BLACK SQUAW t.1 (Yann / Henriet)

Black Squaw - Tome 1 : Night Hawk

Black-Squaw-Night-Hawk

États-Unis des années 20, au cœur de la Prohibition : Bessie Coleman, jeune métisse aux origines Cherokee et afro-américaines, se rêve aviatrice depuis l’enfance. Mais les écoles de pilotage sont un luxe inaccessible lorsque l’on naît femme, pauvre et noire dans l’Amérique de la ségrégation raciale et du Ku Klux Klan… Farouchement déterminée, Bessie rejoint le monde du crime organisé, des distilleries clandestines et des importations illégales : puisque l’époque est propice à tous les trafics, c’est au sein de la pègre et recrutée par Al Capone en personne qu’elle exercera ses talents. « Le balafré » cherche un aviateur n’ayant pas froid aux yeux pour assurer la liaison avec les îles Saint-Pierre et Miquelon, territoire français situé au large du Canada et devenu une véritable plaque tournante de la contrebande d’alcool. Une mission de plus en plus dangereuse au regard des conditions de vol suicidaires et des risques de se faire mitrailler par les gardes-côtes, ou lyncher par les sinistres encagoulés du KKK… À travers les exploits de cette héroïne confrontée à un univers violent et corrompu, et les flashback dévoilant son enfance dans la réserve indienne de son père, les auteurs de « Dent D’ours » révèlent la destinée hors du commun de Bessie Coleman, première aviatrice noire de l’Histoire. Sa volonté acharnée de surmonter les pires obstacles feront d’elle un modèle universel d’émancipation et de lutte contre la discrimination raciale.

Auteur : Yann
Illustration : Henriet
Editeur : Dupuis
Date de parution : 12/06/2020
Format : 24cm x 32cm
Poids : 0,6360kg
EAN : 978-2800174600
ISBN : 2800174609
Nombre de pages : 56
Format : 24 x 32
Poids du produit : 0,63 Kg

Véritable homme-orchestre du scénario, Yann est insaisissable. Drôle, cynique, féroce, romantique à l’occasion, féru d’Histoire, curieux de tout, il écrit, de préférence au vitriol, des récits toujours originaux, abondant en péripéties et reposant sur une vaste culture et un savoir parfaitement documenté. Amateur invétéré du bon mot, il enrichit de savoureux dialogues chacune de ses créations. Né à Marseille le 25 mai 1954, ce Breton désormais installé à Bruxelles a goûté tout jeune aux joies de la publicité et de l’architecture avant de sombrer dans la BD en réalisant seul quelques « Cartes Blanches » de l’élève Balac pour le journal de Spirou en 1974. Après un bref passage dans Curiosity Magazine, son association avec Conrad va secouer la vénérable maison de Marcinelle à partir de 1978. S’ils réussissent encore à masquer leur caractère révolutionnaire en illustrant « Jason » sur un scénario de Mythic, les deux redoutables compères mettent à profit leurs séjours dans les combles de la Maison de Spirou pour étudier durant la nuit les planches apportées par leurs confrères et imaginer des « hauts de page » d’animation particulièrement critiques à l’égard de leurs aînés et de tout ce qui passe à proximité. Attendus au tournant, ils attaquent leur première grande série d’aventure en imposant des personnages aux antipodes de la bande dessinée traditionnelle, les « Innommables », trio déjanté qui trouvera finalement refuge dans le catalogue de Dargaud. Ils mettent ensuite à mal le mythe de Bob Morane en réalisant deux albums de « Bob Marone » chez Glénat avant de se séparer pour poursuivre chacun de leur côté une oeuvre renouvelant le neuvième art. S’il s’offre parfois encore le plaisir de crayonner certains scénarios ou séquences de récit pour ses illustrateurs, Yann comprend rapidement que le dessin ne permet pas la réalisation rapide de toutes les idées qui bouillonnent en lui. Soucieux d’investir tous les éditeurs du marché avec de multiples séries, il abandonne résolument la partie graphique et se tourne vers l’écriture pour une véritable armée de dessinateurs. On le verra ainsi apporter son punch à Frank Le Gall (« Yoyo » et un épisode de « Théodore Poussin »), Marc Hardy (« La Patrouille des Libellules », « Lolo et Sucette », « Croqu’ la vie »), Yslaire (le premier épisode de « Sambre »), François Avril (« Le Voleur de ballerines »), Yves Chaland (quelques « Freddy Lombard »), Denis Bodart (« Les Affreux », « Nicotine Goudron », un épisode de « Chaminou »)), Batem et André Franquin (« Le Marsupilami »), Olivier Neuray (« Nuits blanches »), Philippe Bercovici (« Léonid et Spoutnika »), Marc Michetz (« Tako »), Édith (« Basil et Victoria »), Louis Joos (« S.O.S. Aïcha »), Berthet (« Pin up »), Fabrice Lamy (« Colt Walker »), Laurent Verron (« Odilon Verjus »), Morris (« Lucky Luke »), etc. Après avoir placé ses pions chez presque tous les éditeurs sérieux de BD, il rentre par la grande porte chez Dupuis en écrivant des récits épiques pour René Hausman dans « Aire Libre » (« Les Trois cheveux blancs » et « Le Prince des écureuils »), la saga des « Chasseurs d’étoiles » pour Wozniak et certaines séries particulièrement pimentées de la collection « Humour Libre » : « Lolo et Sucette », « Spoon & White » et les anthologies des « Sales petits contes ». Aujourd’hui, Yann est sans conteste l’un des trop rares scénaristes incontournables de la profession.

Né le 15 février 1973, Alain Henriet nourrit dès son plus jeune âge ses appétits bédéphiles dans les Stranges qu’il achetait en occasion sur les marchés, mais également dans Mickey Magazine, puis dans diverses séries de chez Dupuis,comme" le Scrameustache" et les « tuniques bleues ». Ses premières publications sont publiées dans le magazine « Brazil ». Ensuite, il publiera diverses illustrations dans « l’inédit »… A l’époque, Baloo écrit une histoire courte qui était destinée à la base à un dessin humoristique. Alain la dessine. Comme leur collaboration fonctionne d’emblée très bien, ils décident de faire un récit plus long. Naîtra alors la première version d’une curieuse histoire de pizza, sous la forme d’un comics en N/B tiré à 600 exemplaires (« une pizza à l’oeil"en 1996). Alain gagne ensuite un concours de BD organisé par le journal de"Spirou », il se retrouve à jongler dans sa dernière année d’études entre la rédaction du journal (où il était en stage) et l’école. De là naîtront ses premières planches dans le journal de Spirou. Après un an de stage à la rédaction et l’académie finie, Alain reprend sa liberté. Féru d’histoires de loups-garous, il prépare un dossier et s’en va frapper aux portes des éditeurs à Angoulème. De là naîtra la série « Le Portail » aux éditions du Téméraire avec Olier au scénario. En 1998, Alain est engagé à la rédaction de Spirou magazine comme correcteur et maquettiste. C’est lors d’un festival qu’il rencontre Olivier Vatine. Celui-ci préfère la première version d’une pizza à l’oeil à leur projet de S.F. Le soir même ils décident de relancer la machine du tueur aux péripéties humoristiques. De là suivra la trilogie « John Doe » aux éditions Delcourt. A cette même époque, Vatine cherchait un dessinateur pour la série « Golden Cup ». Fort de leur collaboration sur John Doe, celui-ci propose la série à Alain. De là suivra la collaboration avec le scénariste Daniel Pecqueur et, par la suite, la rencontre avec Manchu pour les designs très réalistes des véhicules. Est aussi sorti en mai 2005 un album « Loup-Garou », recueil d’histoires courtes, aux éditions Khani. 2005, Henriet signe le sixième tome de « Pandora Box », « L’Envie ». Il s’attaque ensuite à une nouvelle série, avec Joël Callede, prévue aux éditions Dupuis : Damoclès, dans la collection Repérages.