BOND 25 (Cary J. Fukunaga)


(Ben Wawe) #41

Kenneth Brannagh et Alan Taylor pour Thor & Thor : The Dark World.

Pour les Bond : Martin Campbell, Marc Forster, Sam Mendes.
Mais c’était facile. :stuck_out_tongue:


(sylvain cordurié) #42

Après, je n’ai pas mis les X-Men et les FFs…
Mais je suis peut-être déjà à côté de la plaque en citant des réalisateurs qui n’ont pas œuvré chez Marvel Studios.


(Ben Wawe) #43

Bryan Singer deux fois, Brett Ratner, Gavin Hood (qui s’est perdu sur X-Men Origins : Wolverine), Matthew Vaughn, James Mangold, Singer encore, Mangold encore, Singer encore, Kinsberg sous peu et Josh Boone aussi pour les X-Men.
Les FF, c’est Tim Story deux fois, et Josh Trank.


(sylvain cordurié) #44

Ah… Tu es plus fort que moi à ce quiz. Déjà, je faisais un rejet du Ratner…


(Oncle Hermes) #45

C’était bien les réals de James Bond que je demandais, pas ceux de Marvel !


(sylvain cordurié) #46

Je n’essayerai même pas. :slight_smile:


(Lord-of-babylon) #47

Pas vraiment en fait. Dès qu’on sort du cercle des amateurs de séries pour toucher un plus vaste public, il ne faut pas compter pour faire de la pub d’une série sur le nom de son créateur. A la rigueur J.J Abrams et Joss Whedon et encore je supputerais que le parcours cinématographique d’Abrams lui permet d’être plus ancré dans le collectif. Le jour où je verrais une campagne de pub avec écrit “la nouvelle série de Joe Straczynski” ou “la nouvelle comédie de Chuck Lorre” je fais péter le champagne


(sylvain cordurié) #48

Peut-être que leurs noms ne sont pas bankables aux yeux du grand public.
En revanche, quand on voit le pognon investi dans Murphy (entre 250 millions et 300 millions de dollars) et Rhymes (autour des 100 millions) par Netflix, on se dit que la chaîne évalue assez clairement la plus-value qu’ils représentent.


(Lord-of-babylon) #49

C’est pas quelque chose de nouveau. Les ponts d’or à des créateurs, les chaînes en font depuis les années 80 (au moins). Aujourd’hui c’est Murphy et Rhymes, hier c’était Boccho, Wolf, E.Kelley ou Spelling


(sylvain cordurié) #50

À cette échelle tarifaire ?


(Lord-of-babylon) #51

Non mais ça ne veux pas dire grand chose notamment en terme d’inflation mais surtout parce que tu parle d’aura par ce prisme. Mais cette aura existait déjà. Il n’y a vraiment qu’en France qu’on pense que les créateurs de série (et tout ce qu’il y a autour) prennent une importance aujourd’hui alors que ce n’est pas le cas

(la bascule elle est dans les années 80 a mon sens)

(et d’ailleurs, vu que je vois le truc de loin, les sommes que tu donnes c’est pour les mecs où pour leurs prod à venir)


(sylvain cordurié) #52

De ce que j’ai compris, ces contrats correspondent à des commandes de shows, mais pas à leurs financements.
J’imagine que Ryan et Rhymes ont des boîtes à leur nom, et que ce sont celles-ci qui reçoivent la tunes.

Sinon, on n’est pas plus débile en France qu’ailleurs. Tout le monde sait que les showrunners ont la cote depuis longtemps. Mon sentiment - à tort ou à raison - c’est que les enjeux montent, et les sommes qui leur sont allouées montent avec. Un peu comme le monde du foot connaît une inflation folle depuis quelques années (et c’est parti pour durer), sans rapport aucun avec l’évolution de l’économie.

Si j’ai bon, alors oui, la cote/l’aura des showrunners a grimpé d’un coup.
Parce que Disney arrive bientôt sur le terrain du streaming, que d’autres comme Amazon vont tenter de s’y imposer… bref, la concurrence profiterait aux créatifs.


(Ben Wawe) #53

Oui, l’aura des showrunners augmente en ce moment.
Mais elle remplace l’aura des producteurs.
Bruckheimer a régné sur les années 2000 avec Les Experts et ses déclinaisons, en compagnie de Dick Wolf et ses séries Law & Order. Stephen J. Cannell était derrière les hits des années 80 et 90 : L’Agence Tous Risques, Le Rebelle, 21 Jump Street ; Aaron Spelling était son concurrent via Beverly Hills, Drôles de Dame, L’île fantastique, La croisière s’amuse, Dynasty, Sept à la maison, Charmed.

Avant, les producteurs étaient les plus sollicités, pour lancer et piloter des concepts.
Maintenant, ce sont les showrunners.


(FC powaaaa) #54

McGyver !!!


(sylvain cordurié) #55

Ah, quand même… j’avais l’impression de parler une langue étrangère… :slight_smile:


(Lord-of-babylon) #56

Vous savez que la majorité des showrunners sont producteurs de leurs show ?

De ce que j’ai compris, ces contrats correspondent à des commandes de shows, mais pas à leurs financements.

Oui donc au final ces sommes seront à relativiser selon le nombre de séries créées et le nombre d’épisode (Netflix tout dans la com as usual)

Sinon, on n’est pas plus débile en France qu’ailleurs.

En matière de séries américaines, de leur histoire, de leur fonctionnement etc je pense totalement le contraire. Il y a eu une telle chape de mépris envers cette forme de fiction jusqu’à la fin des années 90 qui a causé un retard certains et un décalage flagrant quand à leur vision. Pour donner un équivalent c’est comme pour les comics quand la majorité pense qu’avant Moore et Miller c’était des trucs pour gamin et boom comme par magie c’est devenu mieux ensuite.

et donc non il n’y a pas eu subitement une aura magique envers les showrunners. Il y a toujours eu des vedettes que les chaines s’arrachaient à prix d’or. Qu’il y ai aujourd’hui une inflation des montants c’est certains mais c’est juste une surenchère (inquiétante) et pas une prise de conscience vis à vis de la valeur de ces créatifs puisqu’elle a toujours existé.

(et en matière de concurrence aujourd’hui c’est entre des groupe de VOD/Streaming comme c’était hier entre les chaînes du câble ou avant-hier entre les networks)

Il ne faut pas confondre la médiatisation de ceux-ci et de leurs cachets (entretenu par les groupes qui les choppent) avec la réalité de la reconnaissance de leurs compétence depuis des dizaines d’années

edit :

Un petit livre qu’il est bien pour tordre le cou à certaines idées reçues style “oui mais maintenant…”

Résumé

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/91kzKzmdXCL.jpg


(Ben Wawe) #57

Oui.
Mais à la différence de la génération d’avant, qui lançait des concepts et déléguait, les showrunners/producteurs actuels lancent des concepts et les mènent, ensuite.
(et, en ce sens, J.J. Abrams est l’étape intermédiaire : créateur qui produit et mène, et qui finit par devenir producteur à l’ancienne sur beaucoup de projets)


(Lord-of-babylon) #58

Qu’elle génération d’avant ?

(Sterling il déléguait ? Boccho aussi ? Straczynki, E.Kelley, Fontana aussi ?)

Il n’y pas de avant/après

Il y a des producteurs qui s’investissent, d’autres qui ont le concept et c’est tout, des showrunners qui commencent comme scénariste pour ensuite diriger le pool d’écriture et devenir producteur de la série etc etc. Rien de nouveau


(Ben Wawe) #59

Eux. :wink:


(sylvain cordurié) #60

Heu, Lord… Sérieux…
Pourquoi tu bloques sur la mutation évidente de ce secteur ?
Bien sûr qu’il y a un dessous des cartes, mais le fait est qu’il y a une évolution, et que les créatifs s’imposent.
Sont-ils des vitrines pour les groupes comme Netflix ? Voire des prises de guerre affichées ? Oui. Et alors ? Où est le scoop ? Le monde a toujours tourné dans le même sens, non ?

Quant à la chape de mépris sur la prod ricaine jusqu’aux années 90, je ne vois pas ce que cela vient faire dans le débat. Quand je dis qu’en France, on n’est pas plus débiles qu’ailleurs, je parle juste de ma génération et des suivantes. On ne consomme pas juste les fictions. On s’intéresse à leur genèse, à leur développement, à leurs auteurs, etc.

Mon sentiment, c’est que cette discussion tourne au concours de bite depuis un moment, parce que l’on n’a pas l’intelligence - moi inclus - d’écouter les arguments de l’autre.
Et à te lire, j’ai parfois aussi l’impression de faire dans l’angélisme ou la naïveté. Je ne verrais que le sapin de Noël, sans considérer l’industrie du jouet qui se cache derrière ? Tu es vraiment sûr ?