BLACK PANTHER #1 (John Ridley / Juann Cabal)

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C’est pas très beau ça…

Hein ?

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Written by: John Ridley.

Art by: Juan Cabal.

Covers by: Alex Ross, Todd Nauck, Netease, John Romita Jr., Skottie Young.

Description: « The Long Shadow » starts here. Writer John Ridley and artist Juann Cabal launch a new Black Panther series with an action-packed espionage story that will upend everything in T’Challa’s life and have ramifications for the entire Marvel Universe! Secrets from T’Challa’s past have come back to haunt him! Fresh from returning from his travels in space, Black Panther receives an unexpected and urgent message from a Wakandan secret agent! Now T’Challa must race the clock not only to save his agent, but also to keep his true agenda under wraps. Because if the truth comes out, it could cost T’Challa everything…

Pages: 40.

Price: $4.99.

In stores: November 24

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Ca commence mal, ça finit bien.
J’admets avoir un a priori négatif envers John Ridley, qui m’a énormément déçu sur son I Am Batman et Future State : The Next Batman. Je me lançais ici sur la défensive, et la première partie du numéro me donnait raison. On y voit un Black Panther qui dirige quelques Avengers avec suffisance, arrogance et autoritarisme, au point de me le rendre complètement désagréable. On enchaîne avec le nouveau rôle de T’Challa au Wakanda, monarque mais pas dirigeant, avec des relations difficiles avec la Première Ministre, qu’il traite de manière arrogante aussi.
Pouah, désagréable et lourd.
Mais John Ridley se reprend en révélant que T’Challa a demandé jadis à dix Wakandais de se faire passer pour morts afin d’être des agents dormants dans plusieurs pays, pour éventuellement agir, tuer, enlever, manipuler, frapper pour le bien du Wakanda, s’il est menacé. L’idée était d’ouvrir le Wakanda au monde, mais aussi de protéger le Wakanda du monde. Or, l’un de ces dix est tué, alors qu’il voyait une des autres et qui était sa compagne cachée. T’Challa est lourdement touché par l’événement, informe Shuri, lui demande son aide et se lance dans l’enquête avec la survivante, alors que Black Panther s’isole de plus en plus.
Et ça, c’est bien. Même si ça en rajoute encore sur le côté paranoïaque, ultra prévoyant et manipulateur de T’Challa, cela fonctionne avec la raison d’Etat. Le personnage est aussi plus « humain » avec la douleur de son deuil, et son attitude autoritaire se « justifie » par cette souffrance et ce recul.
Je reste circonspect sur l’ensemble du numéro, avec un début vraiment lourd et antipathique, mais une orientation sur le coeur de la future saga qui m’intéresse, un personnage mieux écrit et un fond qui me plaît.
Juann Cabal propose des planches efficaces, souvent jolies, même s’il ne maîtrise pas forcément le costume de T’Challa, trop souvent « noir-noir » sans rien de vraiment clair.

Un numéro déséquilibré, imparfait, mais qui lance une saga qui m’intéresse et finit bien. Je suis curieux du #2.