CAPRICORNE (Andreas)


(Team Sanctuary) #1

Discutez de Capricorne


(Jim Lainé) #2

Série “dérivée” de Rork, la saga de Capricorne reste, me semble-t-il, considérée comme mineure dans la perception qu’a le public de l’œuvre d’Andreas, marquée par des sommets de narration aussi virtuose qu’hermétique (Cyrrus / Mil) ou par la figure de son aventurier albinos.

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Pourtant, Capricorne aurait de quoi séduire les lecteurs de franco-belge comme les amateurs de super-héros.

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Le premier tome voit apparaître un personnage dont, très rapidement, il est dit qu’il devra renoncer à son nom, afin d’éviter de provoquer la fin de la ville et de l’univers qu’il abrite. Il devient ainsi “Capricorne”, de son signe zodiacal. Dans ce premier volet, il fait la rencontre d’un libraire spécialisé dans les ouvrages anciens, assiste à l’incendie de sa boutique, explore la carcasse d’un dirigeable écrasé avec l’assistant dudit libraire, rencontre une organisation criminelle courant après un mystérieux artefact que convoite également “le dispositif”, une autre organisation, cette fois-ci gouvernementale, doit se démener face à toutes ces troupes qui se bousculent dans un repaire souterrain, rencontre une créature faite d’énergie ayant imité l’apparence d’un humain (et lié à plusieurs personnages de la saga…).

Complots divers, groupes séditieux, aventuriers et aventurières, super-pouvoirs, créatures inexplicables, autres mondes, énergies diverses, c’est du super-héros presque pur jus, reluquant vers des ambiances également prisées dans les pulps. Capricorne, avec son réseau d’assistants qui se constitue dans ce premier volet, a quelque chose d’un Shadow plus souriant, plus optimiste et moins manipulateur. À commencer par le grand nez, qu’il fourre toujours dans les affaires qui ne le regardent pas.

Réputé pour ses intrigues à tiroirs où les non-dits rendent parfois l’abord difficile, Andreas signe ici une série d’aventure à l’accessibilité plus grande (preuve que cette réputation est un peu exagérée), et où les mystères se résolvent lentement. Certes en laissant parfois autant de questions que de réponses, mais n’est-ce pas le charme des feuilletons ?

Jim