Blue Exorcist volume 7 (Kazé manga)

Après un volume qui m’avait laissé sur ma faim, Kazue Katô rectifie un peu le coche avec ce septième tome de Blue Exorcist. L’auteure a, semble-t-il, décidé de miser sur l’efficacité, l’intrigue des yeux de Fujô-ô avance bon train et l’action, bien que présente, ne se traduit pas par des combats particulièrement dantesques, ce qui continue de faire de Blue Exorcist un Shônen un poil plus intelligent que ses concurrents. Bien entendu, cela ne va pas sans quelques maladresses, notamment concernant Mamushi qui en fin de compte, quitte à être une traitre, aurait mérité d’avoir un rôle plus conséquent dans les évènements à venir. En voulant aller trop vite (l’auteure le concède elle même en préface, cet arc était initialement prévu pour s’achever dans ce volume) Kazue Katô a peut être eu tendance à griller quelques étapes et certaines scènes semblent parfois un peu bâclées. Mais cette volonté de ne pas faire trainer les choses plus que de raison est bénéfique sur d’autres points, notamment quant à la situation entre Rin et ses amis qui semble avoir été définitivement débloquée dans ce volume.

Rin, d’ailleurs, est en définitive fort peu présent du volume et sa demi-absence n’est pas particulièrement dérangeante. L’auteure continue à centrer son intrigue autour de la secte Myôda tout en réussissant à éviter les lourdeurs de son organigramme qui m’avaient un peu perdu dans le volume précédent. C’est également l’occasion d’en apprendre plus sur Tatsuma Suguro et ses intentions par le biais d’un flash back, pas particulièrement long, mais qui va s’étendre, par bribes, sur l’ensemble du volume. Comme prévu, le père de Ryuji est un homme au passé chargé et c’est avec plaisir que le lecteur découvre ici son parcours et ses convictions.

Quant au prochain tome, il sera l’occasion de voir comment Kazue Katô est capable de gérer les batailles et si elle saisira l’occasion de nous surprendre avec quelques rebondissements.