CAPTAIN MARVEL (Anna Boden et Ryan Fleck)


(Regulator) #161

Il y a plusieurs trucs que je me demande à son sujet.

à un moment,donc,elles étaient deux dans sa tête.
Qu’est devenue sa seconde personnalité?

Durant Inferno,Carole Danvers était une personnalité de rechange de Malicia.
Comment se fait-ce puisque Carole Danvers était toujours un personnage à part entière (elle s’est brouillée avec les X-Men en 1983 parce que ces derniers ont accepté Malicia dans leurs rangs).

Malicia aurait-elle absorbé la seconde personnalité de Carole Danvers?

Enfin,il y avait une Miss Marvel qui essayait de tuer Malicia après le passage de cette dernière dans le seuil du péril.
C’était la vraie?
La seconde personnalité dans Malicia?

Je suis perdu…


(Jean-Marc Lainé) #162

Tel que je m’en souviens (attention, ma lecture dans l’ordre et in extenso des X-Men de Claremont remonte à loin), Malicia a toujours eu des problèmes avec les souvenirs de Carol, qu’elle prenait pour les siens (voir un épisode dessiné par Romita Jr, après Secret Wars). Lors de la mission à Genosha, elle perd ses pouvoirs avant d’être agressée par les militaires de l’île eugéniste (comprendre, entre les lignes : violée). Elle se mure, se replie en elle-même, et laisse la personnalité de Carol prendre les commandes (et au détour d’une case, on comprend que Carol, elle, maîtrise ses pouvoirs). Et dans les épisodes de Jim Lee, Magneto lui offre une nouvelle vie, une pleine maîtrise de ses pouvoirs, et oui, on peut penser que la Miss Marvel pourrissante qui l’agresse est la manifestation de sa “personnalité Carol”.
Voilà comment je l’ai compris (c’est assez proche de ce que tu as compris aussi, je crois).

Jim


(KabFC) #163

Lorsque Malicia à absorbé les pouvoirs de Carole, le contact fut tellement long qu’elle a absorbé bien plus que ses pouvoirs ou un bout de sa psyché, mais la psyché quasi entière de Carole. Pendant un long moment Carole fut dans la tête de Malicia. Lors du second passage du seuil du péril (quand Malicia se retrouve en terre sauvage avec comme amant Magnéto), une version "zombie de Malicia l’affronte, car le seuil du péril les a dissocier à ce moment là.

Comme le dit Ben dans son article, elles ont fusionnées.


(victor newman) #164

Non c’est bien ça.


(Regulator) #165

Oui,c’est ce que Jim m’a répondu que j’ai compris à l’époque.


(Ben Wawe) #166

Claremont a quand même bien œuvré pour redonner de l’élan au personnage.


(Jean-Marc Lainé) #167

Dans les débats sur les personnages féminins, je trouve que Claremont est souvent le grand oublié. Il a fait un boulot titanesque pour un nombre de personnages féminins chez Marvel assez impressionnant : on voit en général Storm et Kitty Pryde, mais bon, Rogue, Ms Marvel, Spider-Woman… Et à bien y réfléchir, il a matérialisé une approche et une méthode qui a souvent été reprise. La Jessica Jones de Bendis, avec son alcoolisme, sa solitude, son rapport conflictuel aux super-pouvoirs, sa capacité à se reconstruire après la chute, tout ça, c’est calqué sur Claremont. Même le côté garçon manqué, qui se pose comme l’anti-coquetterie par rapport aux héroïnes de Claremont, en constitue un lien direct.

Jim


(Lord-of-babylon) #168

Ho yeah

(ca plus tous les personnages secondaires sans pouvoirs (par lui ou d’autre). Ce qui rend assez caduque les discours actuelle sur l’ouverture de DC/Marvel à la diversité et les comparaison entre les super-héroïne des années 60 et aujourd’hui pour expliquer l’évolution de l’image de la femme)


(Jean-Marc Lainé) #169

Entièrement d’accord.

Jim


(とり) #170

Certains trucs datant des années 40/50 avaient déjà une image “moderne” de la femme, d’ailleurs… Notamment certains titres de romance comics, alors qu’on pourrait croire que c’était un bastion des valeurs traditionnelles.

Tori.
Edit : Mais c’est vrai que la création de la Comics Code Authority a freiné cet élan et qu’on est revenu en arrière pendant quelque temps…


(Jean-Marc Lainé) #171

Je cite souvent comme exemple Lorna the Jungle Queen, une série parue chez Atlas, écrite par Don Rico et dessinée, avec un talent rare, par Werner Roth. C’est une série sympa, présentant une femme forte qui résout les problèmes dans la jungle, avant l’arrivée de son petit ami Greg Knight, à la dernière planche (souvent à la dernière case), persuadé d’avoir sauvé la pauvre évaporée. Elle se fend en général d’un clin d’œil au lecteur, qui lui est bien au courant de l’incompétence de son prétendant.

La série change de titre au milieu 1954, devenant Lorna the Jungle Girl. Bon, c’est avant l’avènement du code, mais c’est contemporain aux auditions sénatoriales : l’éditeur a-t-il pensé qu’une héroïne ne pouvait être qu’une “fille”, et en aucun cas une “reine” ?
La série a duré jusqu’en 1957, mais s’est arrêtée suite aux tracas interne à la maison de Martin Goodman, pas à cause de la censure.

Étonnamment, alors qu’ils véhiculent une image de récits vieillots d’un autre âge, les titres “jungle” d’Atlas se montraient assez progressistes. Par exemple, c’est dans Jann of the Jungle qu’on trouvait la série “Waku, Prince of the Bantu”, qui proposait (sous les crayons d’Ogden Whitney puis Fred Kida, bref le top) les aventures d’un héros africain noir. C’est l’un des premiers dans la bande dessinée américaine (il me semble que la série “Brothers of the Spear” dans Tarzan chez Dell, est plus ancienne, mais je ne sais plus).
Mais effectivement, comme tu dis, les commentateurs aiment bien oublier de manière fort pratique des précédents intéressants. C’est comme l’arlésienne des comics “adulte” : chaque génération à sa référence (pour certains, c’est Green Lantern / Green Arrow, pour d’autres c’est Watchmen), mais ils aiment bien oublier que les premières aventures de Superman sont engagées politiquement, ça permet de tenir un discours faussé mais valorisant. C’est la même chose pour le féminisme ou la dénonciation du racisme.

Jim


(sylvain cordurié) #172

Ça trolle sévère sur Allociné. :slight_smile:


(Blackiruah) #173

Ah ? Nous on ira le voir demain soir normalement


(sylvain cordurié) #174

Bah, tu peux y aller tranquille.
C’est vraiment du trolling de glands.


(Ben Wawe) #175

Pauvre monde, comme on dit.


(sylvain cordurié) #176

Vu la nature des commentaires, c’est soit une seule et même personne, soit une communauté d’andouilles qui se prennent pour des influenceurs.
Risible. :slight_smile:


(Blackiruah) #177

Tu sais tu as des abrutis qui se disent pro DC qui viennent troller les coms pour fusiller les notes des films Marvel… Ca serait pas la première fois…


(sylvain cordurié) #178

Sur Allociné, c’est quand même nouveau. Pour un film Marvel, j’entends.
On sent les mecs affûtés, prêts dès le premier jour du film en salles.


(Le Doc) #179

La même chose s’est passée sur Rotten Tomatoes ces derniers jours, ce qui a poussé l’agrégateur à revoir certaines de ses conditions de commentaires. Mais on se doute bien que les habituelles bandes d’idiots, qu’ils soient anti-Marvel ou qui ne supportent pas les prises de position de Brie Larson, reviendront quand le film sortira aux States…


(Jean-Marc Lainé) #180

J’ai pas trop suivi : c’est quoi, les prises de positions de Brie Larson ?

Jim