BOOTBLACK t.1-2 (Mikaël)

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BOOTBLACK TOME 1

Sur le front allemand, au printemps 1945 : la guerre ne laisse que mort et destruction dans son sillage. Pour échapper à l’horreur du présent, Al, soldat américain, seul rescapé de son unité, se plonge dans les souvenirs de sa vie new-yorkaise.

Fils d’immigrés allemands, né aux États Unis, il n’a pas dix ans quand, en une nuit, sous l’oeil satisfait de ces Américains anti-étrangers, il perd ses parents et son foyer dans un terrible incendie. Tournant le dos à ses origines, Al n’a pas d’autre choix que de vivre dans la rue ; il devient Bootblack, un « cireur de chaussures ». Avec son ami Shiny, ils parviennent tant bien que mal à survivre en se serrant les coudes. Six ans plus tard, en 1935, ils font la rencontre de Buster et de l’ambitieux Diddle Joe. Et puis, il y a Maggie, cette fille dont Al est amoureux et dont il souhaite ardemment gagner l’estime. Et ce, même si elle lui fait bien comprendre qu’ils ne vivent pas dans le même monde.

New York n’offre aucun avenir pour les miséreux, Al l’a bien compris. Il est donc bien décidé à gagner plus d’argent, quels qu’en soient les moyens. Mais il n’imagine pas, alors, que la guerre qui menace lui donnera bientôt rendez-vous avec son passé…

SORTIE LE 07/06/2019

PAGINATION. 64 PAGES

FORMAT. 241x318

PRIX 14 EUR

Si c’est aussi bon que Giant, je fonce direct.

Jim

Un poil déçu.

Non pas que l’album soit mauvais, mais je l’ai trouvé un peu moins bon que Giant, et surtout un gros copier coller de “il était une fois en amérique”. Je suis donc un peu déçu, surtout pour la comparaison avec Giant.

Maintenant ça reste super bien fait, que ce soit en terme de scénario ou de dessin. Les thématiques sont les mêmes, la pauvreté, la volonté de dépasser sa condition, l’amour envers une femme…

Je viens de le prendre. Donc seulement feuilleté. Je trouve qu’il a encore progressé en dessin et en encrage. Ça tabasse.
Reste plus qu’à le lire.

Jim

Sur le site du dessinateur, on peut trouver une image de la couverture, de petite taille, pour le tome 2.

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Apparemment, ce tome devrait sortir le 11 septembre prochain.

Jim

Bootblack - tome 2

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Allemagne, 1945. Les troupes américaines traquent les derniers soldats ennemis. Dans leurs rangs, un homme n’a pas fait le deuil de son passé. Ancien cireur de chaussures sur les trottoirs de New York, un Bootblack, il est né sous le nom d’Altenberg, mais il préfère qu’on l’appelle Al Chrysler. Pour oublier l’horreur de la guerre, Al se refugie dans ses souvenirs, à l’époque où il n’était qu’un gamin des rues de Manhattan. Avant de s’engager, il a passé dix années en prison. Aujourd’hui, il a 25 ans. La femme de sa vie, Maggie, n’est plus qu’un reflet dans sa mémoire. Tous ses copains sont morts. Tous, sauf un, « Diddle Joe », qu’il revoit sur le front. Leurs retrouvailles seront brutales : Al découvre que « Diddle Joe » les a trahis… L’auteur de Giant signe le second volet d’un diptyque émouvant, qui procède par flashbacks et qui offre une plongée fascinante dans un New York mythique et onirique. Comme le dit Maggie, « Nos rêves nous appartiennent, et personne ne pourra jamais nous les enlever… »

  • Broché : 64 pages
  • Editeur : Dargaud (11 septembre 2020)
  • Collection : Bootblack
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 250508257X
  • ISBN-13 : 978-2505082576
  • Dimensions du produit : 24,1 x 1,1 x 31,8 cm

Deuxième tome très bien. Plus accrocheur, m’a-t-il semblé, que le premier volet. Sans doute parce que, à l’exemple de Giant, Mikaël parvient à s’émanciper de son modèle mafio-scorcésien, en s’intéressant à la partie guerre de la biographie de son personnage.
L’équilibre du récit, qui me semble différent du premier (mais il faudrait que je relise, c’est parti un peu loin, donne la prééminence aux actions sur le front, le reste occupant une fonction de flash-back, avec la blessure à la main comme fil rouge.
Graphiquement, c’est toujours aussi agréable, avec des planches aérées, des verticales et des horizontales bien gérées. Seul petit bémol à mon goût, le lettrage, qui recourt à des bulles sans queue, dont parfois on ne sait pas s’il s’agit des propos d’un personnage hors-champ ou du locuteur de la bulle voisine.
L’ensemble du récit est teinté d’une sorte de désespoir frappé d’absurde (la fin est saisissante à cet égard), et propose une vision sinistre du rêve américain. Désenchanté est le mot.

Jim