BROCÉLIANDE - FORÊT DU PETIT PEUPLE t.1-7 (Stéphane Peru, Stéphane Betbeder, Nicolas Jarry, Sylvain Cordurié / Bertrand Benoît, Paul Frichet, Djief, François Gomes)

Sûrement. :slight_smile:

Un petit extrait du tome 5 :

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Source : www.soleilprod.com

Et pour le tome 6 de Brocéliande, le scénario sera de Stéphane Betbeder et les dessins de Paul Frichet.

Brocéliande 06 - Le Val sans retour

Date de parution : 10/10/2018 / ISBN : 978-2-302-07126-1

Résumé

Une malédiction pèse sur le Val Sans Retour, tous les amants infidèles qui ont le malheur d’y entrer en sont à jamais prisonniers…

Une partie de soule oppose les villages allant de Paimpont à Tréhorenteuc. Mathurin Hybois pactise avec une sorcière pour s’assurer la victoire. Il entraîne alors la soule

au Val sans retour, lieu où sont enfermées des milliers d’âmes damnées, menaçant par son intrusion de les libérer. Seuls des êtres surnaturels sont capables de refermer le passage. Mais sur une terre où l’Homme a tout conquis, où se cachent ceux qui sauraient empêcher la catastrophe ?

Apparemment, l’album de Sylvain et François fait un bon démarrage, se plaçant dans le top 15, si l’on en croit le graphique que j’ai vu passer récemment :

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Jim

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Brocéliande 06 - Le Val sans retour

Date de parution : 10/10/2018 / ISBN : 978-2-302-07126-1

Résumé

Une malédiction pèse sur le Val Sans Retour, tous les amants infidèles qui ont le malheur d’y entrer en sont à jamais prisonniers…

Une partie de soule oppose les villages allant de Paimpont à Tréhorenteuc. Mathurin Hybois pactise avec une sorcière pour s’assurer la victoire. Il entraîne alors la soule au Val sans retour, lieu où sont enfermées des milliers d’âmes damnées, menaçant par son intrusion de les libérer. Seuls des êtres surnaturels sont capables de refermer le passage. Mais sur une terre où l’Homme a tout conquis, où se cachent ceux qui sauraient empêcher la catastrophe ?

Très bon album, parfaitement accessible pour qui n’a pas suivi la collection, ce qui est à noter parce que la tâche n’est pas toujours facile.

Autre tâche difficile, celle de faire tenir un récit dense, avec sa structure en trois actes, dans les 46 pages traditionnelles (ce qui revient à accorder quinze pages à chacune des parties, et croyez-moi, quinze pages, ça file vite). Sylvain y parvient parfaitement, sans jamais donner l’impression d’appuyer sur l’accélérateur afin de faire rentrer ce qui dépasse. Il y a un bel équilibre dans le récit, avec un démarrage assez tranquille.
L’une des astuces constitue à poser un personnage de vieil enquêteur bougon et acariâtre, au caractère suffisamment déplaisant pour que tout le monde rechigne à s’adresser à lui. Cela permet de construire une atmosphère assez légère, ce qui rend l’émergence du drame plus forte encore, par un jeu de contraste classique mais efficace : l’ensemble des personnages nous est sympathique, et paf, une tuile leur tombe dessus, et on a envie de savoir.
Autre astuce, le récit est raconté par le prisme de l’assistant de l’enquêteur, sur le modèle du Nom de la rose (version ciné). Le tandem de héros n’est d’ailleurs pas sans évoquer l’équipe Guillaume de Baskerville / Adso de Melk, ce qui n’est pas pour me déplaire.

Question dessin, François déploie des trésors de détails. Ses décors de forêts sont saisissants, et il y a une pleine page vraiment renversante. Ses cadrages sont également très chouettes, et il dispose intelligemment ses personnages dans les cases étirées afin de créer de la profondeur ou du mouvement. Il est d’ailleurs aussi doué pour dessiner un sanglier ou un renard qu’un tronc d’arbre : il y a une vie saisissante dans ses planches.
Et l’on pourrait croire que les détails et la minutie nuisent à l’action, mais les deux scènes de combat démontrent l’inverse. Ça bouge super bien.

Vraiment, très chouette.

Jim

Ce genre de retour, ça fait toujours plaisir. Encore plus de ta part. :slight_smile:

À propos de la couleur, un rectificatif parce qu’une erreur s’est glissée dans les crédits.
Seule Élodie Jacquemoire a œuvré sur ce tome.
Les coloristes, c’est sacré. Il faut les respecter, sinon, elles/ils te mordent.
Je sais de quoi je parle, j’en ai une à la maison. :slight_smile:

Bah de rien.
Je manque de temps pour écrire un mail, donc je me disais que tu trouverais ce petit message.
Ouais, lecture recommandée.

Jim

Et ça permet de nous en faire profiter aussi… ~___^

Tori.

J’essaie, j’essaie.

J’arrive à dégager du temps pour lire, mais du coup, j’ai plein de lectures à évoquer dans les jours qui viennent (car sur ça aussi, je prends du retard).

Jim

On peut donc prévenir Glénat que ton bouquin va sortir en retard ?

Oh non, il sortira à l’heure… s’ils parviennent à résoudre les tracas administratifs qu’ils ont eux-mêmes générés.
C’est mon autre projet qui risque d’être en retard, vu le rythme du dessinateur.

Jim

Qui est ? (le projet, pas le dessinateur !)

Chut chut, restons dans l’ombre pour l’instant.

Jim

Comme j’aimerais pouvoir en dire autant. :slight_smile:
Me dégager de l’espace pour lire… sigh…

Sur son compte LinkedIn, François Gomes annonce le démarrage de son prochain album, qui prendra place dans la même collection :

Jim

La critique du tome 5 par ginevra.

Et celle du tome 6.

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Brocéliande 07 - Le Hêtre du voyageur

Yvon, un père absent, vient d’enterrer Lenaig, sa fille… Sur le chemin du retour il croise des esprits de la forêt qui lui proposent un moyen de la revoir. Ils lui donnent rendez-vous au hêtre du voyageur, le prochain soir de pleine lune. Yvon doit apporter une mèche de cheveu de la défunte et une miche de pain blanc. À compter de ce jour, il aura la possibilité un jour par an de se faire pardonner et d’apprendre à connaître sa fille.

  • Editeur : Soleil (20 février 2019)
  • Collection : SOLEIL CELTIC

Hop, je viens de le prendre. Lecture sans doute ce week-end.

Jim

Récit de deuil et d’acceptation, ce septième tome fonctionne sur le registre de l’émotion. Le récit s’inscrit dans une tradition littéraire en provenance du XIXe siècle, recourant au journal intime et à la première personne du singulier. Exercice difficile, mais qui fonctionne très bien ici.

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Je ne suis d’ordinaire pas très client des productions de Nicolas Jarry, mais je dois avouer que sa succession de choix ingénieux et judicieux me semble donner un résultat particulièrement convaincant. Par exemple, cette narration « journal intime » évoquée plus haut permet d’avoir accès aux pensées du personnages, mais sans jamais tomber dans la psychologie de bazar ou la philosophie de comptoir : au contraire, Yvon raconte, avec ses mots à lui (signalons par exemple la volonté de conserver la négation simple, une « faute » qui permet de caractériser le personnage), rendant accessible et très humain cette tranche de vie. De même, le scénariste profite de cette filiation littéraire pour remplir les pages sous ce qui semble être une logorrhée, mais rien n’est gratuit. Et c’est pour aller vers des planches plus légères, plus aérées, alors qu’Yvon abandonne son journal pour se tourner vers l’autre et devenir le père qu’il n’a jamais été. C’est plutôt bien vu.

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Quant à François Gomes, il livre des pages denses et riches (il aime dessiner les arbres et ça se voit), il se montre généreux en détails dans les décors, mais aussi en matière de personnages, sur un sujet qui n’est pas facile. Il parvient à donner beaucoup d’humanité aux personnages, et la douleur d’Yvon est bien retranscrite, sans tomber dans la caricature.

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On sent, sur les dernières pages, qu’il est peut-être un peu pressé par le temps. Mais il trouve des astuces élégantes et un style plus simplifié. Les pages avec le chien font penser parfois à la manière dont un Sempé résumait tout un monde en quelques traits : toute prétention au réalisme disparaît, le dessin oscille un peu plus entre précision et décalage, et ça fonctionne très bien. Les planches s’allègent, comme le cœur du personnage central.
Ça fonctionne.

Jim

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