lug : des visuels d’autres couvertures sur fond jaune ! J’ai l’Eisner et le Kane.)
Jim
Armand semble inspiré par l’univers des chanteurs, puisqu’il a donné corps aux Aventures de Gérard Lambert d’après le personnage inventé par Renaud.
Jim
Et ensuite, par les couleurs, avec Le caporal rouge, La crypte rouge et Le roi vert…
Tori.











