CHAMPIGNAC t.1-2 (Beka / David Etien)

Il y a un 2ème tome avec sa fille

D’accord, bon à savoir. Toujours Munuera au dessin ?

Oui même duo d’auteurs

J’ai envie de faire confiance à David Etien au scénar’, mais tu détailles assez exactement mes inquiétudes.

Yep, le principe de la jeunesse de Champignac est bon, mais le détail de la proposition déçoit.

On parle du deuxième tome là :

Jim

Au passage, La rencontre de Spirou et du Comte a eu lieu en 1950… Cette histoire se déroule donc seulement dix ans plus tôt.

J’espère que cet album s’attardera sur le personnage de Turing, qui est vraiment un personnage historique très intéressant… Mais je crains de ne pas apprendre grand chose sur lui.

Tori.

Alors bon, l’album est très sympa, mais il confirme certaines craintes.
Le récit se déroule en trois parties. La première voit le Comte dans son château, manipulant ses champignons quand les Allemands investissent les lieux afin d’y installer un poste de commandement. La deuxième suit l’inventeur en Angleterre, tandis qu’il est recruté à Bletchley Park afin de participer au décodage. La troisième marque le retour du savant dans ses terres, afin d’organiser la capture du carnet d’instructions des Allemands qui occupent sa propriété et qui, joie du hasard, utilisent l’une des fameuses machines.
Autant dire que la troisième partie est peut-être la plus pétulante, notamment parce qu’elle est allégée des explications techniques, assez copieuses et encombrantes par la force des choses, mais aussi parce qu’elle permet de renouer avec des figures bien connues du village, et donc avec la mythologie du personnage. Ça remue pas mal, c’est marrant, y a quelques dialogues bien sentis, et l’album finit donc sur une note souriante.

Malheureusement, la partie centrale, si elle est bien menée et tourne autour de rouages bien huilés, rencontre tous les écueils évoqués ci-dessus. Bien conscients qu’il ne faut pas tordre la réalité historique trop violemment, mais qu’il ne faut pas laisser les personnages au simple rang de spectateur, les Béka se sentent un peu obligé de donner tour à tour le rôle du deus ex machina à tous les personnages (Champignac, Blair, Turing) qui chacun à un moment trouvent l’idée lumineuse faisant avancer les recherches. Le nombre de ces interactions est tel que l’aspect émotionnel passe un peu à l’as, consacré pour l’essentiel aux émois sentimentaux de Pacôme. De sorte que les tensions, les demandes de budget refusées, les jalousies internes, les jeux de pouvoirs dans la hiérarchie, sont minimisés. Tout se déroule sympathiquement, sans grand éclat, sans cavalcade exagérée.

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La tonalité est dans cette partie assez didactique, au détriment de l’humour et de l’action. Si Champignac avait été recruté pour une autre mission, le scénario aurait sans doute gagné en souplesse et en légèreté.
Et au sujet de la légèreté, l’album a tout de même quelques lourdeurs. Les blagues répétées sur les expressions saugrenues de l’inventeur (« Sabre de bois » occupe beaucoup de place, mais « Sac à papier » apparaît dans la deuxième moitié de l’album) côtoient les références de plomb à Ian Fleming. Traces sans doute du didactisme de la partie centrale, c’est pas toujours très bien amené, même si c’est assez souriant.
Reste un dessin vigoureux et enlevé, qui aurait sans doute gagné à être utilisé pour une action plus frénétique.
Bref, un album un peu tiède, qui pâtit d’un parti pris pas assez affirmé.

Jim

La réception est tiède aussi, j’attendais d’avoir une vente moyenne voir bonne, elle est pour le moment désastreuse et mon public est un public classique de chez classique.

C’est trop terre à terre pour un Champignac.
C’est une erreur de l’associer à des événements historiques

J’ai trouvé également que ça manquait un peu de sel… Mais j’ai trouvé cette lecture assez plaisante tout de même. Cela dit, je n’ai pas lu l’album d’une traite, mais sa prépublication dans Spirou… Ça modifie l’expérience de lecture.

Tori.

Excellent résumé.
C’est un album sympa, mais effectivement, pas vraiment foufou. C’est dommage.

Jim

Je l’ai déjà écrit dans le sujet sur Zorglub, ma connaissance de l’univers de Spirou est très, très limitée. Juste un album de Zorglub et des gags du Petit Spirou. Avant de lire cet album, je ne connaissais Champignac que de nom, je n’avais donc pas les réserves de mes camarades ci-dessus concernant sa participation à ces événements historiques. Et cet aventure m’a bien plu, malgré quelques réserves quant à sa construction (déjà évoquées ci-dessus). J’ai bien aimé l’entame, qui permet de cerner efficacement le personnage. La deuxième partie, la plus explicative (et dans certains passages un peu trop lourdement) est, malgré de jolis moments, plombée par des longueurs qui freinent l’action…une action relancée dans un dernier acte plus enlevé, plus divertissant. Inégal donc, mais tout de même pas mal du tout, avec une partie graphique de qualité (là encore, je ne connaissais pas David Etien et j’apprécie son style).

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Je cautionne l’avis du Doc. Et la partie graphique est de très bonne tenue.

D’après Le Petit écho de Champignac :

Série dérivée Champignac

Nous pouvons déjà confirmer ici qu’il y aura un tome 3 : les Beka sont en train de l’écrire !!..

Jim

Champignac - Tome 2 - Le patient A

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Mai 1941, le village de Bletchley, dans la banlieue de Londres. Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas, comte de Champignac, est amoureux de la charmante Blair McKenzie. Recrutés tous deux pour aider Alan Turing à décrypter la machine Enigma (voir tome 1), les deux jeunes gens surdoués et incompris de leur famille se sont rapprochés jusqu’à l’idylle. Mais la romance est de courte durée car Pacôme reçoit un message codé de scientifiques forcés de participer au programme de recherches des nazis. Une fois le message décrypté, l’identité des malheureux est révélée : il s’agit de Schwartz, un chimiste, et Bruynseelke, un biologiste… Deux amis proches de Champignac ! La décision est vite prise de partir sauver leurs amis à Berlin. Un voyage à haut risque où ils croiseront Göring en grand ordonnateur de fêtes décadentes, Wernher von Braun, qui tentera de séduire Blair, et même un certain patient « A », drogué, comme tous les soldats de son peuple, à la Pervitine.

  • ASIN : B08JHS3VXF
  • Éditeur : DUPUIS (5 février 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 48 pages
  • ISBN-13 : 979-1034749249
  • Poids de l’article : 610 g
  • Dimensions : 23.9 x 1.2 x 32 cm

Derrière le pseudonyme « BeKa » se cachent en réalité deux scénaristes ! Il y a d’une part Caroline Roque, née le 27 avril 1975 à Perpignan, et de l’autre Bertrand Escaich, né le 3 juillet 1973 à St-Girons. Lorsqu’ils se rencontrent à un cours de danse africaine, qui aurait pu dire que ces deux étudiants toulousains allaient mener une vie de bande dessinée ? Caroline prépare en effet une thèse en chimie pendant que Bertrand boucle une Licence de Sciences physiques et une autre en Sciences de l’éducation. Mais voilà : au cours de leurs premières conversations émerge un rêve commun… Celui d’écrire des histoires ! Il faut dire que depuis son enfance, Bertrand a été nourri de BD : « Tintin », « Lucky Luke », « Astérix », « Gaston », « Les Schtroumpfs » et plus tard « Blueberry », « Buck Danny » et « Barbe rouge ». Les influences de Caroline sont encore plus diverses : « Mafalda », Le journal de Mickey , mais aussi « Le Club des Cinq », Roald Dahl et plus tard Marguerite Duras, Colette, John Irving… La fin de ce premier chapitre signé Caroline et Bertrand s’impose donc comme une évidence : ils décident d’arrêter leurs études pour se lancer dans l’écriture sous le pseudonyme de « BeKa », construit à partir de leurs deux prénoms. En 2005, les BeKa démarrent chez Bamboo (avec Poupard au dessin) la série d’humour « Les Rugbymen ». Le carton est immédiat, et il ne s’agit pas d’un carton rouge puisque ce beau et grand succès populaire ne se dément toujours pas, après 18 tomes déjà parus. Caroline et Bertrand proposent ensuite une vraie rupture de ton - ce qui sera une constante dans leur parcours - en publiant « Studio Danse », série suivant le quotidien d’adolescentes rivalisant d’humour et d’inventivité chorégraphique. Le public plébiscite là encore les 11 tomes de cette attachante saga jeunesse. Outre ces deux titres majeurs, on doit également aux BeKa bien d’autres pépites, comme la très sensible série « Le jour où… » (avec Marko) ou « Le blog de… » (avec Grégoire Mabire), explorant avec justesse les nouveaux modes de communication entre enfants. On peut également citer « Les Fées Valentines » (Dargaud), étonnantes créatures magiques expertes en histoires d’amour (dessin de Crip puis de Labourot). En 2019, les BeKa démarrent pour les Éditions Dupuis la série « Champignac », sur un dessin de David Etien. L’occasion pour les fans de Spirou de découvrir la jeunesse du mythique Comte Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas dans des intrigues mêlant habilement fiction, Histoire et sciences. Le premier tome, Enigma, met ainsi en scène Champignac mais aussi un certain Alan Turing… Amoureux des personnages iconiques de la BD franco-belge, Caroline et Bertrand s’emparent ensuite des célèbres « Tuniques Bleues » de Cauvin et Lambil, qu’ils animent pour le one shot L’envoyé spécial , co-scénarisé et mis en images par Munuera. Jamais rassasiés d’univers étonnants et attachants (un point commun avec leurs lecteurs !) les BeKa préparent actuellement de nouvelles séries pour Dupuis, comme « Cœur Collège » avec Maya Osaki… Organisés à eux deux comme un véritable pool de scénaristes, Caroline Roque et Bertrand Escaich œuvrent sous le pseudonyme de BeKa. Ils cherchent leurs idées ensemble. Puis elle travaille les dialogues pendant que lui œuvre au découpage, à moins que ce ne soit l’inverse ! Quoi qu’il en soit, cela donne d’épatantes BD populaires comme « Les Rugbymen », « Studio Danse », « Champignac » ou encore L’envoyé spécial , un « Tuniques Bleues » réalisé avec Munuera. Mais les BeKa écrivent aussi chacun de leur côté. Toujours des BD pour Bertrand. Plutôt des romans et albums jeunesse pour Caroline. Des petites respirations pour mieux se retrouver !

David Etien est né au mois de décembre 1981 en banlieue parisienne, où il vit encore. Il a toujours désiré s’exprimer à travers la bande dessinée. Après des études dans des écoles d’art parisiennes, il entre, en 2002, à l’école d’animation des Gobelins. Sa formation va lui permettre de travailler sur plusieurs longs-métrages, dont « Persepolis », « Tous à l’Ouest » (une aventure de Lucky Luke) ou « Le Jour des corneilles ». Tout en étudiant, il signe sa première série, « Chito Grant » (Emmanuel Proust, 2004-2008), trois tomes scénarisés par Jean-Blaise Djian. Il enchaîne avec « Les quatre de Baker Street » (Vents d’ouest, 2009), avec Olivier Legrand et Djian. La série comprend aujourd’hui sept tomes, plus deux hors-série. Elle est en cours d’adaptation en dessin animé (studio Folivari). En 2015, il prend la suite de « La quête de l’oiseau du temps » (Dargaud), de Serge Le Tendre et Régis Loisel, dont il dessine le tome 5, « L’Emprise ». En 2019, paraît le premier tome de la série « Champignac » dans laquelle, avec le duo Beka, il met en scène les étonnantes aventures scientifiques de Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas, comte de Champignac.

Heureusement que j’ai déjà lu l’album, parce que ce n’est pas avec cet article qu’on arriverait à le comprendre !
Décidément, ces articles mériteraient une relecture : il manque des ponctuations, la grammaire est malmenée, et on a l’impression qu’il manque des morceaux à certaines phrases…
Un exemple, où je prends la phrase de son début à la fin :

Blair parle allemand et avec Pacôme plus Blair sont parachutés sur place.

O__o
En l’occurrence, ce serait plutôt « Ligne pas claire ».

Tori.