BLAKE ET MORTIMER t.1-31 (Jacobs, Van Hamme, Sente, Dufaux, Bocquet, Fromental / Jacobs, De Moor, Benoît, Juillard, Sterne, De Spiegeleer, Aubin, Van Dongen, Cailleaux, Berserik…)

Ligne Claire : Blake et Mortimer T31, retour mouvementé chez les Atlantes

Je le lis en prépublication et je le trouve plutôt bof. Même pour une histoire comme ça l’impasse n’est pas faite sur l’utilisation d’Olrik

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Les Amis de la BD : Blake et Mortimer tome 31 : La menace atlante

Walter Minus.


J’ai trouvé récemment Le Dernier Espadon, qui est aussi le dernier album écrit par Jean Van Hamme (dernier en date, en tout cas…). C’est tout sympa, mais ce n’est pas exempt de défauts.

Le principe est simple : il reste cinq Espadons encore en état de marche après la guerre contre Basam-Damdu, mais ils sont entreposés au Moyen-Orient et la couronne a décidé de les rapatrier (par voie de mer, discrètement, car c’est une technologie de pointe qu’elle ne veut pas voir tomber entre de mauvaises mains). Mortimer, qui détient les codes d’accès permettant de faire démarrer les bestioles, est envoyé sur place (pas loin du détroit d’Ormuz, ça fait bizarre de lire l’album en ce moment). Mais bien sûr, d’anciens nazis, qui ont la rancune facile, ourdissent un plan afin d’infiltrer la hiérarchie militaire et de coincer Mortimer. Dans le même temps, Blake, qui soupçonne un problème, fait la démonstration de la rouerie propre aux espions afin de regagner une ou deux longueurs d’avance sur ses adversaires, qu’il ne connaît pourtant pas.

C’est bien : c’est fluide, bien construit, les personnages sont plutôt bien amenés (les deux Allemands font un peu doublon, mais ils sont présentés avec soin et leur arrivée est préparée), même si on sent une accélération sur la fin, témoignant du fait que Van Hamme ne s’intéresse pas autant à l’action et à la résolution qu’à la mise en place du complot. Les dialogues sont pas mal, l’humour est présent (un humour un peu méta parfois, mais qui à d’autres occasions pourraient froisser des susceptibilités même si moi, ça me fait rire…). Mais l’album témoigne des problèmes de la série, qui n’arrive pas à sortir de l’ombre de Jacobs. En tant que lecteur de comics, je suis toujours charmé par l’usage de la continuité (ici, par exemple, on voit l’arrivée de Honeychurch, signe aussi que la série n’est pas chronologique), mais une fois de plus, on a un album qui est une « suite » d’un opus jacobsien, avec toujours le sempiternel Olrik qui, certes, est inusable, mais qui étouffe tout développement d’un autre méchant. Ça donne des albums agréables et maîtrisés, mais encroûtés dans un charme passéiste qui gagnerait à être secoué. C’est peut-être pour cela que j’aime bien les tomes d’Yves Sente, qui joue la nostalgie mais propose des pistes « nouvelles » intéressantes.

Jim

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Des ex-libris et affiches par Juillard :








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Il est sympa, le deuxième, avec tous ces clins d’œil !

Tori.

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Estampe pigmentaire signée Cailleaux :

Sérigraphie signée Schuiten :

Cette sérigraphie, réalisée en 2014, alors que l’idée d’un album hommage à Jacobs courait déjà dans l’esprit de Schuiten (ce sera Le dernier Pharaon) a été faite avec Gilles Ziller. Ziller était le sérigraphe d’Edgar P.Jacobs, le père de Blake et Mortimer.

Comme on ne peut pas placer de tintinerie sans faire réagir Moulinsart, doit-on voir ici un personnage secondaire à l’attitude identifiable, malgré les modifications ?

Et pourtant :
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Tori.

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